Stéphanie Pfeiffer

De « Je ne suis pas sales » à son premier million : Margaud Muet, Pacôme | Radio JAB #97

Je ne suis pas commerciale, disait Margaud Muet. Repreneuse de Pacôme, elle a fait passer l'agence de 400 000 € à son premier million de CA.

Margaud Muet

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Stéphanie Pfeiffer

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8 min

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« Je peux facilement me remettre en question. Je peux difficilement me valoriser. » Margaud Muet, repreneuse de l'agence Pacôme.

Les demandes arrivent, tu envoies le devis, et tu te dis que tu n'es pas commercial, que ce n'est pas ton métier. Pendant ce temps, c'est le client qui décide de ce que tu vends.

Margaud Muet a repris Pacôme, l'agence de produits personnalisés B2B fondée par sa mère il y a vingt ans, en répétant qu'elle n'était pas sales. L'agence faisait quatre cent mille euros à la reprise, huit cent vingt mille l'année dernière, et le premier million est passé en octobre 2026. Ce qui a changé n'est pas une technique : c'est le jour où elle a compris qu'elle était exécutante.

Dans cet épisode de Radio JAB, elle le raconte à Steph, qui est à la fois son hôte et sa coach chez JAB depuis un an et demi.

On y parle de ce qu'il faut traverser pour passer d'exécutant à partenaire, et du deal qu'elle a perdu pour y arriver.

Ce qu'on aborde dans cet épisode :

  • Reprendre l'agence de sa mère, et renégocier le prix avec elle sans y perdre les dimanches en famille.

  • Pourquoi « je suis en croissance maîtrisée » voulait dire « je me cachais derrière mon petit doigt ».

  • Sortir du rôle d'exécutant quand les demandes entrantes tombent toutes seules.

  • La phrase à dire en rendez-vous avant de parler de ce que tu vends.

  • Doubler son panier moyen en vendant des gourdes et des tote bags en vente de valeur.

  • Perdre un deal pour le Tour de France, et le compter comme sa victoire.

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Le jour où on a parlé d'argent avec sa mère

Margaud Muet a trente-sept ans. Pacôme, l'agence qu'elle dirige, existe depuis vingt ans, et c'est sa mère qui l'a montée. Elle y est arrivée il y a dix ans pour faire de l'événementiel, « quatre-vingt d'événementiel, vingt de produits » à l'époque, et elle a fait du complément, les produits personnalisés, un métier à part entière.

Quand sa mère annonce qu'elle est fatiguée, le Covid arrive deux mois plus tard et coupe l'événementiel. Son mari lui pose la question qui tranche : « Qu'est-ce qu'on a à perdre ? » Ils sont en train de fonder une famille et d'acheter un appartement, donc beaucoup, mais ils y vont.

Le plus dur n'est pas la décision. Dans ses mots : « ce qui a été dur, c'est le jour où on a parlé d'argent ». Racheter l'agence à un prix « qui a été acté, qui a été revu, qui a été renégocié », c'est négocier avec quelqu'un qu'on retrouve le dimanche. Son conseil à qui reprend une boîte familiale tient en trois mots : « D'être accompagné. » Elle regrette de ne pas l'avoir fait plus tôt, pour « sortir de l'émotionnel ».

« Vas-y, je suis pas sales »

La rencontre avec JAB tient à un post LinkedIn. Steph, qui connaît Margaud depuis bien avant JAB, la voit passer en CEO d'une agence et l'appelle en novembre. Au rendez-vous, Margaud se sent « beaucoup trop challengée » et « très en confiance » en même temps, et elle sort avec une idée précise : « Moi, je veux closer comme ça. »

Elle a pourtant une phrase qu'elle répète à tout le monde : « Vas-y, je suis pas sales. » Les notions commerciales, « c'est des choses que j'ai jamais eues. J'ai pas cherché à avoir non plus. »

Chez JAB, on entend cette phrase à chaque Big JAB, et on la range là où elle va : parmi les croyances limitantes, un discours sur soi énoncé comme un fait. Margaud le dit aujourd'hui elle-même : « ça veut rien dire ». Ce qui l'a remplacée n'a rien eu d'un déclic : « un big jab, deux big jab, trois big jab, un mois, deux mois, trois mois », et une année 2025 « de chantier » où « j'ai creusé des fondations et je t'ai rebâti tout ».

Le dîner où elle a lâché le million

Steph se souvient d'un moment précis du premier rendez-vous. Elle demande à Margaud son objectif, et Margaud raconte un dîner où on lui a posé la même question : « Moi, j'ai lâché le million. » Puis, aussitôt, la marche arrière, avec sa formule officielle de l'époque : « Moi, j'étais en croissance maîtrisée. » Elle en rit aujourd'hui : « Ça veut dire que ça veut rien dire. » Sa traduction préférée : « je me cachais derrière mon petit doigt ».

Steph nomme ce qu'elle voit souvent chez les fondateurs : derrière la peur d'échouer, parfois, la peur de réussir. Margaud résume : « C'est un inconnu qui fait peur. » Puis la phrase qui dit tout d'elle : « je peux facilement me remettre en question. Je peux difficilement me valoriser. »

Elle ne signe pas ce jour-là, parce qu'investir pour l'agence lui paraît normal, « Sauf que là, je devais investir sur moi-même ». Steph la rappelle deux vendredis de suite, à seize heures : « c'était pas insistant, c'était juste est-ce que tu es prête ». Puis : « j'ai eu ce soulagement en signant ». Le premier jour de son premier Big JAB, elle décroche son téléphone et elle est « soulagée que le premier appel ne décroche pas ».

« On est exécutant »

C'est le cœur de l'épisode, et Margaud le pose en trois mots. Quand elle arrive chez JAB, l'agence a des leads tous les jours et des mises en relation. Tout va bien. Et c'est le recul des premières semaines qui lui fait voir ce qu'elle ne voyait pas : « on est exécutant ».

Elle décrit ce que ça coûte : « la frustration qu'il y a là-dedans est énorme parce qu'on est dépendant émotionnellement aussi, mais financièrement et émotionnellement des demandes entrantes ». Et quand les demandes s'arrêtent, « on n'a pas de logique de comment est-ce qu'on va aller chercher les clients ». Une crédibilité énorme, et aucune maîtrise de son développement.

Le changement se joue dans le premier échange avec un client. Avant : « j'ai bien reçu votre demande, ben voilà mon devis ». Après : une visio, et cette phrase qu'elle dit désormais à chaque nouveau client : « vous inquiétez pas, je parlerai de Pacôme à un moment, mais là, j'ai besoin de comprendre qui vous êtes ». « Et aujourd'hui, tout le monde le fait à l'agence. Personne le faisait il y a un an et demi. »

Steph se rappelle son diagnostic du premier rendez-vous : « tu fais des ventes en B2B comme si tu faisais du B2C », avec « le risque de commoditisation à l'ère d'Alibaba » que court quiconque vend des objets.

Mille gourdes, et la question qui rembobine

La réponse de Margaud tient dans un mot : « on est devenu partenaire de nos clients ». Elle met en scène le réflexe à perdre : « Ah tiens, vous voulez mille gourdes ? C'est trop bien. Non. » Et celui à prendre : « si vous voulez des gourdes, OK, mais est-ce qu'on peut essayer de rembobiner un tout petit peu ». Pourquoi ce produit, pour quand, pour qui.

Ce qu'elle vend ensuite n'est plus l'objet, c'est l'accompagnement : « on va vous dégager la bande passante que vous n'avez pas pour ça », le process intégral de la production au stockage, le choix du matériau, le packaging. « Chaque produit doit avoir son histoire et doit avoir une stratégie qui est développée. » Dans la méthode JAB, c'est la vente de valeur contre la vente de commodité, et l'indicateur qui ne ment pas, c'est le panier moyen.

Ses clients historiques ont remarqué, sans effet « waouh » : on leur écrit avant qu'ils demandent, et « On a d'autant plus fidélisé », parce que « on n'attend pas leur mail pour savoir si ça va ».

Quatre cent mille, huit cent vingt mille, puis le million

Les chiffres, Margaud les donne sans détour : « quand j'ai récup l'agence, on faisait à ce moment-là quatre cent mille de chiffre. On est aujourd'hui, l'année dernière à huit cent vingt. Cette année, on va passer le million. » C'est chose faite en octobre 2026. Depuis janvier, « plus de quatre cent quatre-vingt demandes » et « un panier moyen qui a doublé ». L'équipe est passée de deux à « bientôt huit », et Margaud peut dire, en clin d'œil : « je maîtrise ma croissance ».

La rentabilité, elle, a été « un peu une claque » l'année dernière. C'est là que Julien, qui la coache aussi chez JAB, lui glisse la phrase qui fait tout basculer : « vous êtes pas là pour être aimée, vous êtes là pour être crédible ». Sa réaction à chaud : « Je comprends pas ce que tu me dis », puis « je suis là pour être aimée ».

Chez JAB, on appelle ça le besoin d'approbation, l'un des huit freins qu'on travaille avec les fondateurs : vouloir être apprécié de ses clients, donc éviter les questions qui dérangent, le devis qui déplaît, le non. Elle le dit avec ses mots : « je suis sortie de ce prisme très personnel de besoin d'approbation dans le regard de l'autre ». Et la posture qui remplace : « quand j'arrive en rendez-vous, je suis experte. Tu aimes ou tu n'aimes pas, peu importe, je suis pas là pour ça. »

Ce qui a rendu la posture tenable, c'est l'entraînement, dans « un milieu macho » où elle avait tendance à se refermer. Les simulations : « se confronter avant même d'être confronté ». Aujourd'hui : « Appeler des personnes que je connais pas, je sais faire. Je dis pas que j'ai plus peur, mais je sais faire. »

Le deal perdu qu'elle compte comme une victoire

Quand Steph lui demande son fait d'armes, Margaud prévient : « c'est à la fois une victoire et à la fois un gros échec ». Un très gros brief, et en février un rendez-vous avec la décisionnaire. Elle pose ses questions, fixe le next step : la semaine suivante, elle présente l'accompagnement complet.

