Stéphanie Pfeiffer

Designer l'échec : perdre pour mieux gagner | Radio JAB #81

Designer l'échec : organiser des fail days, te préparer à perdre et laisser ton cerveau se reconfigurer pour gagner, par Steph Pfeiffer.

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« L'échec, ce n'est pas un truc magique. Ce n'est pas une vertu en soi. »
- Stéphanie Pfeiffer, Radio JAB.

Tu connais les citations. Michael Jordan et ses 9 000 paniers ratés, l'échec comme passage obligé vers le succès. On a beau l'intellectualiser, l'échec, tu n'as pas envie d'y aller. Ça fait mal.

Dans cet épisode solo, Steph ne te demande pas d'aimer l'échec ni de l'accepter. Elle te propose de le designer : l'organiser, le préparer, et le mettre au service de ton objectif, gagner.

Ce qu'on aborde dans cet épisode :

  • La FOPO, fear of people's opinion : ce qui fait vraiment mal dans l'échec.

  • Le deal perdu comme enquête sur tes freins, pas comme verdict.

  • Les fail days : s'organiser pour rater, du cold call au café gratuit.

  • Pourquoi ne te préparer qu'à gagner est ce qui te fait perdre.

  • Ce que l'échec fait à ton cerveau : la neuroplasticité.

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Pourquoi l'échec fait-il si mal ?

Parce qu'il te renvoie à un sentiment profond de vulnérabilité. Et si tu es honnête, vraiment honnête, ce qui fait peur, ce n'est pas l'écart avec tes objectifs. C'est le regard des autres. Tu connais la FOMO, fear of missing out. Derrière l'échec, il y a la FOPO : fear of people's opinion.

Tu as parlé d'un projet, d'un deal que tu veux closer. Tu es à fond, tu penses que ça va être une réussite. Et quand les gens te demandent, finalement, ça ne l'a pas fait. C'est la honte, et elle vient t'attaquer très profondément dans ton identité. Steph le voit souvent : des gens qui, du coup, ne parlent plus de leurs projets en cours.

Faut-il accepter l'échec ?

Non. C'est le premier piège de l'épisode. Quand tu es quelqu'un d'engagé, qui met du cœur dans ce qu'il fait, l'échec devient personnel. Pour te protéger, tu peux le banaliser, l'accepter. Et accepter l'échec, c'est accepter de ne plus gagner.

Ce qui est terrible, c'est l'échec sans audace. Steph veut rester dans une culture où on a envie de gagner, et l'échec en fait partie, sans le glorifier. Tout l'enjeu tient en une phrase : ne pas le subir et devoir réagir, mais l'instrumentaliser pour gagner. L'échec sera là quoi qu'il arrive. Ce que tu peux travailler, c'est ta relation avec lui : est-ce que tu le subis, est-ce que tu l'acceptes, ou est-ce que tu l'instrumentalises ?

Qu'est-ce qu'un deal perdu dit de toi ?

Qu'il y a un truc à l'intérieur de toi à faire bouger. C'est la piste que Steph entend trop peu : l'échec est un petit indice qu'il faut aller mener une enquête à l'intérieur de soi. S'il y a échec, c'est qu'il y a eu une séparation entre tes actions, la personne que tu as été, et tes aspirations, la personne que tu as envie d'être.

Ça change le focus. Au lieu de ressasser les événements extérieurs, que tu ne contrôles plus, et de te jeter des reproches, tu te poses une question plus exploratoire : qu'est-ce que ça vient dire de la personne que j'ai envie d'être ? Tu as fait deux choses : une projection vers le futur, et un changement interne.

L'exemple de Steph, c'est le closing. Le moment où tu fais passer l'autre à l'action, crucial, parce que tes émotions et celles de ton prospect peuvent t'empêcher de gagner la vente. Il est rare qu'un prospect rentre chez lui et te rappelle une semaine plus tard, excité par sa nouvelle vie. Le deal se perd souvent là. Plutôt que « j'ai été nulle, ce n'est pas pour moi », tu enquêtes :

  • Est-ce que c'est mon besoin d'approbation qui a joué ? J'ai eu peur de faire ce pas supplémentaire parce que la personne allait me détester.

  • Est-ce que c'est une question d'argent ? Je n'étais pas si confiante sur ma valeur, et je me suis dit : c'est trop d'argent, il a raison, il faut réfléchir.

Ce constat d'échec est une invitation à travailler tes freins psychologiques. Et un mantra que Steph aime, emprunté à Alex Hormozi : « If I don't quit, I don't fail. » C'était un essai parmi d'autres, il y en aura d'autres.

