Stéphanie Pfeiffer
Se fixer des objectifs annuels : stop aux résolutions | Radio JAB #1
Steph et Sarah démontent les résolutions et déroulent les 4 étapes : fixer, planifier, se tenir responsable, célébrer.

« Cette année, je te propose d'arrêter enfin les résolutions. Tu vas les remplacer par des objectifs. » Stéphanie Pfeiffer
Chaque début d'année, même scénario. Tu écris une liste : arrêter ça, commencer ça, te lever à 5h. Deux semaines plus tard la liste a disparu, et il te reste le sentiment d'avoir échoué sur un truc que tu n'avais même pas vraiment décidé. Dans ce tout premier épisode de Radio JAB, Steph et Sarah prennent le problème dans l'autre sens. Quatre étapes, dans l'ordre : fixer, planifier, se tenir responsable, célébrer.
Ce qu'on aborde dans cet épisode :
La différence concrète entre une résolution et un objectif
Ce qui fait un bon objectif : du sens, du tangible, une date, de l'ambition
Pourquoi tu l'écris à la main, et pourquoi tu le réécris tout le mois de janvier
L'exercice du x10, celui qui a fait exploser un atelier du Big JAB
Le plan d'action massif et ton taux de sûreté
Le Celebrate : ce que les petites victoires font à ton cerveau
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Une résolution reste une intention. Un objectif entre dans ta semaine
La résolution, c'est l'intention que tu portes dans ton coeur. Elle est sincère, et elle ne se traduit jamais dans ta routine quotidienne. C'est exactement là que ça casse. Une intention qui compte vraiment finit par devenir un objectif ; les autres s'empilent, et comme tu n'as jamais décidé pourquoi tu voulais les tenir, tu ne les tiendras pas.
L'autre piège de la liste d'intentions, c'est qu'elle te fait voir ta dream life d'un coup, sans aucune structure pour y aller. Pas de vision claire, pas de plan derrière : le découragement arrive très vite.
C'est quoi un bon objectif
Quatre critères reviennent avant même de parler de méthode.
Du sens. Assez important pour que tu refuses de le laisser passer, lié à ton identité ou à un de tes rêves.
Du tangible. Pas forcément un chiffre, mais il doit être clair que tu l'as atteint ou pas. Le chiffre d'affaires, c'est facile ; devenir expert reconnu sur un sujet, c'est plus dur, et on y revient plus bas.
Une date. Sur une année, c'est le 31 décembre. Sur six mois, c'est autre chose.
De l'ambition. Le fameux test des papillons dans le ventre : un peu stressé, très excité. Si ça ne te fait rien, c'est que tu écris l'objectif que la société a pour toi, pas le tien.
Derrière, le cadre SMART fait le boulot : spécifique, mesurable, atteignable (et ambitieux), réaliste, et un timing accroché à l'objectif. Sur ce dernier point, Tony Robbins parle de compresser des années en jours. L'idée, c'est de donner le ton au lieu de monter en puissance : si tu cherches à atteindre en six mois ce que tu voyais en douze, le niveau d'action que tu vas mobiliser rend l'objectif d'un an quasi certain.
Et si tu n'as pas de grand rêve ?
Tu n'as pas besoin d'un but ultime dans la vie. Steph raconte l'entrepreneur américain qui a bâti Quest Nutrition, encaissé plusieurs centaines de millions, puis monté le studio Impact Theory, sa vraie passion depuis le début. Son conseil : tu n'as pas besoin de démarrer passionné. Tu cherches un spark of interest, une étincelle d'intérêt, et tu tires sur le fil.
Deux exercices pour amorcer. Note tes niveaux d'énergie pendant une semaine et regarde ce qui t'en donne. Puis, façon Desire Map de Daniel Laporte, pars de ce que tu as envie de ressentir, énergisée, joyeuse, zen, en feu, et croise avec les activités qui te font déjà ressentir ça. Tu obtiens des embryons d'objectifs.
Écrire, réécrire, et ne pas taper
Un objectif s'écrit. À la main, sur un carnet, parce que la connexion entre ta main et ton cerveau est bien plus profonde quand tu écris de manière manuscrite. Et pas une fois : tu le réécris, sans relire ce que tu as écrit avant. Semaine après semaine, certaines choses reviennent et se consolident, d'autres disparaissent. C'est le travail de tout le mois de janvier, pas d'une session d'une heure.
Autre effet : plus tu écris un objectif, moins il t'intimide, et plus tu peux l'augmenter.
Pour ne pas rester coincé sur le business, l'épisode propose des catégories : perso, santé, carrière et business, finance, relations et famille. Et commence par un retour en arrière, façon A Decade in Review de Marie Forleo : tes victoires, tes erreurs, ce que tu en as appris, et ce que ça veut dire pour la suite. C'est en faisant ce bilan que Sarah a vu un angle mort invisible depuis l'année suivante : ses relations avec ses meilleurs amis, devenues un objectif à part entière.
Le x10 : l'atelier qui explose en vol
Un mardi, au Big JAB, la salle est pleine d'entrepreneurs. Les objectifs sont posés, les plans sont scellés. Et là, Sarah fout tout en l'air : et si ton objectif, c'était dix fois ce que tu viens d'écrire ? La règle vient du livre The 10x Rule. Dans la salle, c'est le drame.
Un exemple concret. Un million de chiffre d'affaires dans l'année, ça fait 100 000 euros par mois, et pour ce gars-là, dix rendez-vous par semaine. Faire x10, c'est cent rendez-vous par semaine. Il la regarde comme si elle était folle. Sauf que la question n'est pas là : entre dix et cent, qu'est-ce que tu peux faire ? Tu pourrais peut-être en faire douze. Et si ta vie dépendait de ces cent rendez-vous, qu'est-ce que tu déploierais que tu n'as pas envisagé ?
Le but n'est pas de te rendre mégalomane : te mettre dans un univers d'impossibilité déploie ta créativité, même si tu n'as que dix rendez-vous à prendre.
Et si ton objectif n'est pas chiffrable ? Prends quelqu'un qui veut devenir expert de la table en bois massif. Un expert, ça donne des conférences, des cours dans des écoles. Laquelle, dans tes rêves ? École Boulle. Maintenant dix fois ça : toutes les écoles équivalentes d'Europe. Les objectifs diffus, ça n'existe pas : on peut toujours leur raccrocher des choses concrètes.