Le matin même, elle en parle à Val, son associée : « Je peux pas présenter la presse parce que je présente des produits. Je vais pas vendre des produits, c'est pas ce que je veux. » Val lui demande pourquoi. « Parce qu'en fait, là, on va être exécutant et en fait, on n'en veut plus. »

C'était « un accompagnement pour le Tour de France », en concurrence frontale avec des exécutants : « ce n'est pas mon terrain de jeu ». Le deal est perdu. « j'ai pris un énorme risque qui n'a pas payé. Mais j'étais trop contente de l'avoir. » Parce que ce matin-là : « On n'est plus exécutant officiellement. »

Steph y voit le déclic qu'Ariel Modaï racontait dans son épisode, le jour où un gros cabinet a voulu sa solution gratuitement : « Service égale valeur égale euro ». Chez JAB, on résume : mieux vaut perdre vite. Margaud parle d'« une sorte d'apaisement depuis ça », et elle l'a dit à son équipe : « On y retournera. »

Au pire quoi ?

Le paradoxe de Margaud, Steph le relève en riant : elle se dit « très vite bloquée », et sa règle de vie, c'est « je vais pas me mettre dans une situation d'inconfort ». Depuis qu'elle est chez JAB, elle a « recommencé à rougir ».

Son message aux fondateurs qui ont peur de sortir de leur confort tient en une question : « au pire quoi ? » Puis une autre : « combien de temps cet inconfort va durer ? Peut-être qu'il va durer une minute, peut-être cinq minutes le temps de se présenter chez JAB. » Et la phrase que Steph n'avait jamais entendue en réponse : « si vous ne passez pas cet inconfort, vous savez pas ce que vous allez gagner. »

Qu'est-ce que tu peux faire dès aujourd'hui ? Prends la prochaine demande entrante, celle où tu allais envoyer le devis, et appelle le client pour lui dire la phrase de Margaud, avec le nom de ta boîte : « je parlerai de Pacôme à un moment, mais là, j'ai besoin de comprendre qui vous êtes ». L'inconfort dure une minute, et il décide si tu es exécutant ou partenaire.

Les questions qu'on nous pose

Comment vendre quand on n'est pas commercial ?

En arrêtant de le dire, parce que c'est une croyance, pas un fait. Margaud Muet, repreneuse de l'agence Pacôme, répétait « je suis pas sales » en arrivant chez JAB. L'agence est passée de 400 000 euros à son premier million de chiffre d'affaires en apprenant une méthode de rendez-vous, puis en s'entraînant jusqu'à ce que la posture d'experte devienne la sienne.

Comment sortir de la dépendance aux demandes entrantes ?

En cessant de répondre à la demande telle qu'elle arrive. Margaud Muet décrit l'agence d'avant comme « exécutant », dépendant « financièrement et émotionnellement des demandes entrantes ». Le changement a tenu dans le premier échange : comprendre qui est le client et pourquoi il a ce besoin, avant tout devis. Toute l'équipe le fait, et le panier moyen a doublé.

Que dire en rendez-vous avant de parler de ce qu'on vend ?

Une phrase qui prévient le client que tu vas d'abord le comprendre. Celle de Margaud Muet : « vous inquiétez pas, je parlerai de Pacôme à un moment, mais là, j'ai besoin de comprendre qui vous êtes ». Puis, si le client arrive avec un produit en tête : « est-ce qu'on peut essayer de rembobiner un tout petit peu ».

Pourquoi vouloir être aimé de ses clients fait perdre des ventes ?

Parce que celui qui veut être aimé évite ce qui dérange : les questions qui creusent, le devis plus cher, le non. Chez JAB, c'est le besoin d'approbation, l'un des huit freins psychologiques. Le recadrage que Margaud Muet a reçu : « vous êtes pas là pour être aimée, vous êtes là pour être crédible ». Depuis, elle arrive en rendez-vous en experte : « Tu aimes ou tu n'aimes pas, peu importe, je suis pas là pour ça. »

Quel conseil pour reprendre l'entreprise de ses parents ?

Se faire accompagner, et tôt. Margaud Muet a racheté Pacôme à sa mère après vingt ans d'existence, à un prix acté, revu et renégocié, et le plus dur a été « le jour où on a parlé d'argent ». Un regard extérieur sert à sortir de l'émotionnel.

Faut-il refuser un deal quand on sait qu'on sera exécutant ?

Oui, si ce n'est pas ce que tu veux vendre. Margaud Muet a renoncé à présenter des produits le matin même d'un rendez-vous pour le Tour de France, parce que le client attendait un exécutant. Elle a perdu le deal et le compte comme sa victoire JAB : « On n'est plus exécutant officiellement. » Mieux vaut perdre vite.

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Transcription de l’épisode

Toute la conversation, réplique par réplique, avec les minutages.

00:00Margaud : Vous n'êtes pas là pour être aimé, vous êtes là pour être crédible. Quand j'ai récup l'agence, on faisait quatre cent mille de chiffres. Cette année, on va passer le million. Je peux facilement me remettre en question. Je peux difficilement me valoriser. J'ai plus peur d'aller dans un salon et d'aller rencontrer des gens.

00:14Margaud : Si vous ne passez pas cet inconfort, vous savez pas ce que vous allez gagner. Il y a énormément à gagner en allant dans l'inconfort. C'est à la fois une victoire et à la fois un gros échec. C'est là où j'ai compris que mon mindset avait totalement changé

00:27Steph : Dans cet épisode, je te présente Margaud Muet, qui a repris l'agence Pacôme.

00:32Steph : Et la première fois qu'on s'est vues, les premiers mots que Margaud m'a dits, c'était : Je ne suis pas sales. Donc, je te recommande d'écouter cet épisode si toi aussi, t'es fondateur ou fondatrice et que tu penses que tu n'es pas sales. À mon avis, tu vas changer d'avis. Bon épisode. Margaud Muet, tu es la repreneuse de l'agence Pacôme.

00:49Steph : Bienvenue sur Radio JAB.

00:50Margaud : Merci, Stef. Je suis trop contente d'être là.

00:52Steph : Moi aussi, je suis trop contente de t'avoir. Alors, toi, j'ai dit repreneuse parce qu'aujourd'hui, on va parler d'un parcours de reprenariat d'entreprise. Et t'es la première personne, que j'interviewe sur Radio JAB qui est dans ce cas de figure.

01:05Steph : Je pense que ça peut intéresser nos auditeurs.

01:06Margaud : Trop bien.

01:07Steph : T'es aussi quelqu'un que je connais depuis très longtemps, en réalité, bien avant JAB. Et j'ai eu l'impression de, ben non, c'est pas j'ai eu l'impression, j'ai découvert une nouvelle facette de toi depuis qu'on bosse ensemble. Et donc on va aussi explorer ça aujourd'hui.

01:20Margaud : Trop bien.

01:20Steph : Parce que je crois que t'as des choses à nous raconter sur, ta transformation entrepreneuriale. Mais avant qu'on rentre dans tout ça, est-ce que tu veux bien te présenter pour nos auditeurs ?

01:31Margaud : Ouais. Alors, moi, j'ai trente-sept ans et j'ai repris Pacôme maintenant il y a quatre ans.

01:37Margaud : C'est une agence qui existe depuis vingt ans, qui a été montée par ma maman. Et je suis arrivée dans l'agence il y a dix ans, pleine d'ambition pour faire de l'événementiel, un peu dans le, j'ai baigné là-dedans depuis que je suis toute petite. Pas de sujet, j'y vais. Et en fait, en arrivant dans l'agence qui faisait de l'événementiel et des produits personnalisés, j'ai découvert le monde des produits personnalisés et je suis quelqu'un de très matérialiste.

01:59Margaud : J'ai eu besoin de comprendre ce métier. J'ai développé tout ce pôle et quand ma maman a pris sa retraite et que j'ai décidé de racheter l'agence, ça a été assez évident que si je reprenais, je ne faisais que des produits personnalisés. Est-ce que le challenge, je pouvais le tenir ? Est-ce que j'allais réussir à développer l'agence, avec un métier qui était totalement différent de ce que les clients initiaux avaient commencé Il y a eu tout un questionnement dans une période de COVID, dans une période tout ça, dans une période où je suis devenue maman. Enfin bref, il y a eu beaucoup de choses. Et donc voilà. Donc aujourd'hui, aujourd'hui, je développe Pacôme. J'ai un super équilibre, j'ai une super team. Et donc, je pense que c'est de ça qu'on va parler.

02:40Steph : Ouais. Peut-être pour zoomer là-dessus, sur, histoire de reprendre, - Ouais ...du coup l'agence à ta mère. Ce qui m'interpelle dans ce que t'as dit, c'est que c'était de l'événementiel et des produits personnalisés.

02:52Margaud : Ouais.

02:53Steph : En termes business, ça représentait quelle part l'event versus le produit

02:59Margaud : Quand je suis arrivée, c'était quatre-vingt. Quatre-vingt d'événementiel, vingt de produits. Les produits, ça a été monté comme une, comme une branche à part, comme un complément plutôt, en se disant que c'était pas quelque chose où on allait démarcher pour des produits, mais que dès qu'il y avait de l'événement, bon ben, on proposait des produits.

03:18Margaud : C'était un complément, c'était pas un métier à part entière. Donc, ce qui était intéressant, c'est qu'en arrivant, justement, j'ai, - J'ai mis un nouveau souffle là-dedans et j'ai été convaincue qu'il y avait un marché à prendre, qu'il y avait quelque chose à faire et avec les clients qu'on avait en événementiel, d'automatiser justement cette commande de produits allait pouvoir être intéressant.

03:40Margaud : Donc en fait, c'est, c'était génial parce que j'avais un champ libre sur quelque chose qu'on pouvait développer dans l'agence. Un inconnu aussi, un métier à découvrir. Et donc en fait là aujourd'hui, c'était juste de se dire : pourquoi est-ce que je vais aller dans l'événement plutôt que dans les produits Pourquoi dans les produits plutôt que dans l'événement ? Est-ce que je garde les deux ? Est-ce que tout ça ? Comment je vais me démarquer ? Il y a une question un peu identitaire aussi de se dire : Bah, tu te différencies, et puis t'existes d'une certaine manière. Donc donc voilà. Donc en gros, aujourd'hui, quand j'ai dû reprendre, 'fin, à ce moment-là, quand j'ai dû reprendre, c'était se dire : Bah, le quatre-vingt, il va falloir que je le transforme.

04:26Margaud : Est-ce que c'était une chance de se dire que le Covid est arrivé ou l'événement s'est arrêté et où les produits ont du coup pris l'ascendant et que je reprends deux ans après Bah, je sais pas si c'est une chance ou une opportunité. Dans les deux cas, ça a été assez, merveilleux, moi, dans mon ch, dans ma décision de rachat. C'était à un point, moi, où je, où j'avais un besoin et une envie, de développer quelque chose, de développer un projet. Donc au moment où ma maman m'a dit : « Voilà, moi, je suis fatiguée, j'ai besoin de me recentrer, j'ai besoin de, d'arrêter justement cette course un peu effrénée. » Le COVID est arrivé deux mois plus tard.