Il y a trois niveaux face à un rendez-vous perdu ou annulé. Niveau zéro : ressasser, le contexte, les gens. Niveau un : peut-être que je n'avais pas bien pris le rendez-vous, que la personne n'avait pas assez de matière sur mon expertise. Qu'est-ce que je vais travailler ? Niveau deux : j'ai perdu un rendez-vous, je m'en fous, je vais en reprendre dix. Si tu n'en avais que deux, ça fait 50 % de ton pipe. Si tu en as dix, c'est moins grave, et tu vas quand même en reprendre cinq. Se remettre en action, se remettre dans le volume, se redonner des raisons d'aller gagner : c'est ce que disait déjà Julien Chiboune dans la Hotline JAB sur les non.

L'échec n'a de valeur que mis en perspective de ton objectif : gagner. Ne le laisse pas devenir ton identité. Ne le laisse pas être un frein, transforme-le en accélérateur. Et en général, tu trouves la réponse dans l'action.

Pourquoi échouer beaucoup ne suffit pas ?

Parce que l'échec n'est pas magique. En lui-même, il ne t'apprend pas grand-chose. Dire que c'est un passage obligé vers le succès est même un danger : beaucoup de gens échouent beaucoup et n'apprennent pas. Ce qui compte, ce n'est pas de célébrer l'échec, c'est de savoir le disséquer et l'utiliser.

Deux questions, donc. Qu'est-ce que tu as appris ? Et ton échec est-il différent de celui d'hier ? Échouer longtemps sur le même truc ne te fera pas réussir. Et des échecs, et plus d'échecs, mais surtout de meilleurs échecs. Le vrai mindset, ce n'est pas « aime l'échec ». C'est : regarde-le droit dans les yeux et décrypte ce qu'il vient triturer en toi. L'échec, c'est ton Rafiki dans Le Roi Lion. Il est là pour te provoquer, te remettre en action et en question, pour que tu continues d'avancer, bien armé.

Comment organiser un fail day ?

En te mettant en situation d'échouer sur des choses dont l'enjeu est petit. C'est la première raison de préparer l'échec : la résilience et la dédramatisation. Quand tu échoues, tu as le sentiment d'être dans une dynamique et de te prendre un mur, coup d'arrêt. L'idée, c'est de passer d'un gros mur en béton à une feuille de papier. Elle ne t'arrête pas dans ta course : tu la traverses, tu la sens un peu, tu continues de courir.

L'exemple de Steph, c'est la prospection. Chez JAB, on sort son téléphone et on appelle des gens qu'on ne connaît pas, parce que c'est comme ça qu'on a les meilleures opportunités : les vrais leaders savent reconnaître un expert et une opportunité. Mais ce n'est pas facile en 2025, avec des gens sursollicités, et encore moins si tu n'es pas dans une conviction extrême sur ta valeur. Donc, en volume, tu te prends des râteaux. C'est normal.

Le fail day, c'est une série d'appels où tu te dis : de toute façon, ça ne va pas marcher, je m'organise pour rater. Pas vers quelqu'un d'extrêmement important pour toi, sinon le rejet fait mal et tu retombes dans la crise identitaire du début. Vers des gens que tu as envie de rencontrer, mais dont le non n'est pas la fin de ton monde. Il te faut du volume, et il faut être intentionnel : j'ai échoué, ce n'est pas le moment d'analyser, c'est le moment de continuer.

Tu peux le faire en dehors des appels. Va demander un café gratuit à ton coffee shop local : tu vas échouer. Et tu vas découvrir plusieurs choses.

  • Tu n'es blacklisté de nulle part. Ton café, tu peux y retourner demain, ce sera oublié.

  • Après un appel raccroché, pas grand-chose n'a changé autour de toi, si ce n'est ton discours interne.

  • Avec le volume, il va y avoir des victoires, et tu vas devenir meilleure.

Trouve des zones un tout petit peu hors de ta zone de confort, où tu vas probablement échouer. Le sujet n'est pas d'échouer, c'est de construire ta résilience jusqu'à la victoire. À un moment, ça se débloque, et ce sujet-là est réglé.

Comment se préparer à échouer sur un objectif ?

En te posant la question que personne ne se pose. Quand on se fixe un objectif, on pense « comment je vais réussir », ou « je n'ai pas le choix ». Or les neurosciences montrent que tu as plus de chances d'atteindre ton objectif si tu te demandes : qu'est-ce qui se passe si je ne l'atteins pas ? Nos mécanismes de survie nous font voir le danger avant l'opportunité.

Ça donne un test de lucidité sur l'objectif lui-même. Est-il assez important pour que tu aies peur d'échouer ? Si la réponse est « pas grand-chose », c'est probablement l'objectif qu'il faut challenger. Ce n'est pas la matrice finale, on veut toujours avoir envie de gagner, mais c'est une étape qui t'évite une série d'échecs stratégiques, ceux que tu peux voir venir en fin d'année.

Il y a donc deux familles d'échecs. Ceux que tu rencontreras quoi qu'il arrive : pour eux, tu t'entraînes, tu te fais une immunité, c'est le fail day. Et les échecs stratégiques : pour eux, tu anticipes. Parce que la pire chose que tu puisses faire pour atteindre tes objectifs, c'est ne te préparer qu'à gagner. C'est ça qui va te faire perdre.