Le plan : massif, et calculé sur ton taux de sûreté
Le plan vient après les objectifs, jamais avant. Sinon tu pars des contraintes et tu t'interdis de rêver : on fait toujours le comment avant le pourquoi.
Une fois l'objectif posé, tu découpes en actions, et tu vises un plan d'action massif : plus d'actions que ce que tu aurais imaginé. En vente, on raisonne en taux de conversion. Ici, ce qui compte n'est pas ton taux réel mais ton taux de sûreté : pas « combien de rendez-vous me donnent un deal en moyenne », mais « combien me rendent certaine d'en signer un ». Dix ? Ou plutôt vingt ?
Deux types d'actions cohabitent dans un bon plan : les cases à cocher, et les actions récurrentes, comme te bloquer trente minutes toutes les semaines. Garde de la souplesse : être trop militaire, trop à la lettre, ça dessert plus que ça n'aide. La bonne question de fin de journée est celle de l'entrepreneur cité plus haut : est-ce que j'ai fait un pas, même minuscule, vers la personne que je veux être ?
Se tenir responsable, et ne pas commencer seul
Le plan sur le papier, c'est la partie facile. Ensuite il faut passer à l'action, et c'est là que ça coince. D'où l'accountability : quel mécanisme tu mets en place pour rester in charge ?
La science donne un argument. Le docteur Huberman, qui dirige un laboratoire de neurosciences à Stanford, a mené une expérience avec des souris placées chacune à un bout d'un tube, en compétition pour pousser l'autre dehors. La gagnante de la première manche a beaucoup plus de chances de gagner la suivante : gagner renforce la zone du cerveau liée à la planification, et chez la perdante, cette zone se rétrécit. Traduction : décroche des petites victoires tôt, et si tu viens de rater, va en chercher une derrière pour ne pas te laisser avaler par le vortex de la louse.
Le meilleur accélérateur de petites victoires, ce sont les gens autour de toi. Pourquoi commencer un grand projet tout seul ? Écarte les bras et regarde qui tu touches. Les gens ont envie d'aider, ça les fait kiffer aussi. Steph et Sarah ont fait leurs objectifs ensemble et se sont donné des missions. À défaut de binôme, il reste les communautés : ces filles qui postent leur workout tous les jours avec le bon hashtag ne cherchent pas à se faire mousser, elles se tiennent à ce qu'elles se sont fixé.
Le Celebrate, ou pourquoi la dopamine ne t'attend pas à l'arrivée
C'est la partie préférée de Steph, et la plus négligée. La dopamine est une substance neurochimique déclenchée par tes comportements et ton environnement. Tout le monde la connaît pour le like sur les réseaux. Ce que rappelle l'épisode, c'est qu'elle intervient aussi, puissamment, sur le chemin vers ton objectif : tu peux la déclencher toi-même avec des mini-célébrations intermédiaires.
Ça ne demande pas une coupe de champagne. Après chaque séance de fractionné, Steph tape dans la main de son partenaire d'entraînement. C'est tout. Sur le moment, elle n'a pas l'impression d'avoir gagné, elle a surtout plus de souffle. Mais le rituel associe l'effort à une victoire, et l'expression qu'elle utilise dit bien ce que ça fait : j'ai mis de l'argent à la banque.
Ce n'est pas que du confort. Célébrer une étape recharge ton énergie et renforce l'histoire que tu te racontes : mon plan est bon, je progresse, cet objectif compte vraiment pour moi. Le Celebrate hebdomadaire de JAB, c'est exactement ce mécanisme, en collectif.
Les questions qu'on nous pose
Comment se fixer des objectifs annuels qu'on tient vraiment ?
En passant de l'intention à la structure. Tu écris l'objectif à la main, tu le réécris chaque semaine pendant un mois, tu le rends tangible et daté, puis tu le découpes en actions. Un objectif que tu n'as pas traduit dans ta routine reste une résolution.
Quelle différence entre une résolution et un objectif ?
La résolution est une intention que tu portes sans jamais la traduire concrètement. L'objectif a du sens pour toi, il est tangible, daté, ambitieux, et accompagné d'un plan d'action. La résolution s'empile ; l'objectif prend de la place dans ton agenda.
Faut-il se fixer des objectifs irréalistes ?
Pas pour les atteindre, pour ouvrir ta créativité. L'exercice du x10 consiste à multiplier ton objectif par dix et à regarder comment ton plan changerait. Tu ne feras pas cent rendez-vous par semaine, mais tu trouveras des moyens que tu n'aurais jamais cherchés.
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Pourquoi tes commerciaux ne prospectent pas, parce qu'un objectif d'équipe sans plan d'action ni célébration, c'est une résolution collective.
Transcription de l’épisode
Toute la conversation, réplique par réplique, avec les minutages.
[00:00] Salut, moi c'est Steph, et toi ? T'es sur Radio JAB, le podcast qui te parle performance, des plus grands exploits aux plus petits recoins de ton quotidien. Mais qu'est-ce que ça veut dire en fait, performer ? Comment on devient meilleur ? Quel état d'esprit ça implique ?
[00:20] Quelles épreuves on surmonte ? Et quelles émotions ça vient toucher ? C'est l'objet de toutes les conversations que tu vas entendre ici. On va te questionner, t'inspirer, te challenger, et j'espère t'aider à performer. Allez, bonne écoute sur Radio JAB.
[00:38] Bienvenue en 2021. Et cette année, je te propose d'arrêter enfin les résolutions. Tu vas les remplacer par des objectifs. Et avec Sarah, on te propose cet épisode pour t'expliquer comment faire. Alors, on va parler de comment on se les définit, ces objectifs.
[00:56] Comment on les traduit dans un plan d'action. Comment on fait en sorte d'être responsable des actions qu'on doit mener. Et puis bien sûr, comment on célèbre et on se fait kiffer tout au long de ce chemin. Alors prends ton carnet et sois chaud. Ok.
[01:15] Salut tout le monde ! Salut Sarah ! J'espère que tu vas bien Steph. Yeah, yeah, yeah. Soyez Steph, on le marque.
[01:22] Et j'espère que tout le monde va bien. On espère que vous allez bien. Bonne année ! On vous souhaite une excellente année, d'avoir ce que vous désirez, la santé aussi, parce que c'est important.