05:08Steph : Et toi, à ce stade, t'avais pas encore repris Pacôme ?

05:10Margaud : Non. À ce stade, je m'étais projetée sans me, sans me projeter. Je m'étais pas dit : « Je reprendrai. » Je m'étais dit : « Si un jour, je reprends, je reprends parce qu'elle est là. » Je, Donc j'ai décidé pendant le COVID de vraiment poser mes chiffres, d'aller chercher dans les chiffres.

05:27Margaud : J'étais pas du tout dans les chiffres. Donc en fait, moi, tous ces, toutes ces notions de 80/20, toutes ces notions de chiffre d'affaires toto, je les ai presque découvertes. Je suis passée d'une cheffe de projet, très junior à, à, une repreneuse en devenir. Donc ça a été beaucoup, ça a été challengeant, et en même temps, deux mois et demi, où on a été totalement à l'arrêt en activité, nous, ça a été intéressant de pouvoir poser tout ça, de confron-, de confronter un petit peu toutes mes idées avec les actionnaires initiaux de l'agence.

06:03Margaud : Et puis de dire : « OK, go, on y va et on essaye. »

06:06Steph : Qu'est-ce qui t'a fait sauter le pas ? Qu'est-ce qui a fait que tu te dis : « Allez, j'y vais. »

06:10Margaud : En fait, j'étais intimement persuadée que je pouvais le faire, que j'allais le faire. Moi, j'ai un pilier dans la vie, c'est mon mari. Et, ça, de toute façon, on a beau dire, j'ai pas besoin de son aval, mais la confiance qu'il m'apporte aussi dans ces moments-là est hyper importante.

06:29Margaud : Et donc, il m'a dit, hein, un peu : « Qu'est-ce qu'on a à perdre ? »

06:34Steph : Et

06:36Margaud : Et c'est, ça, je sais ce qu'il va chercher en moi quand il dit ça. Donc j'ai dit : « OK, go, c'est vrai. Qu'est-ce qu'on a à perdre ? » Qu'est-ce qu'on a à perdre ? On était en train de fonder une famille, on était en train d'acheter un appart.

06:46Margaud : Enfin bon, bref, qu'est-ce qu'on a, bah on a quand même beaucoup à, beaucoup à perdre. Mais voilà, on s'est lancés, c'était à deux. Et en fait, le fait que j'aie son aval, même si j'allais être à la tête de l'agence, que fact-factuellement, il l'est pas, il était pas à ce moment-là, en tout cas, dans l'agence, bah c'était merveilleux de se dire que j'étais pas seule.

07:04Margaud : Il y a cette, cette décision-là qui était peut-être un peu, difficile au début.

07:09Steph : Mais toi, à la base, tu te des- prédestinais pas du tout à être entrepreneur, chef d'entreprise. Qu'est-ce que tu voulais faire avant ?

07:15Margaud : Moi, je me suis toujours dit que, j'avais un- J'avais un problème avec la hiérarchie, j'avais un problème avec le fait de pas exister, qu'on me prenne pas en considération, le fait d'être un pion, de tout ça.

07:29Margaud : Alors c'était ma, c'était un peu, tu sais, genre, ma, mon ambition personnelle de, d'exister d'une certaine manière. Et, j'avais besoin de faire preuve de créativité. J'avais besoin, de prendre des décisions, ou au moins que m-m-m-, ce que mes pensées soient entendues. J'étais pas quelqu'un de très ambitieuse.

07:52Margaud : Moi, mon but dans la vie, c'était d'être heureuse. Donc, après, j'allais trouver quelque chose qui allait me rendre heureuse.

07:56Steph : Déjà pas mal, ouais.

07:56Margaud : Ouais. Mais donc, tu vois, à ce moment-là, je me, je, est-ce que j'avais peur de me confronter aussi à cette vision de moi, très, désireuse de développer ce projet-là Est-ce que j'avais envie de développer ce projet-là ?

08:12Steph : Ouais.

08:13Margaud : Sache que dans le projet de rachat, déjà, moi, y a un moment où j'ai failli, j'ai dit : « Là, si ça continue à être trop dur, je sortirai ». C'est pas mon but. Mon but, c'est que je développe un projet, mais si c'est pas ce projet, ce sera un autre projet.

08:24Margaud : Et à ce moment-là, moi, j'ai compris que mon but, c'était de développer un projet. Ça a été celui-là. Il me convient à merveille. Je me sens pleinement épanouie. Mais si ça avait pas été Pacôme produit personnalisé, est-ce que ça aurait été autre chose ?

08:38Steph : Oui, parce que si t'es OK d'en parler-

08:41Margaud : Ouais.

08:41Steph : On peut se dire : « Ah bah, c'est simple, tu rachètes une boîte à ta mère.

08:44Steph : Bah voilà, c'est ta maman, bisous ». Ouais. Mais, y a quand même eu des obstacles, des doutes, des frictions- Ouais, énormément. Dans ce truc-là. Tu veux bien en parler un peu ?

08:52Margaud : Ouais, je peux carrément. C'était génial de travailler avec sa mère. C'était marrant de le voir dans les yeux des gens. Ce : « Oh bah ça va, tu travailles avec ta mère Oui, mais y a beaucoup de choses de, bah, toujours identitaires, de se dire que, bah, qu'est-ce que tu vas aller chercher ? T'as, tu mélanges le pro et le perso. T'as souvent des mindsets différents dans le pro et dans le perso. Tu peux être totalement aligné, mais tu peux être aussi très différent.

09:18Margaud : T'as un besoin d'alignement dans ces cas-là, t'as un besoin de te pousser au maximum. Et, et t'as m, moi, j'ai ressenti un peu moins le droit à l'erreur. Ça m'a rendu, ça m'a rendu pas perfectionniste parce que c'est pas quelque chose que je suis, mais ça m'a rendu en tout cas, très volontaire dans cette, dans tout ce développement du bien fait.

09:41Margaud : Bien fait, toujours bien fait, toujours bien pensé.

09:44Steph : Parce que tu bossais avec ta mère ?

09:45Margaud : Parce que je bossais avec ma mère.

09:46Steph : Ouais.

09:47Margaud : Et que j'ai cette relation très privilégiée avec elle. Et ce qui a été dur, c'est le jour où on a parlé d'argent.

09:52Steph : Mh.

09:52Margaud : Et ça, je suis pas sûre d'apprendre à quelqu'un que parler d'argent en famille, c'est jamais très facile.

09:57Margaud : Donc, donc c'est, ma mère a monté cette agence à la sueur de son front. Elle l'a développée, elle a, elle a, elle est allée chercher les plus gros clients. .. Racheter l'agence parce que c'était un rachat et que ça a été un choix qu'on a fait aussi ensemble, que je le, que je la rachète à un prix qui a été acté, qui a été revu, qui a été renégocié.

10:20Margaud : Enfin voilà.

10:21Steph : Nous, t'es rentrée dans une vraie négo déjà.

10:23Margaud : Ouais. Et c'est pas facile.

10:24Steph : Ouais.

10:25Margaud : Et moi, j'ai beaucoup de copains qui ont été dans le reprenariat familial et on est tous passés par les mêmes, les mêmes phases de confrontation, de crise, de crise familiale totale parce que ça déséquilibre tout, parce que tout est remis en question, parce que ces moments du dimanche que tu te retrouves en famille, comment est-ce que tu fais le distinguo avec ta semaine qui s'est mal passée parce que la négo n'est pas passée, tu vois

10:51Steph : Qu'est-ce que tu donnerais comme conseil à quelqu'un qui se retrouverait dans ton cas ou qui aurait envie de reprendre une boîte familiale ?

10:58Margaud : D'être accompagné.

11:00Steph : Toi, t'as été accompagnée ou ?

11:01Margaud : Un peu, ouais.

11:02Steph : Ouais.

11:02Margaud : Un peu. Et puis et puis j'ai de la chance moi, dans mon environnement, de, d'avoir mes sœurs qui nous accompagnent énormément, 'fin d'avoir mes oncles, mes tantes.

11:15Margaud : 'Fin bref, on a, on a une dimension très entrepreneur dans la famille et donc on a, on a eu beaucoup de conseils. Est-ce qu'on avait trop de fierté à ce moment-là ? Peut-être. En tout cas, on a été accompagnés, c'était génial, mais on aurait dû le faire plus tôt Plus vite plutôt. Et donc, avoir un a, un acteur extérieur, je pense que c'est primordial pour justement sortir de l'émotionnel.

11:43Steph : Merci. Alors maintenant, si t'es OK, quand nous, on s'est revues- Ouais. Ça faisait quoi ? Ça faisait un an que t'avais...

11:52Margaud : Ouais, à peu près. Un peu plus d'un an, ouais.

11:54Steph : Et moi, je me souviens, je vois passer un random post sur LinkedIn où t'étais à un event où, que j'a, auquel j'avais voulu assister. J'avais pas pu y aller.

12:02Steph : Ouais. Et je vois que, ben, t'as... Voilà, je vois CEO, Agence Pacôme, je dis : « Tiens, c'est marrant, Margaud est entrepreneur. Je te rappelle. » On se voit pour dire, je pense qu'il y a peut-être un truc. Tu te souviens de cet appel ou pas ? Ouais.

12:12Margaud : Je me souviens de- Tu faisais

12:13Steph : Quoi ? T'étais où quand je t'appelle ?

12:14Margaud : Je me souviens, c'était en novembre.

12:17Margaud : J'adore le mois de novembre pour une raison très simple qui est le mois de mon anniversaire, le neuf, pour information. Non, en gros, je me souviens que, en fait, j'étais trop contente de lire ton message. J'ai rien vu venir, il faut le savoir, mais j'étais trop contente de voir ton message et de pouvoir engager une conversation parce que c'est...

12:36Margaud : Moi, c'est ce que je vais chercher aujourd'hui, et depuis que j'ai repris l'agence, c'est des conversations intéressantes, un peu challengeantes, des remises en question perpétuelles et c'est ça qui est génial et j- c'est ce que j'adore. Donc quand tu m'as contactée, quand tu m'as appelée, quand tu m'as dit : « Ben, on se voit », quand je suis arrivée, que tu m'as challengée que je me suis sentie beaucoup trop challengée et en fait, et en même temps très en confiance, je sais qu'en sortant de ce rendez-vous, je me suis dit : « OK, moi, c'est ça que je veux Mh. Je me suis dit : « Moi, je veux closer comme ça ». Je, alors que tu m'avais pas encore closée pour info. Mais dans ma tête, tu l'avais déjà fait et tu le savais. Et tu m'as appelée une fois, deux fois, trois fois. Mais parce que, parce que je te, je te décalais, je te disais pas non. Et j'étais s-, j'étais, c'était engageant. Et, ah ouais, je me, je me, je m'en souviens très bien. Et vraiment, j'ai eu ce sentiment de Vas-y, go

13:33Steph : Ouais.