Que fait l'échec à ton cerveau ?

Il le reconfigure, plus vite. Nelson Mandela disait « je n'échoue jamais, soit je gagne, soit j'apprends ». Il y a une réalité neuroscientifique derrière : l'échec vient chercher la neuroplasticité.

La métaphore de Steph : ton cerveau est fait de chemins neuronaux, des autoroutes avec une certaine profondeur. Une habitude, physique ou mentale, se creuse à chaque répétition. Les croyances ne sont jamais que des habitudes pour ton cerveau. Le petit message électrique prend cette autoroute, et c'est très difficile d'en prendre une autre quand tu es mille pieds sous terre. Te transformer, c'est reboucher cette autoroute et dire aux messages : il y en a une autre, juste à droite, pas encore très profonde, va la creuser.

Quand tu échoues, tu prends conscience de l'écart entre la personne que tu voudrais être et celle que tu es maintenant. C'est comme si tu avais mis une tonne de terre dans l'autoroute profonde. Ton cerveau se reconfigure plus rapidement, il fait un bond vers tes objectifs. Tu peux donc avoir une association positive, mais réelle, à l'échec : la frustration que tu ressens est bonne. C'est un moteur pour faire plus, et un signal à ton cerveau que des choses vont changer.

L'échec n'est pas noir ou blanc. Ni le diable à éviter à tout prix, ni une baguette magique. Il vit sur un spectre, il n'enseigne rien par lui-même. Ce qui compte, c'est de le comprendre, de l'anticiper et de le mettre au service de ton objectif : gagner.

Questions fréquentes

Comment apprendre de ses échecs ?

En menant l'enquête à l'intérieur de toi plutôt qu'en ressassant les événements. Pour Steph Pfeiffer, un échec signale un écart entre tes actions et la personne que tu veux être. Demande-toi ce qui a joué, besoin d'approbation ou rapport à l'argent, puis vérifie que ton échec d'aujourd'hui est différent de celui d'hier.

Qu'est-ce qu'un fail day ?

Une série d'actions à petit enjeu où tu pars du principe que ça va rater : des appels de prospection vers des gens que tu veux rencontrer sans que ta vie en dépende, ou un café gratuit demandé à ton coffee shop. Le but n'est pas d'analyser, c'est de continuer, en volume, pour construire ta résilience jusqu'à la victoire.

Comment surmonter la peur de l'échec ?

En nommant ce qui fait peur : le plus souvent, le regard des autres, la fear of people's opinion. Puis en réduisant le mur : avec des fail days, l'échec passe d'un mur en béton à une feuille de papier. Tu n'es blacklisté de nulle part, et après un appel raccroché, seul ton discours interne a changé.

Faut-il célébrer l'échec ?

Non. L'échec n'a aucune vertu magique et beaucoup de gens échouent beaucoup sans apprendre. Accepter l'échec, c'est accepter de ne plus gagner. Ce qui compte, c'est de le disséquer, de l'anticiper et de le mettre en perspective de ton objectif : gagner.

Pourquoi se préparer à échouer aide-t-il à réussir ?

Parce que ton cerveau voit le danger avant l'opportunité. Te demander ce qui se passe si tu n'atteins pas ton objectif augmente tes chances de l'atteindre, et teste si l'objectif compte assez. Ne te préparer qu'à gagner, c'est ce qui te fait perdre.

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Transcription de l’épisode

Toute la conversation, réplique par réplique, avec les minutages.

[00:00] Qui est assez fou pour vouloir échouer ? En réalité, personne. Salut, moi c'est Steph. Et toi ? T'es sur Radio JAB, le podcast qui t'aide à construire ta confiance. Chez JAB, on accompagne chaque jour des centaines d'entrepreneurs à faire de la vente de haut niveau. Et à ce micro, je vais te partager ce qu'on a appris en chemin pour que toi aussi tu deviennes meilleure, quel que soit ton terrain de jeu. On a beau savoir qu'il faut passer par là pour réussir. Notamment, je pense à la fameuse citation de Michael Jordan. J'ai raté 9000 paniers, 50000 passes, etc. Et c'est ça qui a fait le joueur d'anthologie que je suis. On en a des milliers, des citations comme ça. On a beau l'intellectualiser, quand même, l'échec, t'as pas envie d'y aller. Ça fait mal. Et donc, il y a un premier truc qu'on voit, c'est la composante émotionnelle de l'échec. Échouer, ça nous renvoie à un sentiment profond de vulnérabilité. Il se pose du coup le premier challenge. Qu'est-ce qui te fait autant peur dans l'échec ? Est-ce que c'est vis-à-vis de toi et tes objectifs ? Ou est-ce que c'est cette mise à nu vis-à-vis des autres ? Et souvent, si on est honnête, vraiment honnête avec nous-mêmes, on va se rendre compte que c'est le regard des autres. Et donc, tu connais certainement la FOMO, Fear of Missing Out. En réalité, derrière l'échec, il y a un concept de FOPO.