[01:33] Moi je dis tout le temps la santé d'abord. La santé d'abord. Et aujourd'hui on va vous parler d'un thème qui est excellent. Parce que comment on fait pour avoir tout ce qu'on veut cette année ?
[01:45] On définit des bons objectifs. Ce qu'on veut cette année, finalement. Qu'est-ce qu'on veut ? Comment on y va ? Et puis ensuite, comment on fait vraiment en sorte d'y aller, d'y arriver.
[01:55] Donc, par rapport à ce que vous nous avez dit avant, on va structurer cet épisode. On écoute les retours. Et donc, on va vous proposer un petit plan. Sarah, tu veux nous en dire un peu plus ?
[02:07] Parce que moi, je trouve que c'est toi la reine quand même de définir les objectifs. Oh là là ! Non, non, c'est vrai. Donc, on va structurer en quatre parties. On va d'abord fixer des goals, fixer des objectifs.
[02:20] Ensuite, on va essayer de comprendre comment on fait un plan pour les atteindre et comment on se rend responsable, comment on se tient responsable d'avancer dans ces objectifs-là. Yes ! Et enfin, comment on s'élève ! Parce que ça, on va voir que c'est hyper important. Moi, la partie celebration, c'est la partie que je kiffe le plus.
[02:39] Peut-être là où je vais le plus parler. Pas simplement parce que c'est trop bien de célébrer ses succès, mais aussi parce qu'en fait, on se rend compte que c'est hyper important sur le chemin pour y arriver. Donc, on va voir un peu tout ça. Moi, j'ai une petite question d'abord.
[02:55] Qu'est-ce que c'est un objectif par rapport à une résolution ? Donc en fait, je pense qu'il y a une grosse différence entre un objectif et une résolution parce que souvent, on se dit, c'est le début de l'année, je vais prendre des résolutions, je vais arrêter de faire ça, je vais commencer à faire ça.
[03:13] Et on empile plein de choses qui sont assez inutiles dans notre vie finalement. Et on est souvent très déçus parce qu'au bout de deux semaines, c'est fini. Moi, je me souviens, j'ai fait ça l'année dernière et je me sens très bien, j'avais écrit mes intentions pour 2020.
[03:28] Ça dit exactement ce que ça dit. Les résolutions, c'est un peu la même chose. C'est genre mes intentions que je porte dans mon cœur et c'est super. Mais en fait, je n'ai jamais fait le travail de les traduire concrètement dans ma routine quotidienne. Ça, c'est une différence assez majeure.
[03:42] Et après, ça peut être une intention. Mais si c'est une intention qui est très, très importante, finalement, ça va se transformer en objectif. Et l'idée de se dire, je vais perdre du poids, je vais commencer à faire du sport, je vais arrêter de fumer, je vais arrêter de boire, je vais me lever à 5h du matin, faire une morning miracle routine, etc.
[04:00] Tu es la deuxième personne qui parle de miracle morning, j'adore. Ça s'empile, ça s'empile. Et en fait, comme ce n'est pas très important pour nous, parce qu'on n'a pas compris ou pas décidé pourquoi on voulait le faire, on ne le fera jamais.
[04:13] Et puis, il y a cette idée aussi, et on va le voir quand on va décortiquer un peu les objectifs, mais dans les intentions, dans ce que tu dis, tu empiles plein de trucs parce que tu vois un peu ta dream life avec tous ces trucs. Et en fait, de ne pas avoir bien travaillé sa structure de comment y arriver, c'est plus facile de se décourager et d'abandonner parce que tu n'as pas du tout de vraie vision sur tes objectifs, comment j'y arrive, de plan d'action derrière.
[04:38] Yes. Et puis, je pense qu'on a envie de poser aussi des questions aux auditeurs. Dans les auditeurs, je pense que si tu écoutes, c'est que toi aussi, tu as déjà mis des résolutions dans ta vie ou même cette année, peut-être, et que tu as envie que ça marche.
[04:52] Donc, on va tout faire dans cet épisode pour que tu puisses avoir des objectifs qui fonctionnent pour toi et que tu puisses atteindre. Alors, rentrons un peu dans le dur. Je commence par quoi ? Alors, par quoi on commence, c'est... Déjà, définir ce que c'est qu'un bon objectif, peut-être.
[05:07] Ça va ? Oui, c'est bien. Je pense que c'est déjà pas mal. Alors, moi, je vais faire un peu la cobaye. Pour moi, un bon objectif, qu'est-ce que c'est ?
[05:16] Je pense que c'est un objectif qui doit, tout d'abord, comme tu l'as dit, avoir du sens pour moi. Donc, un truc qui est hyper important, qui a un sentiment profond où je sais que je refuse de le laisser passer. C'est un truc qui est lié peut-être à mon identité, à un de mes rêves, un truc comme ça.
[05:33] J'ai envie que ça soit un objectif qui soit quand même chiffré au maximum. Ou en tout cas, tangible, c'est clair si je l'ai atteint ou pas atteint. Je pense que tangible, c'est bien comme mot. Parce qu'il y a des choses, c'est plus ou moins facile de mettre des chiffres dessus.
[05:48] Par exemple, chez nous, on parle beaucoup du chiffre d'affaires, du nombre de clients, etc. Ça, c'est facile. Après, si ton sujet, c'est plus devenir un expert ou être reconnu sur tel ou tel sujet, c'est un peu plus dur de mettre des chiffres. J'ai une petite question déjà qui sera comment je fais pour tangibiliser un peu ces objectifs-là.
[06:05] Et ensuite, qu'il soit marqué dans le temps aussi. Quand c'est des objectifs pour l'année, je pense que c'est 31 décembre. Mais voilà, moi, je pense que ça, c'est un petit début d'objectif. Oui, et je rajouterais peut-être ambitieux. Exact, exact.
[06:18] Pourquoi c'est important que ça soit ambitieux ? En fait, pour moi, c'est important que ce soit ambitieux parce que si c'est un truc qui est trop concret ou facile à atteindre, il n'y a pas de challenge. Et en fait, ton cerveau, il aime avoir un challenge quand même. Tu disais, hier, quand on en discutait, tu disais les papillons dans le ventre.