13:33Margaud : On y va.

13:34Steph : C'est marrant, moi, il y a un truc qui m'a vachement marquée dans notre rendez-vous. C'était ce moment où on parle chiffre évidemment. Et tu me dis que t'étais à un dîner, tu vois.

13:48Steph : Et je dis : Bah ouais, c'est quoi ton objectif ? Tu me dis : C'est marrant que tu me demandes ça. J'étais à un dîner l'autre jour et genre on m'a posé cette question et t'étais vraiment pour moi dans une tension que je trouve, on a un peu dénouée aujourd'hui, mais de, Bah, t'as dit : Moi, j'ai lâché le million.

14:02Steph : Je sais pas ce qui m'a pris en même temps. Je sais que, Mais en fait, pourquoi je m'interdirais d'y aller ? Mais en même temps, de le dire, je me suis jamais vue comme... Comment je vais y aller ? Ouais ouais ouais. T'étais un peu en mode, je me suis jamais vue comme genre la start-up en hypercroissance. Donc dire million, c'est un peu symbolique, ça me fait un peu peur.

14:16Steph : Et en même temps, genre, j'ai quand même bien envie d'y aller.

14:19Margaud : Mais je sais pas si tu te souviens de ce que je disais. Je disais que, Je disais : Moi, j'étais en croissance maîtrisée.

14:24Steph : Exactement, je me souviens. Et on a bien tiré dessus, ça, c'est genre

14:27Margaud : Ça veut dire que ça veut rien dire. Non, je suis en croissance maîtrisée.

14:30Margaud : Tu sais, moi, je mets un équilibre vie pro, vie perso, je me cachais derrière mon petit doigt. C'est quand même mon expression préférée parce que c'était vraiment ça. C'était genre : Waouh, il faut pas aller trop vite. Et en même temps, j'allais vite à ce moment-là et je pense que j'avais peur de ce que j'allais encl-enclencher encore.

14:46Steph : Ouais. C'est marrant parce que ça me fait penser aussi ce que tu dis à un truc que je vois parfois. On pense souvent qu'on a peur d'échouer. Bah normal, on a peur d'échouer. Mais il y a aussi un autre truc derrière. Parfois, c'est la peur de réussir. Ouais. Qui, C'est pas qu'on a peur de réussir, c'est que réussir, parfois, ça amène à des changements, ça va amener à des nouvelles incertitudes.

15:07Steph : Exactement. Sur l'équipe. Enfin voilà, on va en parler, mais il y a plein de trucs quand tu commences à atteindre un niveau de succès, en réalité, bah, c'est juste des nouveaux problèmes, des nouveaux challenges. Ouais. Et donc-

15:18Margaud : C'est un inconnu qui fait peur.

15:19Steph : Ouais, exactement. Et donc moi, j'avais ressenti ça chez toi, parce que je pense que t'es pas quelqu'un qui a peur de l'échec en soi.

15:25Steph : Tu vois ce que je veux dire ? Même reprendre la boîte, se planter, en fait, en mode it's gonna be fine.

15:29Margaud : Ouais.

15:30Steph : En revanche, assumer un certain niveau de ambition, de réussite, tu te dis : Ah, mais en fait, les implications de ça.

15:36Margaud : Ouais, c'est un peu ce truc de : je peux facilement me remettre en question. Je peux difficilement me valoriser.

15:43Margaud : Et donc, tu vois, c'est ce juste milieu de dire : Bah vas-y, moi, une, je me valorise en me remettant en question parce que j'arrive à améliorer, j'arrive à tout ça et j'ai remis en question et c'est hyper intéressant. Tu vas me dire : Ah là là, t'es la best. Je vais te regarder, genre, je sais pas ce que tu me racontes Et alors que tu me dis un peu la même chose que ce que j'ai dit différemment, enfin tu vois.

16:02Steph : Ouais

16:02Margaud : Ouais. Mais voilà. Mais donc ouais, c'est exactement ça. C'est se dire : Comment ce million, je l'avais en tête C'était tout et rien en même temps. C'était un peu un goal, tu vois, de ok, la crédibilité, je vais l'avoir.

16:19Margaud : Je vais un, je vais passer à un gros step avec ça. Comment je vais y arriver à ce moment-là ? Je vais pas te mentir, je sais pas, je sais pas ce que j'avais en tête, tu vois. Mais je me suis dit que si tu m'accompagnes, peut-être que j'allais y arriver.

16:30Steph : On n'est pas, on est, on est en live. On est

16:32Margaud : Bien, on est bien, on est bien.

16:33Steph : On est bien, on est bien. Donc qu'est-ce que tu t'es dit à ce moment-là ? Justement, on se quitte. Je m'en souviens en effet. Ouais.

16:40Margaud : Je dis : Bon

16:42Steph : On le signe le deal.

16:42Margaud : Alors... T'es devenue toute rouge, t'as dit non. Non.

16:46Steph : J'ai dit ok. Faut que je

16:46Margaud : Réfléchisse.

16:47Steph : Mais j'avais confiance. C'est marrant, parfois, c'est... Les gens ils disent : Bah, je te rappelle demain et tout.

16:52Steph : Mais je me suis dit...

16:53Margaud : Ouais.

16:54Steph : Dans ton cœur, je savais que

16:56Margaud : T'étais win. Mais

16:57Steph : Toi, qu'est-ce que tu t'es dit en vrai ?

16:58Margaud : Il y a une question de .. Alors déjà d'argent.

17:05Steph : Ouais.

17:06Margaud : J'ai, je suis quelqu'un, j'ai pas peur de dépenser. Parce que je pars du principe que pour me développer, j'aurais ce besoin d'investir et que c'était un vrai investissement.

17:16Margaud : Sauf que là, je devais investir sur moi-même. Et là, on y va. Et là, tu vois, j'ai, je savais que, je pense que j'ai pas anticipé le chantier total que j'allais enclencher, mais je sentais que je mettais le doigt sur quelque chose et et c'est ok. Est-ce que j'ai le, est-ce que j'ai les épaules Est-ce que c'est maintenant ? Déjà, est-ce que c'est maintenant ? Est-ce que j'ai la bande passante ? Mais en même temps, si c'est pas maintenant, est-ce que c'est, enfin bref. Et le timing était parfait parce que c'était la fin d'année, donc c'était pour janvier. Donc en fait nouvelle année, nouveaux, nouvelles, nouveaux objectifs et on y va.

17:51Margaud : Et donc je me souviens de un peu ce, cette peur un peu bloquante de dire : allez go, je vais te le mettre de côté et on en reparlera à un moment. J'ai processé et tout. Et le jour où j'ai signé, c'était quoi ? Trois semaines, un mois plus tard ?

18:10Steph : Un

18:11Margaud : Peu plus. Je pense que c'était avant. Avant ? Je sais que tu m'as appelé deux vendredis de suite.

18:15Margaud : Je me souviens, on s'était dit vendredi. Tu m'as dit : c'est quand le mieux ? Vendredi. Alors que j'étais là, dans ma tête, j'étais là, jamais le vendredi, je réponds .

18:21Steph : J'étais genre vendredi seize heures, je t'appelle. Oui, mais non. Je pense que ouais, je pense que j'ai peut-être dû, j'ai dû te rappeler une fois.

18:29Steph : Ouais, deux fois. Je rappelle rarement un, plus que ça. Après, je suis genre bah bye. Mais ouais, je pense c'est ça. Une ou deux semaines après.

18:35Margaud : Mais c'est pour ça. Et moi en fait, ce que j'aimais bien, c'était que il y avait un vrai bon allez, on y va ou pas ? Et c'est pas c'était pas insistant, c'était juste est-ce que tu es prête Et à ce moment-là, moi, j'avais un peu un je sais pas. Je sais pas. Je sais pas. Je sais pas. En plus, décembre, c'est un énorme mois pour nous. Et donc c'était un peu le ouais, mais là, je suis full opérationnelle et comment je vais faire et tout. Et je, mais j'ai eu ce soulagement en signant, j'ai eu ce truc de allez go, on y va.

19:05Margaud : Et je savais que 2025 allait être une année hyper challengeante.

19:11Steph : Et ça l'a bien été.

19:11Margaud : Oh waouh !

19:12Steph : Et donc on peut rentrer un peu dans peut-être tes premiers mois.

19:16Margaud : Ouais.

19:16Steph : Ouais, tu te souviens, je pense, de tes premiers Big JAB, tes premiers mois chez JAB. Tu veux m'en parler un peu ?

19:24Margaud : Ouais, c'était, alors c'était hyper impressionnant parce que, moi, je suis quelqu'un qui est, je me considère presque un peu pas sauvage, mais un peu, voilà, je, j'ai besoin de comprendre tout mon environnement.

19:37Margaud : Et donc moi, mon environnement, je le connais, je le maîtrise dans un sens et tout. Et donc là, j'arrivais dans une sorte de jungle, tu vois, où il y avait beaucoup de gens et c'était assez, c'é-c'était assez impressionnant. J'étais plutôt bien, j'étais plutôt contente. Et je me suis vue au fur et à mesure des semaines, comprendre l'ampleur qu'allait prendre, tout cet accompagnement. Le premier jour, hyper en confiance, hyper chouette. On prend les bases, on participe, c'est génial, OK. Et puis le premier jour, je me pose à mon bureau, je vais appeler, je te dis que je vais appeler. Tu me dis : OK, j'attends. Oui, je vais appeler. OK, j'attends. OK, elle va vraiment attendre. Et bref. Et pour que finalement, je décroche mon téléphone, que je sois soulagée que le premier appel ne décroche pas.

20:32Steph : De ouf.

20:32Margaud : Mais de me dire : OK, je l'ai fait.

20:34Steph : On a tellement tous vécu ça. Mais bien sûr. T'as les paumes un peu moites, t'appelles et en fait, low key, t'es un peu genre : Yes, putain, il a pas décroché.

20:43Margaud : Et puis, la force que j'avais, c'est aussi, c'était que j'avais déjà la base de données de tous les anciens clients qui avaient été plus ou moins rappelés.