[01:17] Fear of people's opinion. C'est dur. Tu as parlé d'un projet à quelqu'un, tu as parlé d'une vente par exemple, d'un deal que tu veux closer. Tu es excité, tu es à fond, tu penses que ça va être une super réussite. Et quand les gens te demandent, finalement, en fait, ça ne l'a pas fait. C'est horrible, c'est la honte et c'est cette fameuse fear of people's opinion qui vient t'attaquer très profondément dans ton identité. Et d'ailleurs, on voit souvent des gens qui, du coup, ne veulent plus trop parler de leur projet en cours. On sent qu'il y a quelque chose de vulnérabilité, de ça fait mal. La dérive de se dire que je vais accepter l'échec. Est-ce qu'échouer, c'est mon identité ? C'est un truc pas facile à dissocier. Si tu écoutes ce podcast, c'est peut-être quelqu'un qui aime se challenger. C'est quelqu'un qui met du cœur dans ce qu'il fait, qui prend les choses à cœur. Et parce que ça fait mal, parce que c'est très émotionnel, en fait, un des mécanismes de protection qu'on va pouvoir adopter, c'est peut-être de banaliser l'échec. C'est quelque chose qu'on voit particulièrement aujourd'hui, c'est d'avoir accepté l'échec. Parce que ça fait mal d'échouer, parce que quand tu es quelqu'un d'engagé, ça devient personnel. Pour te protéger, tu vas minimiser l'échec et puis on va accepter de ne plus gagner.

[02:27] Et ça, c'est quelque chose dont on veut se prémunir aussi. C'est horrible parce qu'en fait, ce qui est terrible, c'est l'échec sans audace. C'est de perdre cette audace-là. Ne pas perdre de vue qu'on veut rester dans une culture où on a envie de gagner. L'échec en fait partie. Mais tu le vois, il y a déjà pas mal de subtilité dans cette notion-là. Je ralentis un peu sur ce concept de se dire, en fait, ne pas céder à la culture de l'échec et à glorifier l'échec. Pour autant, on va voir comment est-ce qu'on peut essayer d'être... pour mettre de l'échec dans nos vies. Parce qu'en fait, tout l'enjeu autour de l'échec, c'est de ne pas le subir et de devoir réagir, mais c'est de l'instrumentaliser pour gagner. Ça, c'est le grand message de cet épisode pour toi. L'échec, il va être là, quoi qu'il arrive dans une vie d'être humain. Mais ce qu'on va essayer de développer aujourd'hui, c'est ta relation à cet échec-là. Est-ce que tu le subis ? Est-ce que tu l'acceptes ? Ou est-ce que tu l'instrumentalises pour t'aider à gagner ? T'es prêt ? Ok, c'est parti, on rentre dans le vif du sujet. On va repartir de cette notion d'identité vis-à-vis de l'échec. Il y a plusieurs pistes qu'on peut creuser, une qui me tient particulièrement à cœur et qu'on n'entend pas assez, c'est de se dire en fait, l'échec c'est un petit indice qu'il faut que j'aille mener une enquête à l'intérieur de moi. Qu'est-ce qu'il faut que j'aille faire bouger ? Et plutôt que de se dire qu'est-ce que je fais mieux la prochaine fois, comment est-ce que j'évite d'échouer, etc. On se dit, il y a un truc à l'intérieur de moi qu'il faut que j'aille bouger.

[03:56] Qu'est-ce que ça dit de ma personnalité, de mes aspirations ? S'il y a échec, c'est qu'il y a eu un moment, une séparation entre mes actions, la personne que j'ai été, et mes aspirations, la personne que j'ai. envie d'être. Et ça, c'est la première chose qu'on peut aller regarder. Plutôt que de parler de l'échec en soi et de rester focus sur les événements, des choses extérieures, déjà que je ne peux plus contrôler. Je veux dire, il y a un truc à un moment, il faut faire le deuil de ce qui s'est passé. Je vais me tourner vers moi. Mais au lieu de tourner sa responsabilité en se jetant tout un tas de reproches et en disant « Oh mon Dieu, j'ai été nulle, j'aurais dû faire ça », on peut se poser une question un peu plus exploratoire, un peu plus enthousiasmante déjà, de se dire « Ok, Qu'est-ce que ça vient dire de la personne que j'ai envie d'être ? Donc déjà, là, on a fait deux choses. On a fait une projection un peu plus positive et optimiste, tournée vers le futur. Et on a initié un changement interne, une volonté de se transformer et d'être introspectif. Donc ce changement de focus, il est important. Parce que c'est ça qui va vraiment te faire avancer et qui va te faire éviter les prochains obstacles. Qu'est-ce qu'il faut que j'aille travailler ?