[06:37] Il faut que ça soit cette frontière entre... Je suis un peu stressée, mais en même temps très excitée. Exactement. Parce qu'en fait, si tu écris sur un bout de papier un objectif qui, du coup, répond peut-être à une vision de la société que la société a pour toi ou une vision globale, ça ne va pas vraiment te parler.
[06:56] Et tant que ça ne te fait pas un petit picotement quelque part, je parlais de papillons dans le ventre, mais peut-être pour d'autres, c'est ailleurs. Tant que ça ne te fait pas ça, c'est que tu n'es pas... peut-être pas au bon endroit, quoi. Ou alors que juste tu le visualises pas assez, ou alors que t'es pas tout à fait sur le bon thème, peut-être. Et dans ce que tu dis, ça me fait penser à une...
[07:20] J'ai quelque chose qui m'est venu en tête, qui est que ce travail d'objectif dont on parle aujourd'hui, c'est quelque chose d'assez long. On aime bien dire qu'on prend un peu tout le mois de janvier. Il ne faut pas paniquer. Je sais que parfois, on peut être un peu en mode, je ne sais pas, je n'ai pas encore mis le doigt sur ce truc.
[07:36] Justement, je n'ai pas encore les papillons et tout. Comment discuter un peu hier en préparant l'émission ? Et en fait, ce n'est pas grave. Il faut commencer, il faut se mettre en action et puis tu vas découvrir les trucs. L'enjeu, ce n'est pas de se poser une heure et en une heure, bam, bam, bam, j'ai mon plan de 2021.
[07:52] C'est pas ça, quoi. Steph, moi, je suis un auditeur et je me dis... Mais moi, j'ai pas de grands rêves et franchement, je sais pas, j'aime pas ces trucs d'objectifs. Qu'est-ce que... Pourquoi je vais écouter l'émission, là ?
[08:02] Story of my life. Bonne question, cher auditeur. Moi aussi, je peux être un peu comme toi, donc je m'identifie. J'ai pas forcément de trucs où je me dis... « Oh, ça, c'est vraiment mon but ultime dans la vie. Je suis plus multi-passion. »
[08:13] Mais en fait, ce n'est pas grave. Tu n'as pas forcément besoin d'avoir un goal ultime dans la vie et de le poursuivre. Il y a des choses quand même, même si tu n'as pas de grands rêves ou de passions, je suis sûre que si on creuse, il y a des trucs qui te font te lever plus que d'autres.
[08:28] Donc, fais ça. Si vraiment tu es à sec, il y a un plus gros travail à faire qui est plus d'introspection, etc. Mais fais l'exercice peut-être pendant ta semaine de noter tes niveaux d'énergie et vois les trucs qui te donnent plus ou moins d'énergie.
[08:40] Tu te dis, creuse peut-être ça et tire cette ficelle. J'ai écouté un très bon podcast d'un entrepreneur américain qui s'appelle Tom Bilyeu. Bilyeu ? Je ne sais pas comment on dit. En fait, c'est un gars qui est devenu milliardaire en faisant des barres de...
[08:54] Ça s'appelle Quest Nutrition. C'est une des boîtes qui a eu la plus grosse croissance aux Etats-Unis, je ne sais plus en quelle année, mais hyper récemment. Et vraiment, quand il est sorti de cette boîte, il a encaissé plusieurs centaines de millions de dollars.
[09:08] Et maintenant, il a monté un studio qui s'appelle Impact Theory, pour aider les gens dans leur mindset, leur développement personnel, etc. Parce que c'était toujours ça, sa passion première. Il avait toujours ça en ligne de mire, etc. Mais en attendant, il savait qu'il fallait beaucoup d'argent pour monter ce studio. Donc, il a monté ce truc de barre de nutrition.
[09:27] Et dans ce podcast, et c'est là où je reviens au point qu'on faisait, il parlait du fait que t'as pas besoin de commencer en étant hyper passionné par un truc. Et cette image qu'on me vend souvent de carrière passion, suivre ta passion, etc. Elle peut être hyper anxiogène quand t'es pas quelqu'un justement qui a vachement de passion.
[09:46] Ce qui est finalement le cas de beaucoup de monde. Exactement. On n'est pas tous des sportifs ou des musiciens ou des performeurs. Exactement. Et du coup, ce qu'il disait que j'ai trouvé hyper juste et que je donnerais comme conseil à mon cher auditeur, c'est de prendre juste, de trouver ce petit fil qui, comme c'est en anglais, c'était spark of interest, donc cette étincelle d'intérêt et de tirer dessus.
[10:08] Et en fait, si tu fais ça et que tu dis ça m'intéresse, je vais aller creuser et que tu creuses et que tu creuses et que tu creuses, et bien en fait, peut-être que ça deviendra une passion. Peut-être pas, mais tu vas découvrir des trucs, c'est sûr. Donc, ne t'en fais pas.
[10:25] Si tu es un être humain et que tu écoutes cette radio, c'est impossible que tu ne trouves pas un truc qui te donne ce niveau de te dire « Ouais, là, je vais m'engager, au moins pour cette année, dans cette voie-là. » Et pour démarrer ce travail-là, il y a une référence que j'aime bien, c'est celle de Danielle LaPorte, qui a écrit un livre qui s'appelle « Desire Map ».
[10:48] Exact. Et en fait, elle part du principe que tu vas regarder un peu qu'est-ce qui te fait sentir comment. C'est ce que tu disais à l'instant. Et en fonction de ça, comment je me sens et comment j'ai envie de me sentir. J'ai envie de me sentir énergisée, j'ai envie de me sentir joyeuse, j'ai envie de me sentir zen, j'ai envie de me sentir en feu.
[11:09] J'aime bien. Like water. Et du coup, tu vas partir de ces trucs-là, partir de qu'est-ce que tu as envie de ressentir ? Et partir aussi de qu'est-ce que tu ressens quand tu fais quoi ? Essayer de combiner les deux et de te dire, pour 2021, c'est quoi les core feelings, les émotions ou les sentiments profonds que j'ai envie de ressentir ?
[11:32] Et en fonction de ce que j'ai déjà ressenti en faisant, je ne sais pas, en écrivant, en faisant des vidéos, en marchant dans la rue longtemps, en faisant ces choses-là. Ça va devenir des embryons d'objectifs. Exactement. Et c'est pour ça que, par rapport à ce qu'on disait tout à l'heure, c'est ce truc de tenir un petit journal, de coupler les émotions dont tu parlais, donc de bien les identifier, que tu veux ressentir, et les activités qui te font ressentir ces émotions. Pouf !