20:52Steph : Yes. On va revenir là-dessus parce que ça, c'est un gros challenge. Et je pense que pas mal de gens se reconnaîtront. Toi, t'as... Bah un, on joue, repris la boîte de ta mère, donc il y a des clients existants n'importe quelle boîte.

21:04Margaud : Ouais.

21:05Steph : Et un réseau qui est, assez fort. Je le mets en note pour pas qu'on oublie, mais je trouve qu'il y a un truc particulier qu'on a essayé de bosser ensemble, c'est comment est-ce qu'on s'appuie sur notre réseau pour aller chercher plus de business et on essaye d'étendre aussi, tu vois.

21:20Steph : Ouais. Et petit à petit, on va se créer des nouveaux trucs. Mais je le mets de côté parce que je veux pas détourner de tes premiers Big JAB.

21:27Margaud : Oui.

21:28Steph : Où tu es toujours dans la jungle. Ça commence à décrocher, genre des gens

21:33Margaud : Décrochent le téléphone. Ouais, les gens décrochent le téléphone. Je comprends un petit peu, moi, le discours que je peux avoir. Et puis surtout, je comprends que, la méthodo, est simple Pour avoir un rendez-vous et que moi, mon challenge sera pas là. Donc, c'était, c'est ça qui était agréable. C'était de me dire que, ben, finalement, toutes ces listes que je me crée, d'avoir ce côté souriant, friendly, parce que c'est le ton que moi, je veux employer, explicatif du, de ce que j'ai développé.

22:11Margaud : Enfin bref, tout était plutôt, tout me semblait plutôt facile. Et le vrai challenge allait être après, lors du rendez-vous et où, ben, le côté friendly doit être mis différemment et où c'est ça. Donc mes premiers Big JAB, là où j'étais contente, de, d'avoir eu, d'apprendre cette méthodo, de, et puis de rencontrer des gens surtout-

22:33Steph : Mh.

22:34Margaud : De rencontrer des sales. .. Moi, je me, je, j'ai aimé justement rentrer dans cette communauté, d'entrepreneurs, de repreneurs, de sales où tout le monde se parle, où tout le monde se confronte, où tout le monde se motive- Mh. Où il y a une bienveillance, où c'est, c'est sortir de son bureau quand tu es entrepreneur.

22:56Margaud : En plus, quand tu es seul, tu sors de ton bureau, t'y vas, tu vois des gens, tout le monde s'intéresse à toi. Et c'est tellement plaisant. Tellement plaisant de se dire que tu sais que tous les mardis, tu vas voir des gens et tu vas leur dire : Ah ben alors là, moi, cette semaine, j'ai eu du mal avec ça.

23:18Steph : Mh.

23:19Margaud : Et donc, tu vois, vous aviez mis en place le système de buddy, vous aviez mis en place... Enfin, moi, tout, c'est toutes ces notions humaines où tu peux poser un maximum de questions ou dire : Bon allez, go, vas-y. Je sais que là, c'est dur, mais c'est normal, ça va pas décrocher. C'est plombant, mais ça va le faire.

23:36Margaud : Bon ben, il t'a dit non. T'inquiète, moi aussi, j'en ai eu. Et en fait, tu rentres dans ce système de d'auto-coaching quand toi, t'as été coaché. Et en fait, là, c'est une, c'est un cercle vertueux.

23:45Steph : Ouais.

23:47Margaud : Et et oui, les cold call, ça a été super dur. Non, je suis toujours pas super à l'aise avec les cold calls, mais la nécessité de le faire, c'est aujourd'hui inscrit totalement moi dans ma mentalité chez Pacôme.

24:03Steph : Et d'ailleurs, tu le disais, j'ai pas mesuré le chantier total. J'aimerais bien qu'on parle aussi de l'impact que ça a eu sur ton équipe. Parce que évidemment, comme moi, je te suis de fort près, je sais que ça a bouleversé pas mal de trucs dans la culture Pacôme.

24:19Margaud : Énormément. Et

24:20Steph : Je pense que c'est intéressant pour les gens qui nous écoutent de voir comment est-ce que finalement, travailler sur ta culture sales, ça peut impacter la culture de ta boîte chez des gens qui sont pas sales, mais en fait qui doivent adopter un certain mindset aussi.

24:34Margaud : En fait, nous, quand j'ai commencé JAB, on avait des leads quotidiens, on avait des demandes très très fortes tout le temps, des mises en relation et tout, donc c'est génial. Mais en fait, le fait d'avoir commencé JAB, il y a eu un moment où j'ai compris, en prenant du recul. En fait, déjà, ça m'a fait prendre du recul, ce qui est déjà super intéressant.

25:01Margaud : J'ai fait tout ce que j'adore faire. J'ai rebrandé, j'ai renommé, j'ai fait tout ça. Ça, c'est de la communication, j'adore ça. Il y a de la strat et tout, c'est intéressant. Toutes les notions commerciales, moi, c'est des choses que j'ai jamais eues. J'ai pas cherché à avoir non plus. Donc, et donc en fait, quand j'ai commencé JAB, donc, ce recul-là que j'ai eu, c'était, en fait, on est exécutant.

25:26Margaud : Et la frustration qu'il y a là-dedans, est énorme parce qu'on est dépendant émotionnellement aussi, mais financièrement et émotionnellement des demandes entrantes. Quand il n'y a pas de demande entrante, on n'a pas de logique de comment est-ce qu'on va aller chercher les clients. Donc c'était génial parce qu'on avait une puissance en termes de crédibilité, que voilà, on n'avait pas besoin, mais comment est-ce que demain, on allait se développer si on ne maîtrisait pas l'accompagnement client.

25:57Margaud : Et donc, en fait, d'un, d'une exécution d'une demande de : j'ai bien reçu votre demande, ben voilà mon devis On est, bah, on se voit, on fait une visio, on comprend, c'est pour qui, c'est quand, c'est comment. Et, et vous inquiétez pas, je parlerai de Pacôme à un moment, mais, mais là, j'ai besoin de comprendre qui vous êtes. Recentrer sur le client, apporter de l'humain, sortir de l'ordinateur. Et aujourd'hui, tout le monde le fait à l'agence. Personne le faisait il y a un an et demi.

26:26Steph : C'est ouf. Et d'ailleurs, dans ce que tu dis, j'ai eu un flashback de notre rendez-vous aussi. Parce que, évidemment, on en avait discuté.

26:33Steph : Quand t'as des leads, c'est rarement les CMO qui mettent des leads sur ton site. Et je me souviens d'avoir eu ce diagnostic un peu, de dire : Bah, tu vends du B2C un peu. 'Fin, tu vois. Il y avait eu ce truc de, en fait, là, tu fais des ventes en B2B comme si tu faisais du B2C. Parce que, et du coup, tu, on rentrait dans le truc commoditisé.

26:56Steph : Surtout sur des trucs, ce que je trouve vraiment intéressant avec le, ce qu'on a bossé chez Pacôme, et on va peut-être rentrer dans les détails de ça, mais c'est magnifique tas. Si nos auditeurs nous regardent en vidéo. Pacôme. Bien sûr, petit marquage à l'intérieur. Ouais. Tu vends, des objets. Et en fait, genre, encore plus qu'un SAS, le risque de commoditisation à l'ère d'Alibaba et tout, il est énorme.

27:20Steph : Donc en fait, le challenge de passer sur de la, moi, ça m'a grave excitée, excited de travailler là-dessus avec toi, au-delà de, tu vois, je pense nos personnalités et le fait que il y a une bonne compatibilité humaine. Mais le challenge business, je trouve que c'est fort, tu vois. Parce que, autant aller vendre, y a des gens chez nos clients qui vendent des SAS complexes, des trucs nucléaires où bah, ça paraît assez évident la vente de valeur.

27:45Steph : Autant sur de l'objet, tu vois, le travail qu'on a fait depuis un an et demi, t'en parlais, de repositionnement, de stratégie, de plus faire commoditiser, il était vraiment trop bien. Est-ce qu'on peut vendre des choses un peu B2C-esques en mode vente de valeur ?

28:00Margaud : Ouais.

28:01Steph : Et ça, je trouve que intellectuellement, c'était hyper stimulant et en termes de leadership sur ta vente-

28:06Margaud : Ouais

28:07Steph : Exactement.

28:07Steph : Ça demande beaucoup aussi.

28:08Margaud : En fait, comment se, comment aujourd'hui, on va se différencier ? Comment est-ce qu'aujourd'hui, on va valoriser ? Moi, c'est ce que j'essaie d'expliquer aux équipes, c'est Bien sûr qu'il y a des gens qui vont continuer de regarder sur Google, mais c'est pas un souci. C'est pas, c'est pas ça qu'on va chercher, nous.

28:24Margaud : Aujourd'hui, nous, on va, on est devenu partenaire de nos clients. On a, on a adopté cette notion de co-création d'offres. C'est-à-dire que quand on va voir un client, c'est : OK, vous êtes qui ? À qui vous vous adressez ? Et pas un : Ah tiens, vous voulez mille gourdes ? C'est trop bien. Non, c'est : Ah ben, si vous voulez des gourdes, OK, mais est-ce qu'on peut essayer de rembobiner un tout petit peu Est-ce, pourquoi ce produit ? C'est pour quand ? C'est tout ça. Et en fait, en gros, en fait, sortir de cette dimension de produit et dire : Ben voilà, on va vous accompagner, on va vous trouver des solutions, on va vous dégager la bande passante que vous n'avez pas pour ça. C'est une charge, y a aucun souci.

29:05Margaud : Et nous, on va gérer, tout le process intégral de la production à la manutention, à la logistique, au stockage. On va tout pousser en termes de packaging et tout. On met le curseur où vous voulez, y a pas de problème, mais surtout, c'est un métier. Comprendre quel matériau il faut avoir, comprendre pourquoi est-ce que vous devez prendre cette gourde et pas celle-là, pourquoi est-ce que vous devez la mettre dans un packaging en carton et pas, et pas dans un tote bag qui va être distribué après.

29:35Margaud : Enfin bref, enfin... En plus, je parle avec, sur des produits qui sont très lambda, mais grosso modo, c'est dire : OK, chaque produit, doit avoir son histoire et doit avoir une stratégie qui est développée. Et aujourd'hui, c'est former les équipes là-dessus. C'est, et c'est ce qui est assez, assez grisant.

29:55Margaud : C'est assez génial en fait de se dire que, on échange avec nos clients constamment. Moi, je dis tout le temps à mes clients, : Envoyez-moi des WhatsApp. Moi, je, justement, je suis là, enfin, je suis là pour ça, y a pas de problème. Sortir de l'opérationnel, j'y arrive pas vraiment parce que j'adore accompagner les clients.