[05:07] Je vais donner un exemple très concret. On a tous des enjeux au moment de closer des deals. C'est ce moment où tu fais passer l'autre à l'action. C'est un moment où tu as beau avoir bien déroulé tout ton process de vente avant, il est crucial parce que c'est tes émotions et celles de ton prospect qui peuvent t'empêcher de gagner une vente. Souvent, un closing, s'il ne se fait pas dans un élan de... Il est rare que le prospect rentre chez lui et qu'une semaine plus tard, il te rappelle super excité de sa nouvelle vie. Ce n'est pas ça qui se passe. Mais pour autant, c'est difficile. Et donc, souvent, c'est là où on peut se mettre en situation de perte de deal, donc d'échouer. Et plutôt que de se ressasser le truc et de se dire, j'ai été hyper nulle de toute façon, ce n'est pas pour moi, etc. Non, ce qu'on va essayer d'aller comprendre, c'est... Qu'est-ce que j'ai là ? Est-ce que c'est mon besoin d'approbation qui a joué ? J'ai eu peur de faire ce pas supplémentaire parce que la personne allait me détester. Est-ce que c'est plutôt une question d'argent ? En fait, finalement, je n'étais pas si confiante sur ma valeur et donc je me suis dit, c'est trop d'argent, il a raison, il faut réfléchir. Il peut y avoir beaucoup de choses qui vont être très personnelles et très intimes et différentes pour chacun.

[06:25] Ce constat d'échec, c'est une belle opportunité, c'est une belle invitation à venir travailler tes freins psychologiques. Il y a quelque chose de très simple qui s'applique aussi à nous tous. C'est une citation que j'aime beaucoup de Alex Hormozi qui est « If I don't quit, I don't fail ». C'est vrai que l'échec, c'est un vrai test de résilience, mais d'avoir ce mantra en tête, de juste se dire « Ok, c'était juste un essai parmi d'autres, il y en aura d'autres ». Et ça, c'est hyper important. On l'a déjà vu dans l'épisode Hotline JAB avec Julien. Souvent, quand on est en situation d'échec, le secret, c'est de se remettre en selle et de faire du volume. On reprend cette situation. Tu as perdu un deal. Quelqu'un n'est pas venu à un rendez-vous. Ça peut aussi arriver. Tu t'es fait annuler. Plutôt que de te dire, de ressasser et tout. Oh là là, c'est chiant, le contexte, les gens, nan nan nan. Niveau zéro de l'échec. Il y a un niveau 1 où tu peux aussi aller te dire ce qu'on vient de voir. Bon, peut-être que je n'avais pas bien pris le rendez-vous en réalité. Peut-être que la personne n'avait pas eu assez de matière sur mon expertise. Ok, qu'est-ce que je vais travailler ? Dans mon identité, où je suis une boss, où je suis une experte, je n'y suis pas encore. Je n'ai pas été assez experte pour que la personne se dise que ça vaut le coup d'y aller. Et puis ensuite, autre niveau, celui qu'on voit maintenant, c'est j'ai perdu un rendez-vous. En fait, je m'en fous parce que je vais en reprendre dix. Tout d'un coup, l'échec est mis en perspective en se disant oui, peut-être.

[07:49] Un rendez-vous est parti. Si j'en avais que deux, ça fait 50% de mon pipe. Un peu dommage. En revanche, j'en ai dix, c'est moins grave et je vais quand même en reprendre cinq. Donc, se remettre en action, se remettre dans le volume, se redonner des raisons d'aller gagner. C'est important. L'échec n'a de valeur que s'il est mis en perspective de notre objectif. Gagner, quoi. Donc, ne laisse pas l'échec devenir ton identité. En revanche, prends ce qu'il y a à prendre dans ce qu'il vient questionner sur qui tu veux être. Ne laisse pas l'échec être un frein. transforme-le dans ton accélérateur. Quand il t'arrive, ok, c'est quoi mon opportunité derrière ? Comment est-ce que ce petit ralentissement, je l'utilise pour m'accélérer ? En général, tu trouves la réponse dans l'action. Petit indice. Voilà. Déjà, je t'ai donné quelques petites clés sur comment t'appréhender l'échec quand il t'arrive. Mais le vrai secret derrière ça, c'est pas simplement de réagir, c'est d'anticiper. Et donc la vraie clé pour que l'échec soit une vraie arme dans ta vie, il faut le comprendre et il faut le préparer. L'échec, ce n'est pas un truc magique. Ce n'est pas une vertu en soi. En lui-même, l'échec ne va pas t'apprendre grand-chose. En vrai, ce qui compte, ce n'est pas de célébrer l'échec, mais c'est de savoir le disséquer et c'est de savoir l'utiliser. En réalité, dire que l'échec, c'est un passage obligé vers le succès, c'est aussi un danger. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui échouent beaucoup et qui n'apprennent pas.