[12:05] Normalement, ça te donne quand même des bonnes pistes d'objectifs. Exactement. Donc, toutes les références, on les mettra dans le texte du podcast. Comme ça, vous pourriez y accéder. Si on revient un peu à un objectif et comment ça se traduit techniquement un objectif, il y a un framework qu'on utilise qui est intéressant, c'est un objectif SMART.
[12:26] Comme un objectif intelligent. Mais ce sont des initiales aussi, également. S, c'est comme spécifique. Donc il faut que ce soit précis, un objectif spécifique. Le M, ça va être mesurable.
[12:38] Donc ce que tu disais sur il faut qu'il y ait des chiffres qui soient attachés à ça et parfois c'est un peu plus dur, parfois c'est assez clair. Ensuite, le A, c'est atteignable. Ça ne veut pas dire pas ambitieux, mais ça veut juste dire... Un truc où on peut se représenter de l'atteindre.
[12:58] Peut-être on peut mettre, on peut rajouter, on peut faire un SMART, atteignable, ambitieux. Atteignable, ambitieux. R, c'est réaliste, c'est-à-dire si tu veux aller sur Mars le 2 janvier, ça risque d'être compliqué. Et ensuite, le T, c'est timing. Le timing, donc il faut qu'il y ait un timing accroché à ton objectif.
[13:18] Là, ça va être... Ça peut être 12 mois, mais ça peut aussi être 6 mois. Et un truc que Tony Robbins dit, par exemple, c'est de compresser des années en jour. Ça ne m'étonne pas du tout que Tony Robbins dise ça. C'est pas du tout étonnant, mais je pense que le principe est intéressant, c'est-à-dire pour atteindre un objectif...
[13:40] Il faut donner le ton et pas monter en puissance. Donc, faire des choses le plus vite possible, ou en tout cas, des débuts de choses le plus vite possible pour avoir des premières petites victoires et que ça te motive à aller chercher la suite. C'est ça, c'est créer du momentum, en fait. Ce truc de créer une dynamique qui te propulse.
[14:02] Donc, si potentiellement, ça peut te prendre un an, tu te dis, comment je l'atteins en six mois ? Et peut-être que ça te prendra un an. Mais le niveau d'action que tu auras mobilisé sur les six mois pour l'atteindre fera que tu es sûre de l'atteindre en un an. Et ça, c'est hyper important, je pense, d'insister là-dessus sur...
[14:23] C'est pas la schizophrénie, mais tu vois vraiment ce truc de se dire en fait, il faut absolument que tu penses à ce niveau quasi impossible dans ta tête pour que ça se traduise... niveau satisfaisant dans la réalité donc c'est le fameux proverbe tu sais vise la lune tu atterriras dans les étoiles qui est vraiment génial mais en fait c'est vrai finalement ok super donc mes objectifs sont SMART et comme on a dit tout à l'heure il faut que ce soit personnel il faut que ce soit ambitieux il faut que ce soit clair ouais ok donc
[14:58] Ça, c'est un peu la définition de ces objectifs. Maintenant, comment on les fixe ? Comment on les met ? Craver dans la roche. Il y a un outil de Marie Forleo que j'aime bien et qui est disponible pour tout le monde.
[15:15] D'ailleurs, qu'elle a créé l'année dernière que j'ai fait, l'année dernière que j'ai trouvé passionnant. C'est un peu intimidant, il faut avouer. Ça s'appelle A Decade in Review. Oh waouh, je ne l'ai pas fait ça. Faire revoir dix ans de ta vie juste avant.
[15:33] Elle l'a fait parce que c'était 2020 et que du coup, c'était 2010 à 2020. C'était assez cohérent. Excellent. Mais c'est un outil qu'on peut réutiliser, même si c'est sur un an, même si c'est sur six mois. Après, on adapte tout.
[15:50] Et elle parle en fait de les victoires qui ont été sur ces années, l'apprentissage, tes erreurs que tu as faites, mais ce que tu en as appris. Et ensuite, c'est ce que ça veut dire pour la suite. Trop bien. Et je pense que c'est intéressant de démarrer ce travail d'objectif avec un petit résumé de ce qui s'est passé avant. Oui, clairement.
[16:16] Parce que le futur est déjà inscrit un peu dans le passé aussi. Oui, je pense que ça t'aide aussi à comprendre ce qui est important pour toi, d'analyser. Par exemple, tu as un exemple hyper personnel. Donc moi, j'ai fait mes objectifs, j'ai fait mon review de l'année 2020. Et en fait, en me posant vraiment bien là-dessus, les trucs où je me suis dit que j'ai fail, c'était un...
[16:39] Un angle mort que je n'aurais pas vu si j'étais direct partie sur mes objectifs 2021, c'était mes relations avec mes meilleurs amis. Donc, je me suis dit, ça, du coup, ça va être un de mes objectifs de 2021, de m'investir, de continuer de m'investir dans mes relations avec mes meilleurs amis.
[16:57] Et c'est en faisant ça, justement, en me disant les trucs que j'ai bien réussi, etc. et les choses où j'étais moins présente. Et en fait, directement, c'est ça qui m'est venu à l'esprit. Et donc, en fait, c'est un travail intéressant, je pense, parce que bien de ce... de bien se poser là-dessus, ça va te permettre de faire émerger des choses auxquelles tu n'aurais pas pensé si tu vas direct dans le futur.
[17:22] Oui, et puis souvent, on pense objectifs que business. Et en réalité, il y a quand même plein de catégories. Je peux donner quelques catégories parce que j'ai du coup mes objectifs sous les yeux. C'est secret. C'est beau ton carnet.
[17:35] Je donne des catégories après à toi d'adapter et de garder ce que tu aimes. Personnel, vie personnelle, santé, carrière slash business, finance et relations et famille. Pour moi, c'était assez complet. Après, il y a toujours de quoi faire. Il y a spiritualité, il y a d'autres choses.
[17:51] Si ça compte pour toi, rajoute-le. Et dans ces thèmes-là, de se dire, voilà, qu'est-ce que je cherche à faire ? Qu'est-ce que j'ai envie de faire ? Sur quoi je peux m'améliorer ? Et qu'est-ce qui va me donner des papillons dans le ventre et rendre ma vie meilleure ?