30:16Steph : Ouais.

30:17Margaud : Je suis plus dans la prod, mais je suis dans l'accompagnement des clients.

30:19Steph : Ouais, c'est important. Je pense que c'est vrai qu'on a fait un refocus, 'fin, ouais, un refocus sur le client au centre. Et je suis curieuse de savoir, est-ce que tes clients, historiques-

30:28Margaud : Ouais.

30:29Steph : Ils ont remarqué ce shift Ouais. Tu sens que y a, y a eu des trucs où ils se disent : Ah ouais.

30:34Margaud : Oui. Oui, dans une logique totale, je pense que sans effet waouh, de leur côté, plus un, un confort qu'on leur a, qu'on leur a apporté.

30:47Steph : Ouais.

30:47Margaud : De dire : Bon ben voilà, stratégiquement, on fait ça depuis des années. Moi, ce que je veux, c'est, déjà comprendre, est-ce que vous êtes satisfait de tout ça Et comment on va améliorer l'intégralité ? C'est, votre année, vous la voyez comment ? Comment s'est passée votre année d'avant ? Comment tout ça ? Et en fait On a d'autant plus fidélisé. Et on sait qu'on les a fidélisés grâce à ça. Parce qu'on se soucie d'eux, parce qu'on a recentré, parce qu'on n'attend pas leur mail pour savoir si ça va et s'ils ont des besoins.

31:20Margaud : Parce qu'on pense à eux et qu'on leur envoie des propositions en disant : j'ai pensé à vous pour ça. Parce qu'on sait qu'on a fait ça. Mais c'est pas, on leur propose pas un produit, on leur propose toute toute toute l'offre autour.

31:30Steph : C'est très stylé. J'ai une question qui... Non, mais c'est vrai.

31:33Margaud : Moi, je suis remerciée.

31:33Steph : Voilà, de rien.

31:35Margaud : Allez, on s'arrête.

31:36Steph : Ce qui est intéressant, parce que nous, ça fait un an et demi qu'on bosse ensemble maintenant. Il y a quelques clients avec qui on bosse depuis peut-être trois, quatre ans. Et en fait, de voir l'évolution, la perspective de aussi pouvoir faire naître des collaborations entre jabbers.

31:52Steph : On n'en a pas parlé, mais il y a des gens avec qui tu collabores dans la communauté, etc. Mais surtout, au-delà de ça, de voir l'impact global qu'on peut avoir, tu sais. On se dit tout le temps quand on vient chez JAB au début, c'est pour genre le cold call. J'arrive pas à le faire toute seule.

32:09Margaud : Exactement.

32:09Steph : Donc vas-y, je vais faire ça. Ok. Et puis, on le voit dans chaque client que j'interview, finalement, il y a une transfo un peu intime qui s'opère. C'est mes prochaines questions. Donc voilà. Et au-delà de ça, chez le fondateur ou la fondatrice, il y a ce truc-là. Et en fait, à partir de ces dix-huit mois, un an, dix-huit mois, tu vois aussi le reste de l'organisation qui est emmené avec ça.

32:34Steph : Même des gens qui sont pas du tout sales, qui sont chefs de projet, qui en fait ont aussi cette culture, comme tu disais, de la chasse, d'être à l'initiative, d'être toujours centré sur le client. Et donc, je trouve que c'est cool de nous de prendre ce moment pour un peu dresser le constat.

32:49Margaud : Ouais. Non non non, mais je suis complètement alignée et c'est juste de se dire...

32:53Margaud : C'est ça dont je te parlais ou que j'avais pas anticipé. Moi, je me disais : Vas-y, je suis pas sales.

33:01Steph : Ah là là, ça, c'était ta grande phrase.

33:03Margaud : J'arrêtais pas à dire : Je suis pas sales. Et d'ailleurs-

33:05Steph : Je serai jamais. Je serai jamais. Attention, Steph. C'est pas mon truc.

33:09Margaud : Et en fait, je... Aujourd'hui, je sais pas quelque chose que je dis parce que ça veut rien dire.

33:16Margaud : Mais je me souviens de ce truc de : J'ai tout à apprendre, je connais rien, mais qu'est-ce qui va se passer ? Ça va être terrible et tout. Et en fait, il y a eu, bah voilà, un big jab, deux big jab, trois big jab, un mois, deux mois, trois mois. Et en fait, ce qui est génial, c'est que, 'fin ça a été énorme. Moi, 2025, ça a été une année de chantier, mais ..

33:39Margaud : Et j'ai creusé des fondations et je t'ai rebâti tout. C'était énorme. Et aujourd'hui, moi, je le dis et très honnêtement, les résultats sont incroyables.

33:51Steph : Tu veux qu'on en parle un peu ?

33:52Margaud : Moi, si tu veux.

33:53Steph : Parlons results. Moi, j'ai envie de savoir. Bon, quelques chiffres, déjà.

33:56Margaud : Ouais.

33:56Steph : Et puis après, j'aimerais bien creuser un peu sur les résultats de toi.

34:00Steph : Toi, Margaud. T'as des chiffres un peu à nous partager ?

34:05Margaud : Ouais, quand j'ai récup l'agence, on faisait à ce moment-là quatre cent mille de chiffre. On est aujourd'hui, l'année dernière à huit cent vingt cette année, on va passer le million.

34:28Steph : Mmmh. La prophétie du premier rendez-vous serait-elle vraie, Lol

34:33Margaud : En tout cas, voilà, on a tout, on est en état de marche pour ça, donc c'est génial. Moi, j'suis total, 'fin, c'est pour ça, je suis quasiment totalement sortie de l'opérationnel, mais de l'opérationnel pur. Moi, ce que j'appelle opérationnel, c'est vraiment les productions, c'est vraiment toute la gestion logistique, tout ça.

34:49Margaud : Ça, j'en suis sortie. Moi, je vais aller chercher des nouvelles opportunités. Je vais aller challenger la team pour que elles aillent justement, rencontrer leurs clients, qu'elles aillent, qu'elles aillent comprendre leurs clients, tout ça. Et donc voilà. Donc tu vois, on est, on est, quand j'ai racheté l'agence, on était deux.

35:09Margaud : Aujourd'hui, on est bientôt huit. Donc c'est, tu vois, c'est, je maîtrise ma croissance, tu vois .

35:15Steph : Et tu la maîtrises bien.

35:18Margaud : Non, mais c'est, et puis c'est agréable parce que il y a aussi toute une notion, c'est, de rentabilité-

35:23Steph : Ouais ...

35:23Margaud : Que j'avais moins et où on était dans une course effrénée vers le chiffre, sans diagnostiquer en fait, le résultat total.

35:34Margaud : Et ça a été un peu une claque pour moi l'année dernière aussi. Et Julien m'a vachement accompagnée là-dessus. Et Julien a cette façon de justement, mettre des petits mindsets, tu vois, et d'avoir des petits déblocages. Le premier, moi, c'était : « 'Fin, vous êtes, vous êtes pas là pour être aimée, vous êtes là pour être crédible

35:54Steph : Moi

35:56Margaud : J'ai dit : « Je comprends pas ce que tu me dis ». Margaud-

35:58Steph : J'dis : « Bien sûr que si, bien sûr que si, je suis là pour être aimée », tu vois. Bien sûr. Déjà, je peux être les deux.

36:03Margaud : Ouais. Et, et tu vois, genre, et en fait, oui, il y a beaucoup de choses comme ça et c'était step by step, il fallait y aller. Et donc, oui, les résultats de l'agence, aujourd'hui, j'en suis super fière. Se dire qu'aujourd'hui, on a réussi à avoir, on a plus de quatre cent quatre-vingt demandes depuis le début de l'année. On a un panier moyen qui a doublé. On a un taux de rentabilité qui est bon. On a un service apporté qui est incroyable. Donc c'est une fierté aujourd'hui de, ouais, de voir les résultats de l'agence.

36:38Margaud : Ça a été un chantier énorme, mais c'est incroyable.

36:40Steph : Bravo.

36:41Margaud : Merci.

36:41Steph : Un petit moment pour dire bravo. Et ce n'est que le début. Ouais. Et toi, dans tout ça ? Ouais. Qu'est-ce que, est-ce qu'il y a des choses dont t'auras plus jamais peur ?

36:51Margaud : Oui, globalement. En fait, je pense que ça m'a, ça m'a, ça m'a Ça m'a cadré dans tout mon discours.

37:07Margaud : En fait, développer l'agence, ça a été, 'fin, je vais utiliser des mots, faciles, mais ça a été naturel, ça a été facile. J'ai repris, j'ai fait ce que je savais faire, un peu la passion que j'avais développée. Trop bien. Bon bah tiens, on va aller par là. Vas-y, on va par là. 'Fin, voilà. Grosso modo, y a pas eu de, ça a pas été très stratégique.

37:28Margaud : Et donc, de devoir repositionner, de devoir, moi, me confronter dans les rendez-vous à certains clients, à certaines grosses têtes. Je suis dans un milieu macho. C'était, moi, j'ai un, j'ai un, très vite, j'ai un problème de confiance en moi, tu vois, et donc je vais me refermer totalement.

37:53Margaud : Et donc, y avait tout ça, c'était tout un mindset. Aujourd'hui, peu importe la personne qui me parle de l'agence, qui me parle de ce que je fais, qui me parle de quoi que ce soit, je n'ai, en fait, je n'ai plus de doute. Tu vois ce que je veux dire ? Ouais. J'ai une stabilité, globale dans tout ce que j'ai créé. Et cette année qui était l'année du redressement de la rent-rentabilité, en fait, c'était la dernière pierre qui me manquait à la stabilité. De dire : aujourd'hui, les filles, elles s- les filles, parce que majoritairement, ce sont des filles. Les filles, elles travaillent, elles savent pourquoi, elles savent où elles vont, elles savent comment elles y vont.

38:30Margaud : Et, et donc moi, aujourd'hui, les rendez-vous clients, trop bien. Appeler des personnes que je connais pas, je sais faire. Je dis pas que j'ai plus peur, mais je sais faire. Voilà. Et, 'fin, tu vois, genre, tout a été structuré, donc j'ai plus peur d'aller dans un salon et d'aller rencontrer des gens.

38:52Margaud : Et quand je te dis que moi, j'arrive chez JAB alors que, 'fin, t'as que des gens qui sont là pour la m- dans le même objectif que moi-

38:57Steph : Ouais. ...