[09:13] Donc, cette histoire d'aller chercher ce que ça veut dire sur ton identité et d'apprendre, c'est un vrai truc. On peut facilement se réfugier derrière le fait de se dire, j'ai encore échoué. Mais c'est normal. Qu'est-ce que tu as appris ? Et est-ce que ton échec est différent de celui d'hier ? Parce qu'échouer toujours sur le même truc pendant longtemps, ce n'est pas ça qui va te faire réussir. Donc, et des échecs, et plus d'échecs, mais surtout, et de meilleurs échecs. Et c'est ça que tu peux venir questionner. Attention avec ce piège-là. L'échec devient facilement une identité si tu n'apprends rien de lui. Le vrai mindset, en fait, c'est pas aime l'échec, c'est regarde le droit dans les yeux et essaye de décrypter ce qui vient triturer en toi, ce qu'il est là pour t'apprendre. L'échec, c'est un peu comme ton Rafiki, tu vois, dans Le Roi Lion. Il est là pour venir te provoquer. Il est là pour que tu te remettes en action, que tu te remettes peut-être en question et que tu continues d'avancer, mais bien armé. Il y a l'échec. Qui va arriver ? C'est celui sur lequel tu vas devoir rebondir. Mais la vraie force d'échouer, c'est de l'utiliser et de l'anticiper. Non pas l'anticiper, genre, ah, c'est cool, je vais échouer, let's go, comment je vais faire ça ? C'est quoi mon plan pour échouer ? Quoique, on va regarder comment cette question peut être utile. Mais échouer et préparer l'échec avec trois choses en tête.

[10:37] Première chose, la résilience et la dédramatisation. Tu peux t'organiser de l'échec dans ta vie pour te montrer qu'en fait, ce n'est pas ça qui va te mettre des murs. Tu réduis la taille et l'épaisseur du mur. Parce que c'est vrai que quand tu échoues, tu as vraiment ce sentiment que tu étais dans une dynamique et tu t'es pris un mur, coup d'arrêt. Ce mur-là, on va passer d'un gros mur en béton à une toute petite feuille de papier. Et en fait, l'idée, c'est que la petite feuille de papier, elle ne t'arrête pas dans ta course. Tu la traverses, tu la sens un peu, mais tu continues de courir. J'ai un exemple très précis en tête. Nous, dans la vente, évidemment, il faut chasser, il faut prospecter. Et souvent, on sort son téléphone et on appelle des gens qu'on ne connaît pas. On fait beaucoup ça chez JAB parce que c'est comme ça que tu as les meilleures opportunités. Les vrais leaders business, ils savent reconnaître un expert et ils savent quand quelqu'un a une opportunité pour eux. Pour autant, ce n'est pas facile. Ce n'est pas facile en 2025, dans le monde dans lequel on vit, où les gens sont sursollicités. Ce n'est pas facile si toi-même, tu n'es pas dans une conviction extrême sur ta valeur et la valeur de la conversation que tu vas apporter. Et donc ?

[11:51] on peut se prendre des râteaux. Ça arrive. Surtout si tu fais quelque chose beaucoup, en volume, il va y avoir des moments où ça ne va pas le faire. C'est normal. Ce que je te propose d'organiser, typiquement, dans ce genre de cas, c'est une série de fail day. C'est des appels où tu te dis, de toute façon, ça ne va pas marcher. Donc là, je vais m'organiser pour rater. It's okay. Vraiment, tu te mets dans ce mindset sur des choses dont l'enjeu est petit. Évidemment, je ne vais pas te demander d'appeler quelqu'un qui est extrêmement important pour toi. Parce que là, si rejet il y a, ça va faire mal. Et on revient au piège du début d'épisode. Tu vas en faire une crise existentielle identitaire ? Non. En revanche, tu dois avoir des gens que tu dois pouvoir appeler, que tu as quand même envie de rencontrer. Mais si ça n'arrive pas, ce n'est pas la fin de ton monde. Ces gens-là, tu vas te structurer pour les appeler en te disant... Ce n'est pas grave si j'échoue. Ce que ça va venir challenger chez toi, c'est cette résilience et cette capacité à absorber l'échec. Tu le fais, il faut que tu aies du volume.

[12:54] Ça, c'est important. Et que tu sois intentionnel de « Ok, j'organise les chèques, j'ai échoué, ce n'est pas le moment d'analyser, c'est le moment de continuer. Je fais plein d'échecs, je fais plein d'échecs. » Tu peux le faire aussi en dehors de l'appel. « Peut-être que je vais juste aller demander, avoir un café gratuit à mon coffee shop local. Je vais échouer. » C'est des choses comme ça et tu vas découvrir plusieurs choses. Premièrement, tu n'es blacklisté de nulle part. Ton café, tu vas pouvoir y retourner demain. Il n'y a pas de problème, ça sera oublié. Les appels, tu raccroches autour de toi. Pas grand-chose n'a changé, si ce n'est ton discours interne. Et puis surtout, avec ce volume, tu vas te rendre compte qu'au bout d'un moment, il va y avoir des victoires. Et puis en fait, tu vas devenir meilleure. Et en fait, ça y est, l'échec s'est réglé sur cette partie-là. Donc, trouve-toi des zones où tu dois te mettre en action pour aller chercher un petit peu d'échec. Juste être un tout petit peu en dehors de ta zone de confort où tu sais que probablement tu vas échouer. Mais ce n'est pas vraiment ça le sujet. Le sujet, c'est de construire ta résilience jusqu'à la victoire. Parce qu'à un moment, tu vas voir, en fait, ça marche, ça y est, ça s'est débloqué. Et ce sujet-là, il sera réglé. Je te parlais des objectifs et de se dire, en fait, comment est-ce que je pourrais planifier pour échouer ?