[18:07] C'est quoi qui t'a donné des papillons dans le ventre, toi, Sarah ? C'est quoi qui m'a... On en parlait hier justement, parce que moi j'ai eu un peu de mal à... J'ai eu un peu de mal à toucher ça, justement.
[18:20] Et pourtant, honnêtement, c'est un travail que je fais tous les ans, depuis au moins 5 ans, que j'ai l'habitude de faire, que j'adore, que tout le monde se fout de ma gueule parce que je fais ça. Non mais réellement, et si t'écoutes cet épisode-là, tu sais très bien que quand tu parles de « Ouais, je me suis mis des objectifs avec ta famille et tes amis », tout le monde se fout de toi. Vraiment.
[18:45] Donc, cher auditeur, je veux te donner de l'espoir. Ce n'est pas grave. Fais ton truc. Et ce n'est pas grave si tout le monde se fout de ta gueule. Nous, on est là pour te soutenir et te donner des clés.
[18:57] Et deuxièmement, je voudrais dire que ça marche. Même pour la famille et la santé, etc. C'est des trucs qui... Comment dirais-je ? Ça améliore ta vie.
[19:05] Je pense que je suis comme toi, je suis une geek, tout le monde se fout de notre gueule et tout, mais en même temps, ne serait-ce que de faire ressortir l'intention, je veux être plus avec ma famille, je veux passer plus de temps, etc. En fait, tu passes une bonne année. J'ai du mal à expliquer. Quand les gens se foutent de ta gueule, c'est aussi un miroir.
[19:26] C'est-à-dire que ça les intimide ce travail. Forcément, ils vont se foutre de toi parce que ça fait un peu geek ou ça fait un peu je veux réussir ma vie. De trop mal arriver sur sa vie. Et l'autre chose, c'est que les parents et les générations un peu au-dessus de nous, ils n'ont pas eu l'habitude de faire ce travail sur eux. Ce n'est pas un truc connu.
[19:46] Le développement personnel, c'est né il n'y a pas longtemps. Donc, c'est normal si ce travail-là, ça ne parle pas à tout le monde. Et ce n'est pas grave. Et peut-être qu'ils y viendront un jour et peut-être que jamais. Et ce n'est pas grave non plus.
[20:00] Be yourself, fais ton truc et laisse personne t'empêcher de faire tes trucs à ta manière. 100%. Donc, on est dans le setting encore. Donc, par rapport à ces catégories, déjà, tu peux remplir quelques objectifs dans ces catégories-là. Donc, personnel, business, etc.
[20:19] Et il y a une autre sorte de liste qu'on peut prendre, qui est intéressante, c'est des verbes d'action. Vas-y, raconte. Donc, par exemple, je veux arrêter truc. Je veux apprendre. Je veux essayer de.
[20:35] Je veux avoir ça. Je veux être ça. Et avec ces verbes d'action-là... on va déjà gratter la surface de ce qui peut nous intéresser. Et comme tu disais tout à l'heure, je ne sais plus si c'était toi ou moi, je veux arrêter de fumer et tout ça.
[20:56] Bon, très bien, ça peut être des résolutions, mais déjà, on peut noter ces choses-là et on va voir ce qui ressort vraiment. Et pour moi, un des trucs les plus importants quand on est en train de faire ses objectifs, c'est les écrire.
[21:16] Et ça, je pense que ça va te parler. Oui, car moi, j'ai toujours de l'encre sur les mains. J'aime écrire et ça se voit. Et ce matin, avant d'enregistrer le podcast, Stéphanie était en train de tripoter une cartouche d'encre pour l'enlever de son stylo. Elle s'en est mise absolument partout.
[21:32] Et donc, ça prouve clairement qu'elle aime écrire. Et, petite sorry, mais tu m'ouvres quand même le champ. La boîte de Pandore. Écrire et pas taper. Alors dit, tu peux taper alors dit.
[21:43] Oui, c'est bien. Bien sûr. Tu vois, si à la fin, tu veux avoir ton compte rendu bien écrit, que tu n'aimes pas ton écriture, je n'en sais rien. Ce n'est pas qu'une question de la beauté du son de la plume sur la feuille. C'est que neurologiquement, c'est prouvé en fait que la connexion entre ta main et ton cerveau est beaucoup plus approfondie quand écrit de manière manuscrite.
[22:05] Il faut savoir que la main est une des parties qui est la plus... je ne sais pas si on dit énervé, mais qui a le plus de nerfs, le plus sensible de ton corps. Donc, ce n'est pas un hasard. Et voilà. Et donc, ceux qui s'intéressent à ce genre de truc, aux travaux manuels et tout, le savent bien.
[22:24] Donc, quand on dit écrire, et ce n'est pas anodin que tu le fasses aussi sur un carnet, prenez le temps de l'écrire sur un carnet. Voilà, ça, c'est ma repos personnelle. C'est vrai. Et en fait, je dis écrire, mais c'est écrire et réécrire. Parce qu'on l'écrit une fois, c'est bien déjà.
[22:41] Mais réécrire, qu'est-ce que ça permet ? Ça permet, et réécrire sans regarder ce qu'on a déjà écrit avant, ça permet de faire ressortir les choses qui sont vraiment importantes. Parce qu'en fait, au fur et à mesure, même si tu le réécris quatre fois, sur quatre pages différentes à la suite, tu vas voir qu'il y a des choses qui émergent.
[22:56] Et il y a des choses dont tu vas vraiment te rappeler. Et c'est marrant parce que ça va se renforcer aussi dans ta tête au fur et à mesure que tu les écris. Ça se consolide en fait. Et c'est ce qu'on disait tout à l'heure, c'est le travail du mois de janvier et pas que d'une session d'une heure.
[23:11] Et c'est de se le faire toutes les semaines, se prendre une petite demi-heure toutes les semaines pour réécrire ça et tout. Et en fait, à la fin du mois, même si tu galérais au début comme on disait, à la fin du mois, tu vas te dire mais en fait c'est... C'est évident.
[23:24] Alors qu'au début, peut-être que tu étais complètement dans le flou. Tu te dis, je n'ai pas de passion. Je ne sais pas ce que je veux faire. Je m'en fous. Et à la fin, tu vas te dire, tu sais quoi ?