38:57Margaud : Et où je suis intérieurement mortifiée. Ouais. Et où là, je me dis : bah, ok, il y a cet event, cet event, cet event. Ok, je vais y aller.

39:06Steph : Ouais. Je me souviens des simu qu'on avait fait comme tout le monde, les simulations d'event où- ...je dis quoi Je commence par quelle phrase ? Mais

39:14Margaud : Je vais pas parler à la bonne personne.

39:17Steph : Bah tout le monde se pose ces questions-là, mais on avait vachement entraîné. Et c'était vraiment bien. Tu me dis : ah, j'étais sur tel salon, j'ai vu telle personne, telle personne et tout. Donc non, et sur cette question-là, de du coup, être appréciée, être aimée ou être experte.

39:33Margaud : Justement, moi, je suis sortie de ce prisme, très personnel de besoin d'approbation dans le regard de l'autre. Et donc c'était se dire aujourd'hui, quand je me positionne, quand j'arrive en rendez-vous, je suis experte. Tu aimes ou tu n'aimes pas, peu importe, je suis pas là pour ça.

39:53Steph : Ouais.

39:54Margaud : Ça n'empêche que je me, je, j'aime beaucoup ressortir avec des potes.

39:57Steph : J'aime bien moi-même quand même.

39:59Margaud : Non, mais c'est pas mon, c'est plus mon but.

40:01Steph : C'est plus, ouais.

40:02Margaud : Et et c'est toujours un plaisir parce que c'est ce côté j'adore, j'ai un côté un peu festif, tu vois. Oui, j'adore faire la fête et j'adore aller boire des apéros et j'adore prendre des cafés, j'adore prendre des petits déjs.

40:15Steph : T'as le droit d'être une personne sympa quoi, quand même.

40:17Margaud : Exactement. Et tu vois, et c'est se dire .. Mais je sais que, et c'est un truc dont j'ai pas assez parlé, les simulations, moi, ça m'a tout changé. Parce que c'est - C'est se confronter avant même d'être confronté. Donc c'est, justement, en fait, ça débloque tout.

40:37Margaud : C'est drôle pour quelqu'un qui fait pas beaucoup de simulation comme moi .

40:41Steph : T'es un peu en train de me dire- Au début j'en ai fait. T'es où au training du mardi Lol . Je note bien dans un coin de ma petite tête. Non mais c'est marrant et c'est vrai ce que tu dis. On l'a vachement renforcé ces derniers mois, donc - Ouais.

40:55Steph : La partie training et la partie préparer le rendez-vous aussi. Parce que dans ce que tu dis, y a quand même, ce que je trouve intéressant dans tout ce que tu dis depuis tout à l'heure, ça m'interroge sur qu'est-ce que la confiance ? Tu vois. Comment se construit la confiance ? Et nous, chez JAB, on aime bien dire que bah, y a, y a trois piliers quoi.

41:13Steph : Il y a un peu ce que tu disais au début : OK, j'ai capté la méthode. OK, voilà, il faut avoir telle approche, le discours, la fameuse sale story, le script, le truc. OK. Mais ça suffit pas.

41:24Margaud : Non.

41:24Steph : Il faut, l'entraînement, cette espèce de conviction que en fait, t'as rejoué la scène assez de fois-

41:30Margaud : Complètement.

41:30Margaud : Pour

41:30Steph : Te dire genre : it's gonna be OK- Ouais. Le jour où ça arrive. Et bah, y a un peu ces déclics de mindset aussi, dont Julien a le secret, le sniper. Mais- La puissance

41:41Margaud : De Julien.

41:42Steph : Non, t'as dit quoi ?

41:43Margaud : La puissance de Julien.

41:44Steph : Ouais, la puissance de Julien ouais. Et et donc en fait, ces combinaisons de ces trois trucs-là, c'est ça qui construit la confiance.

41:52Steph : Et je trouve qu'on l'entend bien dans ton expérience de chez JAB où t'es quelqu'un qui a pris, aussi, pour moi, t'es une jabeuse qui me marque comme quelqu'un qui est, qui se connaît quand même assez bien-

42:06Margaud : Mh.

42:07Steph : Et qui sait de quoi elle a besoin, qu'est-ce qu'elle vient prendre, tu vois ? Ouais.

42:11Steph : Alors parfois, faut, je ne sais pas que tu as besoin de plus de hardcore

42:16Margaud : Mais je pense que c'est... Mais peut-être qu'un jour tu le comprendras. Je crois que tu n'as pas besoin de plus d'appels, mais je crois que- Oui mais

42:22Steph : T'as raison. Tu vois ce que je veux dire ? Ouais. Et t'as construit un peu ce truc-là en te l'appropriant un peu à ta sauce.

42:27Steph : En fait, un an et demi plus tard, bah, les résultats parlent quand même d'eux-mêmes.

42:31Margaud : - Mais tu vois, c'est un an et demi, mais c'est un an où vraiment, il y a eu un taf hyper, intense sur le côté vraiment sales à proprement parler et où aujourd'hui, il y a une approche qui est plus OK, dimensionnée autour de Pacôme dans la globalité.

42:46Margaud : Non pas qu'avant, ça l'était pas, mais ça a été plus moi et aujourd'hui, je suis plus autour de Pacôme. Et ce que, ce qui est plus apaisant. Mais oui, moi, j'ai un, j'ai tout un travail autour de moi-même et de la connaissance de moi-même que j'adore faire.

43:00Steph : Ouais.

43:01Margaud : Justement, - Je s, je connais mes forces, je sais quand je suis à l'aise, pas à l'aise, je sais je sais diriger une conversation, je sais tout ça.

43:11Margaud : Parce que la communication, c'est mon truc. Mais je suis vite déstabilisée et c'est ça que j'ai, que j'ai compris aussi.

43:19Steph : Et c'est intéressant. Est-ce qu'il y a des trucs du coup que tu as bossé via JAB mais qui restent avec toi dans le reste de ta vie ? Est-ce que tu dirais que aussi toi, en tant que personne, peut-être en dehors des terrains purement business, il y a des choses qui ont bougé

43:35Margaud : Ouais. Logiquement, dans, je, moi, je me suis vue évoluer depuis un an et demi, dans tous les cas, dans toute la vision que j'ai, dans mon équi-, dans mon équilibre vie pro, vie perso, dans ma façon d'agir, dans ma façon de réagir, dans ma façon d'anticiper, dans ma façon d'organiser, dans ma façon juste de parler, juste de pas laisser filer, de...

44:00Margaud : En fait, y a un côté, très, très appréciable dans la, dans la, dans l- dans l'opportunité globale que tu peux voir dans ta vie. Je sais pas trop si je réponds bien à la question, mais grosso modo, c'est vraiment ce truc de, moi, ce que j'ai aimé, c'est, aujourd'hui, la posture que j'ai et l'équilibre dont je te parlais quand j'ai repris l'agence, de savoir si le pro, le perso, tout ça.

44:26Margaud : Moi, je sais que c'est un sujet énorme parce que, parce que j'ai deux enfants, parce que j'ai une agence, que je veux la développer, que, ben, mes enfants peuvent être malades, que tout ça. Enfin bref, qu'il peut se passer des choses. Comment est-ce que tu trouves ton juste milieu ? Comment, ta culpabilité ressort Comment est-ce que, et comment, en fait ? Ben, en étant alignée avec tes objectifs, en étant plus carrée. Si jamais je faisais mon gros tous les lundis, par exemple. Enfin, tu vois. Non, mais tu vois, genre, honnêtement, c'est tous les outils qui te permettent aujourd'hui, enfin, qui me permettent aujourd'hui, globalement, moi, de, d'avoir un super équilibre.

45:03Steph : D'être plus sereine, tu dirais ? Ouais

45:04Margaud : Je pense

45:04Steph : Ouais. Un peu de sérénité sur ta vie globale.

45:06Margaud : Je suis pas quelqu'un, moi, je suis quelqu'un, je suis pas angoissée, je suis pas stressée, je me laisse pas trop emporter, mais j'ai beaucoup d'autres émotions qui prennent parfois le dessus. Et ..

45:15Steph : Genre quoi ?

45:16Margaud : Moi, je suis très vite, je suis très vite bloquée.

45:20Margaud : Et, mais parce que, parce que la peur, parce que, tu vois, je vais pas me mettre dans une situation d'inconfort.

45:29Steph : Mh.

45:31Margaud : Je, c'est pas, parce que je sais que ça va être inconfortable. Donc, je vais dire : "Non, c'est bon. Non, c'est bon, je le ferai pas. Merci." Et c'est pas grave. Je passe à côté d'une opportunité, c'est pas grave.

45:39Margaud : C'est co, c'est OK. Enfin, la vie est...

45:41Steph : C'est marrant parce que c'est tellement antithétique avec genre le fait que tu viennes chez JAB.

45:45Margaud : Ouais hein.

45:45Steph : Ouais, c'est drôle. Bah ouais. C'est vrai. C'est un peu JAB et ton inconfort. Choisis. Ou l'a été à un moment donné.

45:52Margaud : Moi depuis que je suis chez JAB, j'ai, je, j'ai recommencé à rougir.

45:58Margaud : Je t'en avais parlé, mais c'est un truc de... Qu'est-ce qui se passe ? Et tu vois, genre, c'était ça. Genre, je suis repartie dans un inconfort et jamais, moi, je me mets pas dans cet inconfort parce que je me connais, justement. Donc la vie est très bien comme ça.

46:12Steph : Ouais.

46:13Margaud : Voilà.

46:14Steph : Est-ce qu'il y a, une chose que t'aimerais dire un peu peut-être à tous les entrepreneurs qui nous écoutent et qui, justement, ont peur de sortir de cet inconfort Peut-être en, un peu en dernière question. Maintenant que t'es, de là où t'es maintenant

46:33Margaud : Um Qu'est-ce que je pourrais leur dire, tiens ? Qu'est-ce que j'aurais pu me dire, moi, il y a un an et demi ? Non, en fait, c'est juste, je pense qu'il faut se faire confiance constamment. C'est qu'en fait, au pire quoi sortir du, 'fin, sortir de son confort, rentrer dans un inconfort, combien de temps cet inconfort va durer ?

47:01Steph : Peut-être

47:02Margaud : Qu'il va durer une minute, peut-être cinq minutes le temps de se présenter chez JAB. Non, mais tu vois, peut-être que, et encore une fois, cet inconfort, il peut être dans beaucoup de sujets, mais en fait, si tu l'essayes pas, cet inconfort, tu ne sais pas si ça va être inconfortable.