[14:10] Quand on se fixe un objectif, on a toujours tendance à penser « comment je vais faire pour réussir ? » ou alors « cet objectif, je n'ai pas le choix, il faut que je réussisse ». Or, la neurosciences a prouvé que tu as plus de chances d'atteindre tes objectifs si tu te mets en condition de te dire « qu'est-ce qui se passe si je n'atteins pas cet objectif-là ? » Pareil, c'est des mécanismes très anciens dans notre cerveau, des mécanismes de survie qui nous font voir le danger et qui nous font considérer plus le danger que l'opportunité. Donc, quand tu te mets à un objectif, on se dit souvent qu'il faut qu'il soit personnel, qu'il faut qu'il soit important, mais il faut qu'il soit aussi important que tu sois prêt à te dire qu'est-ce que ça voudrait dire d'échouer. Et si la réponse n'est pas grand-chose, c'est probablement qu'il faut aller challenger l'objectif. Se mettre en situation de se dire, est-ce que cet objectif est assez important pour que j'ai peur d'échouer ? Ce n'est pas la matrice finale dans laquelle tu vas te mettre, parce qu'en fait, ce qu'on veut, c'est quand même toujours avoir envie de gagner. Mais ça peut être une étape qui est intéressante dans ta lucidité et dans les actions que tu vas mener. Parce que l'étape suivante, ça va être de se dire, OK, on est à la fin de l'année, j'ai échoué, qu'est-ce qui s'est passé ? Et donc, tu vas t'éviter toute une série d'échecs stratégiques.

[15:28] qui sont quand même des écueils que tu as envie de t'épargner. Il y a les échecs dont tu sais qu'ils sont faciles à éviter. Et puis, il y a ceux que tu vas rencontrer quoi qu'il arrive. Et donc, pour cela, on s'entraîne. Comme ça, on se met une immunité à l'échec. Et puis, pour les échecs stratégiques, on anticipe. Parce qu'en réalité, la pire chose que tu puisses faire pour l'atteindre de tes objectifs, c'est ne te préparer que à gagner. En fait, c'est ça qui va te faire perdre. Et si on reste sur les neurosciences ? L'échec, ça vient chercher quelque chose d'intéressant. Tu as peut-être entendu la citation de Nelson Mandela, « Je n'échoue jamais, soit je gagne, soit j'apprends ». Eh bien, cher Nelson, je ne sais pas s'il était au courant, mais il y a une réalité neuroscientifique derrière ça. En fait, l'échec, ça vient chercher la neuroplasticité. On se disait tout à l'heure, comment ça vient me questionner sur mon identité ? Quand tu es en situation d'échouer, d'avoir raté quelque chose, tu prends conscience de l'écart qui existe entre cette personne que tu aurais envie d'être et la personne que tu es maintenant. Et ce qui se passe, c'est que ton cerveau va se reconfigurer. Donc, t'imagines, je vais te donner une métaphore très visuelle. Ton cerveau, il est fait de chemins neuronaux.

[16:48] C'est-à-dire des neurones qui circulent et c'est comme des autoroutes. Sauf que c'est des autoroutes avec une certaine profondeur. Et donc, quand tu as une habitude, quelque chose de très ancré, que ce soit une habitude physique ou mentale d'ailleurs, c'est le concept des croyances. Les croyances, ce n'est jamais que des habitudes, mais pour ton cerveau. À chaque fois que tu la répètes, l'autoroute se creuse en profondeur. Et ce qui va se passer, c'est que le petit message électrique qui passe dans tes neurones, donc la croyance ou l'habitude, il prend cette autoroute-là et c'est très très difficile de prendre une autre autoroute quand t'es mille pieds sous terre. Donc tout l'enjeu... de la reconfiguration de ton cerveau quand tu veux t'améliorer, quand tu veux te transformer, c'est d'aller reboucher cette autoroute très profonde et de dire aux petits messages électriques qui passent dans les neurones, hé les gars, il y a une autre autoroute, regarde, elle est juste là à droite, tu la vois pas encore très bien parce qu'elle est pas très très profonde, mais va dedans et va la creuser. Ok, ça c'est comment ça marche et maintenant, c'est quoi le rapport avec l'échec ? Eh bien le rapport, c'est que quand t'échoues, c'est comme si t'avais mis...