[23:34] Ça y est, j'ai ma ligne directrice. C'est clair. Et je veux aussi revenir là-dessus. C'est que plus tu les écris et plus aussi tu peux les augmenter parce que ça va moins t'intimider. Oui, c'est vrai.
[23:43] Un truc que tu vas écrire pour la première fois du style, je veux faire une vidéo. Je parle tout le temps de vidéo parce que c'est mon sujet. C'est ta passion. Non, non, mais parce que c'est mon sujet. Je veux faire une vidéo, mais la première vidéo que tu vas faire, c'est très intimidant.
[24:04] Mais si tu l'as écrite 50 fois avant, tu te dis, ça peut être non plus grand-chose, je vais en faire 10. Je vais arrêter de penser petit. Donc, ce côté ambitieux-là. Et il y a un outil d'un gars qu'on aime bien chez nous qui s'appelle Grant Car... qui est un américain bourrin, mais assez intelligent.
[24:25] Enfin, vraiment très intelligent, en fait. Et sa règle et son livre, ça s'appelle The 10x Rule. Faire x10 sur tes objectifs. J'ai fait ça à une session, là, mardi. Fixer les objectifs de tous les entrepreneurs qui étaient là, fixer ensemble, etc.
[24:41] Donc, ils étaient bien, leurs plans étaient tous scellés, etc. Et d'un coup, j'ai tout foutu en l'air et je leur ai dit, toi là, fais, et si ton objectif, c'était dix fois ce que tu dois faire, ce que tu t'es fixé de faire. Et là, c'est le drame. Mais en fait, non !
[25:01] Qu'est-ce qui s'est passé du coup ? Qu'est-ce qui les a fait passer de naze à célébration ? Parce que c'était hyper intéressant. Donc, j'étais aussi dans la salle ce mardi-là, exact. Et donc, en effet, on avait tous nos entrepreneurs.
[25:14] Donc, si tu nous écoutes et que tu ne connais pas JAB, le mardi, ça s'appelle le Big JAB. Et en fait, nous, pour rappel, on coache des entrepreneurs, des équipes commerciales, etc. à devenir meilleurs sur la vente, le leadership et les objectifs. C'est donc une partie hyper importante de bien commencer la saison. Et donc, Sarah était là et moi, je filmais, etc. Et je vois les gens, pareil, comme tu disais.
[25:36] Franchement, on avait fait l'atelier, même objectif. Et Sarah, ce qui était énorme, c'est que tu leur dis maintenant, tu fais 10x. Et après, t'es partie leur dire, je te laisse un peu de temps. Ils étaient désemparés. Et puis, quand t'es revenue, boum, changement.
[25:50] Donc, raconte un peu. En fait, ils étaient désemparés parce que... Ils se sont dit, non mais elle blague celle-là, c'est n'importe quoi, elle m'a dit de faire des trucs hyper ambitieux, limite pas réalistes, et maintenant elle me dit de faire x10, ça n'a aucun sens. Oui, ça n'a aucun sens, c'est d'accord. Et en fait, et là on va aussi aller dans la prochaine partie, je leur ai dit, si c'était x10 de ton objectif, comment ton plan d'action changerait ?
[26:16] Et pour certains, prenons un exemple simple, mais si c'est faire un million de chiffres d'affaires dans l'année, c'est faire 100 000 euros dans le mois. Et donc, prendre, je ne sais plus, c'était 10 rendez-vous par semaine. Et du coup, faire x10, c'est faire 100 rendez-vous par semaine.
[26:33] Et là, le gars te regarde. Il me regarde et il se dit, mais quelle conne celle-là. Et en fait, je lui ai dit, très bien, tu ne vas pas faire 100 rendez-vous par semaine. Logique, make sense. Mais entre 10 et 100, qu'est-ce que tu peux faire ?
[26:50] Et en fait, ça déclenche quelque chose qui fait réfléchir parce qu'on a fixé 10 comme si c'était un truc inatteignable. Mais en fait, entre 10 et 100, on se dit, je pourrais peut-être faire 12 quand même. Et il y a ce truc qu'on disait tout à l'heure aussi, de se prêter au jeu de l'expérience de penser.
[27:11] Tu vas te dire aussi, et si je devais vraiment en faire 100, et que ma vie dépendait de ça, qu'est-ce que je déploierais d'autre comme moyen ? Exactement. Il y a plein de choses auxquelles je n'ai pas pensé, et cet exercice-là, il va vraiment mettre en ordre de marche ma créativité, ça va créer des nouvelles connexions dans ton cerveau, ça va te rendre complètement fou. Exactement.
[27:35] C'est le point auquel je voulais en revenir, c'est le but de cette démarche, c'est pas de te rendre mégalomane, ou te dire comme, tu vois, elles sont à côté de ces pompes et tout, c'est en fait de te mettre dans ces univers d'impossibilité, ça déploie ta créativité. Et tu vas voir des trucs que t'aurais pas vus avant. Et qui vont t'aider, même si t'as que 10 rendez-vous à prendre.
[27:57] Et c'est la même chose pour mon petit gars qui nous écoute et qui n'a pas de grands objectifs hyper fixés ou qui dit, j'ai du mal à quantifier, par exemple. Bah oui, là, 10 rendez-vous, c'est facile de mettre un chiffre sur un nombre de rendez-vous, etc. Mais moi, Steph, je veux devenir expert en table, en bois massif. Qu'est-ce que je fais ? Voilà.
[28:18] Qu'est-ce qu'on a sous les mains ? J'ai sous les yeux une table en bois massif. Et donc, ok, très bien. Un expert, qu'est-ce qu'il fait ? Il donne des conférences, peut-être des cours dans des écoles, etc.
[28:30] Eh bien, quelle école dans tes rêves tu voudrais... Dans quelle école tu voudrais donner des cours ? École Boulle. Ok, excellent. Maintenant...
[28:37] Dix fois ça. C'est quoi l'école équivalente dans la meilleure université ? Dix Boulle. Dans la meilleure université italienne, américaine, ou peut-être que ce n'est pas juste à Boulle, mais en fait, c'est toutes les Boulle de toute l'Europe. Ce que je veux dire, c'est que ne vous limitez pas au fait que, bien sûr, quand on a un vrai chiffre facile qui est là, ça marche.