47:15Margaud : Et moi, aujourd'hui, la situation dans laquelle je suis gr, chez Pacôme en ayant été dans cet inconfort, c'est aussi, c'est incroyable, justement. Donc c'est se dire, un inconfort, il peut être, de beaucoup de manières différentes, mais si vous ne passez pas cet inconfort, vous savez pas ce que vous allez gagner.

47:37Margaud : Et en vrai, il y a énormément à gagner en allant dans l'inconfort.

47:41Steph : Alors, j'ai encore des questions qui me viennent quand tu parles, mais ça va bientôt quand même être la fin. Mais non, en fait, il y a deux trucs. Et aussi, il y a un truc qui me marque chez toi et qui est intéressant. C'est genre, cet optimisme.

47:54Steph : Non, mais c'est vrai. Tu me le dis tout le temps, ouais. Mais c'est vrai, mais moi, ça me strike. À chaque fois- Le verre à moitié plein. Ouais, qu'il y a des trucs pas cool qui se passent et tout. Et en fait, ta réponse dit ça. Parce que c'est drôle, personne m'a répondu ça. Évidemment, je pose souvent la question.

48:07Steph : Déjà, en fait, si vous le faites pas, vous ne savez pas ce que vous allez gagner. C'est stylé comme réponse. Ah ouais, merci. C'est une belle façon de dire. Putain, ouais, je suis, je suis bien contente d'avoir posé cette question. Je t'ai même pas vu

48:14Margaud : Parler

48:16Steph : C'est vrai. Non, mais c'est vrai. Et le dernier truc, dont j'ai pas, j'ai pas envie de passer à côté, c'est : est-ce que tu as une anecdote, un peu un fait d'arme concret, un deal, un client, un truc Pacôme où tu te dis : ça, c'est ma victoire JAB, genre

48:32Margaud : Alors oui, je l'ai. Et c'est marrant, c'est à la fois une victoire et à la fois un gros échec. Mais c'est là où j'ai compris que mon mindset avait totalement changé.

48:44Steph : Vas-y.

48:45Margaud : J'ai eu un très gros brief. J'ai eu un très gros brief. 'Fin, on a livré un très beau client, fin d'année dernière. Et en février, j'ai un gros, je réussis à avoir un rendez-vous, c'est super.

49:01Margaud : Je suis sûre à ce moment-là d'être face à la décisionnaire et et c'est trop bien. Donc, j'ai rendez-vous, Je challenge, j'ai pas de souci, je pose plein de questions, c'est trop bien. Et en fait, je me rends comp, je, on raccroche, on fixe le next step, pas de problème. La semaine d'après, je leur présente l'intégralité de l'ac, de l'accompagnement que je peux avoir La ve, le matin même du rendez-vous, c'est pas même pas la veille.

49:27Margaud : Le matin même, je parle avec Val, mon associé et je lui dis : « Ça va pas. Je peux pas présenter la presse parce que je présente des produits. Je vais pas vendre des produits, c'est pas ce que je veux. Donc il me manque des choses, il me manque des infos. Mais donc là, en fait, ça va être horrible parce que je vais devoir refaire un rendez-vous.

49:46Margaud : Eux, ils pensent que je vais leur proposer des produits, je vais pas leur proposer des produits. » Elle me dit : « Pourquoi tu fais ça ? » Et je lui dis : « Parce qu'en fait, là, on va être exécutant et en fait, on n'en veut plus. Ils savent qu'on s'est exe, ils savent, on a déjà exécuté. Donc pourquoi est-ce que... Enfin, moi, c'est pas mon intérêt.

50:02Margaud : Et donc j'ai pris un énorme risque Qui n'a pas payé. Mais j'étais trop contente de l'avoir. En fait, c'est un échec, mais c'est une prise de conscience de dire : « Bah en fait, non. Non, je fais pas je vais pas sortir toutes mes slides avec le tarif a-a-adapté alors qu'en fait, on sait même pas tout.

50:25Margaud : On sait pas ce qu'ils veulent, on sait pas comment, on sait pas ce qu'ils ont déjà fait. » Bah si, factuellement, je savais un peu, mais... Et c'est pas ce que je voulais vendre. Et donc en fait, c'était une victoire dans le sens où, bah en fait, ça y est On n'est plus exécutant officiellement.

50:41Steph : Ça me fait penser à Ariel qui racontait lui qu'il a eu ce même type de déclic.

50:48Steph : Il va chez un gros cabinet pour vendre la solution. Il prend le train. À Rennes. Bravo, belle écoute. Je

50:54Margaud : L'ai écouté il y a pas longtemps.

50:56Steph : Il est là et il a eu ce même déclic. Il était en mode, ça va le faire, c'est juste une histoire de formalités. Il arrive, les dentistes lui disent : En fait frérot, on va prendre ton truc en gratuit, mais t'inquiète, on va te filer v'la les recos, on va te donner plein d'avis et tout.

51:11Steph : Et en temps normal, il aurait dit : Ouais, tu vois. Et en fait, il a fait non. Service égale valeur égale euro. C'est un peu le même...

51:19Margaud : Et c'est ce moment où tu te dis : Bah non, les gars. En fait, tu viens pas chez moi pour ça. Et je le sais que là, pour le moment, c'est un non. Parce qu'en plus, c'était un accompagnement pour le Tour de France.

51:30Margaud : Donc, tu avais un truc où l'exécution aurait pu se faire, mais en fait, on allait être en concurrence énorme avec des exécutants et que c'était...

51:39Steph : Plus ton terrain de

51:40Margaud : Jeu. Non, ce n'est pas mon terrain. Exactement, ce n'est pas mon terrain de jeu. Donc c'est une vraie victoire. Et c'est marrant comme j'ai une sorte d'apaisement depuis ça.

51:47Margaud : Tu vois genre de... Ok, pourquoi ce déclic, je l'ai eu quelques heures avant alors que j'aurais pu l'avoir avant, les appeler, les machins. Je l'ai fait et en plus de ça, je me retrouve avec deux personnes en visio, dont une qui a un casque qui fait autre chose en même temps et je me dis : Je suis pas du tout dans...

52:07Margaud : Ça va pas. Il y a rien qui va. J'ai pas l'attention. Ils viennent, ils veulent voir des produits, c'est pas mon métier. Donc c'est une vraie victoire. Je l'ai raconté à la team et on dit : On y retournera. Ça va aller.

52:24Steph : C'est marrant comme parfois, c'est des grosses claques dont tu as besoin. Bah

52:26Margaud : Ouais.

52:27Steph : Le petit électrochoc.

52:28Steph : C'est clair. Something needs to change.

52:31Margaud : C'est exactement ça.

52:33Steph : Margaud, merci beaucoup.

52:35Margaud : Merci à toi Steph. Est-ce que

52:35Steph : Tu as des choses que j'ai oublié de te demander, que tu aimerais ajouter ou est-ce qu'on est good ?

52:40Margaud : Ouais, je pense que tu vas me demander est-ce que je continue chez JAB, des choses comme ça.

52:49Steph : Moment potentiellement gênant, mais oui, je suppose.

52:51Margaud : Non je te remercie moi, Steph, pour tout ce que tu m'as apporté là depuis un an et demi. C'est trop chouette, c'est génial, c'est challengeant, c'est humain.

53:06Steph : Merci, écoute, c'est avec plaisir. Et comme je te l'ai déjà dit, c'est un plaisir de te voir grandir, de voir Pacôme grandir. Et comme l'a dit Manon, tu es bloquée avec nous pour toujours.

53:17Steph : Merci. Blague à part, merci beaucoup Margaud. Et puis à très vite. Si cet épisode t'a parlé et que toi aussi, tu as envie d'appliquer un peu de jab dans ta life, je te recommande la playlist Sales 101: Comment avoir le mindset jab juste ici.

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Invité

Margaud Muet

Margaud Muet, 37 ans, est la repreneuse de Pacôme, une agence de produits personnalisés B2B fondée il y a vingt ans par sa mère. Arrivée dans l'agence il y a dix ans pour faire de l'événementiel, elle y a développé le pôle produits, puis a racheté l'agence il y a quatre ans. Depuis, l'équipe est passée de deux personnes à bientôt huit, et le chiffre d'affaires de 400 000 euros à son premier million, passé en octobre 2026.

Moments

Les points clés de cet épisode

13:34

Le dîner où elle lâche le million

Au premier rendez-vous, Margaud raconte un dîner où elle a dit « j'ai lâché le million », puis s'est réfugiée dans sa « croissance maîtrisée ». Sa traduction aujourd'hui : « je me cachais derrière mon petit doigt ».

13:34

Le dîner où elle lâche le million

Au premier rendez-vous, Margaud raconte un dîner où elle a dit « j'ai lâché le million », puis s'est réfugiée dans sa « croissance maîtrisée ». Sa traduction aujourd'hui : « je me cachais derrière mon petit doigt ».

25:01

« On est exécutant »

Des leads tous les jours, et une agence dépendante « financièrement et émotionnellement des demandes entrantes ». Le recul pris chez JAB lui fait remplacer « voilà mon devis » par « j'ai besoin de comprendre qui vous êtes ».

25:01

« On est exécutant »

Des leads tous les jours, et une agence dépendante « financièrement et émotionnellement des demandes entrantes ». Le recul pris chez JAB lui fait remplacer « voilà mon devis » par « j'ai besoin de comprendre qui vous êtes ».

35:34

Pas là pour être aimée, là pour être crédible

La phrase de Julien qu'elle n'a pas comprise sur le moment : « Je comprends pas ce que tu me dis ». Elle sort depuis du besoin d'approbation et arrive en rendez-vous en experte : « Tu aimes ou tu n'aimes pas, peu importe ».

35:34

Pas là pour être aimée, là pour être crédible

La phrase de Julien qu'elle n'a pas comprise sur le moment : « Je comprends pas ce que tu me dis ». Elle sort depuis du besoin d'approbation et arrive en rendez-vous en experte : « Tu aimes ou tu n'aimes pas, peu importe ».

48:32

Le deal Tour de France perdu, compté comme victoire

Le matin même du rendez-vous, elle refuse de présenter des produits : « on va être exécutant et en fait, on n'en veut plus ». Le deal est perdu, le mindset a changé : « On n'est plus exécutant officiellement. »

48:32

Le deal Tour de France perdu, compté comme victoire

Le matin même du rendez-vous, elle refuse de présenter des produits : « on va être exécutant et en fait, on n'en veut plus ». Le deal est perdu, le mindset a changé : « On n'est plus exécutant officiellement. »

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