[18:00] une tonne de terre dans l'autoroute hyper profonde et que ton cerveau va se réconfigurer plus rapidement. Donc, tu as une neuroplasticité, c'est comme ça qu'on l'appelle, qui se met en place où, en fait, tu fais évoluer ton cerveau. Il prend un bond énorme dans sa transformation vers tes objectifs et ta réussite. Et ça, il faut en être conscient parce que ça te permet vraiment... de comprendre pourquoi, quand tu échoues, tu peux continuer ton chemin vers la réussite. C'est parce que tu as ce mécanisme de transformation de ton cerveau. Et donc, tu peux avoir une association positive, mais réelle à l'échec, de te dire, en fait, la frustration que je ressens, elle est bonne. C'est un moteur pour aller faire plus et c'est un signal à mon cerveau de me dire, hé coco ! on va changer des trucs là. Ce que je veux te laisser avec cet épisode, c'est cette idée que l'échec, ce n'est pas noir et blanc. Ce n'est pas le diable à éviter à tout prix et ce n'est pas non plus une baguette magique qui tout d'un coup, si tu as échoué à cette fois, tu vas réussir. On voit qu'il y a beaucoup plus de nuances derrière ça. L'échec, il vit sur un spectre et c'est ce spectre dont je veux que tu t'empares. Il n'enseigne rien par lui-même. Ce qui compte, ce n'est pas de célébrer les échecs. Ce qui compte, c'est de savoir les comprendre, les anticiper et les mettre au service de notre objectif, gagner.

[19:12] J'espère que c'est un épisode qui t'a donné un petit coup de pied au mindset et beaucoup d'outils pour avancer. Et pour pratiquer ce que je te dis, moi je vais aller me mettre des challenges, peut-être échouer et apprendre pour mieux progresser. Je te dis à la semaine prochaine dans Radio JAB. J'espère que cet épisode t'a permis de poser un nouveau regard sur tes échecs et surtout de bien les préparer pour encore mieux gagner. Si ça t'a parlé, je te recommande l'épisode numéro 74. On va parler de confiance. Et oui, la confiance, c'est un muscle. Et dans l'épisode 74 de Radio JAB, je t'explique comment tu le développes. T'oublies pas, Radio JAB, c'est deux rendez-vous hebdomadaires. Le lundi, All Time JAB, où on répond à tes questions. Et le jeudi, c'est Radio JAB, où on bouscule tes croyances et on vient muscler ton mindset.

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Invité

Stéphanie Pfeiffer

Steph anime Radio JAB et accompagne chaque semaine des entrepreneurs sur leur vente. Dans cet épisode solo, elle explique comment préparer l'échec pour qu'il serve ton seul objectif : gagner.

Moments

Les points clés de cet épisode

01:17

La FOPO, fear of people's opinion

Ce qui fait mal, c'est moins l'échec que le regard des autres. Tu as parlé du deal autour de toi, il ne se fait pas, et c'est ton identité qui encaisse, au point de ne plus parler de tes projets.

01:17

La FOPO, fear of people's opinion

Ce qui fait mal, c'est moins l'échec que le regard des autres. Tu as parlé du deal autour de toi, il ne se fait pas, et c'est ton identité qui encaisse, au point de ne plus parler de tes projets.

05:07

Le deal perdu, une enquête sur tes freins

Plutôt que « j'ai été nulle », Steph cherche ce qui a joué au closing : le besoin d'approbation et la peur que l'autre te déteste, ou un rapport à l'argent qui t'a fait douter de ta valeur.

05:07

Le deal perdu, une enquête sur tes freins

Plutôt que « j'ai été nulle », Steph cherche ce qui a joué au closing : le besoin d'approbation et la peur que l'autre te déteste, ou un rapport à l'argent qui t'a fait douter de ta valeur.

11:51

Le fail day : s'organiser pour rater

Une série d'appels où tu pars du principe que ça ne marchera pas, vers des gens que tu veux rencontrer sans que ta vie en dépende. Même chose avec un café gratuit : tu n'es blacklisté de nulle part.

11:51

Le fail day : s'organiser pour rater

Une série d'appels où tu pars du principe que ça ne marchera pas, vers des gens que tu veux rencontrer sans que ta vie en dépende. Même chose avec un café gratuit : tu n'es blacklisté de nulle part.

16:48

L'échec rebouche l'autoroute de tes croyances

Les croyances sont des autoroutes neuronales creusées par la répétition. Échouer, c'est y verser une tonne de terre : le cerveau se reconfigure plus vite, c'est la neuroplasticité. La frustration devient un moteur.

16:48

L'échec rebouche l'autoroute de tes croyances

Les croyances sont des autoroutes neuronales creusées par la répétition. Échouer, c'est y verser une tonne de terre : le cerveau se reconfigure plus vite, c'est la neuroplasticité. La frustration devient un moteur.

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