[29:01] Mais les objectifs non chiffrés, qui paraissent un peu plus diffus, ça n'existe pas. Même les objectifs diffus, on peut leur raccrocher des petites choses plus concrètes. C'est ça. Ce que je te propose, c'est qu'on passe au plan. Oui, c'est une bonne idée.
[29:17] Sans transition, quoi. Enfin, avec transition, mais un peu abrupte. Donc, j'ai mon objectif. Super, merci. Maintenant, comment j'y vais ?
[29:25] Merci. Donc, comment on y va ? Donc, petit disclaimer. On passe au plan que quand on est bien sûr de ses objectifs, etc. Parce que sinon, on va devoir le faire 12 fois le plan.
[29:38] C'est important que tu dis ça, parce qu'on dit revenir sur ses objectifs, c'est le travail du mois, etc. Et le plan, du coup, ça veut dire que je le garde un peu vers la fin, quand même. J'ai un plan pour mon mois de janvier, parce qu'il ne faut pas le perdre non plus. Mais voilà, le plan définitif, on peut l'avoir après. Et puis, de toute façon, tout ça, ça bouge.
[29:59] Donc, il ne faut pas avoir peur. Ce n'est pas une science exacte. Et surtout, on est là pour avancer, évoluer, apprendre. Mais je pense que le plan, il ne faut s'y mettre pas dès le début. Le risque, pourquoi je dis ça, c'est que le risque, c'est de faire un plan avant de faire les objectifs.
[30:15] Et du coup, de partir des contraintes et ne pas être capable de se fixer des objectifs un peu rêve. C'est ça, je pense que l'écueil, et c'est pour ça qu'on a commencé avec les objectifs, c'est... On le fait tous. C'est toujours de faire le comment avant le pourquoi, en fait.
[30:30] Exactement. Et de se dire, OK, méthode, je me mets en marche, plan d'action, etc. avant d'avoir bien défini ce qu'on allait faire. Donc ça, c'est quand même, je pense qu'on est tous victimes de ça. Donc, c'est bien de le rappeler. Sure.
[30:42] Let's do it. Donc, pour moi, le plan, il faut partir de l'objectif et ensuite découper en actions. OK. Donc, comme tu disais, par exemple, si l'objectif, c'est de donner des cours à Boulle, par quoi je dois commencer, quoi ? Ouais.
[30:54] Et d'avoir surtout un plan d'action massif. Ça veut dire faire plus d'actions que ce qu'on aurait imaginé pour arriver à un objectif. Et prendre... Vas-y, c'est pas clair. Oui, j'allais dire, bon ça...
[31:07] Qu'est-ce qu'un plan d'action massif ? Qu'est-ce que ça veut dire faire plus ? Voilà, explicite un petit peu. Tout à fait. L'idée, c'est vraiment de...
[31:16] Dans la vente, on appelle ça un taux de conversion, par exemple. C'est le nombre de rendez-vous que tu fais va donner un certain nombre de deals signés. Et ton taux de conversion, c'est le taux que tu pratiques dans l'année, tes habitudes, etc.
[31:33] Là, je ne veux pas un taux de conversion réel, je veux plutôt un taux de sûreté. C'est-à-dire, quand je fais 10 rendez-vous, est-ce que je suis sûre d'en signer un ? Ou est-ce que je dois plutôt en faire 20 ? En signer un. Donc, ça, ça marche pour des rendez-vous commerciaux, parce que c'est assez clair, c'est assez chiffré.
[31:55] Comment tu peux le traduire pour toi, derrière ? Donc, je n'ai pas la réponse à cette question, mais faisons-le ensemble un jour et n'hésitez pas à poser des questions. Dites-nous, en fait, si jamais j'essaye à chaque fois de... On essaye à chaque fois de se dire...
[32:13] Comment ça marche pour des gens qui ne sont pas commerciaux, pour des objectifs un peu plus perso, peut-être de projets personnels, etc. Si jamais ça vous parle, que vous avez des questions, vous savez où nous trouver. Posez-nous la question, challengez-nous là-dessus.
[32:29] Parce que Sarah et moi, on adore les objectifs, on adore apprendre. Donc, on serait ravis de se triturer le cerveau sur des objectifs dont vous vous dites, ça ne marche pas ta méthode pour moi. J'adore. Donnez-les-nous. Grave, grave, grave.
[32:44] Par exemple, sur un objectif un peu différent de business, avec Steph, on a envie d'organiser un énorme événement. Déjà, organiser un énorme événement post-2020, c'est compliqué. Mais clap, clap, clap, quand même. On veut que les gens se voient en vrai. Voilà.
[32:59] Et surtout, un événement autour de la mode et du business. Donc, comment on va décliner un plan d'action pour y arriver. Et parce que c'est pas un deal à signer, en fait. C'est plus que ça. Et du coup, bah...
[33:14] On s'est un peu trituré le cerveau sur cette question-là. Et ce que tu disais tout à l'heure, déjà, en fait, c'est de commencer avec une étape qui te semble aller dans la bonne direction. Notre étape, c'était parler à toutes les nanas ou gars qui sont dans la mode, le business de la mode, l'influence, whatever, mais qui aiment ces sujets comme nous.
[33:35] Et puis, commencer à prendre des cafés et faire confiance au fait que ça va nous amener des idées. Exactement, parce qu'on n'était pas clair sur ce qu'on voulait faire. Exactement. Et si, d'ailleurs, si toi, tu as des idées pour nous, n'hésite pas. Balance.
[33:51] Au revoir. Et je pense que c'est important aussi de ne pas être trop militaire dans son approche. Parce que ça, c'est le genre de truc qui ne marche pas. C'est comme le morning miracle. D'avoir une certaine flexibilité.
[34:04] C'est être trop à la lettre dans ces processus-là. Je trouve que ça dessert plus que ça aide. En tout cas, c'est mon expérience personnelle. Clairement. Et pour revenir sur la personne dont je parlais tout à l'heure, Tom Bilyeu, il y a un truc qu'il a dit dans l'interview qu'il donnait, que j'ai trouvé excellent, qui était de se poser la question, tout simplement, est-ce qu'aujourd'hui, j'ai fait un pas, ne serait-ce qu'un tout petit pas, vers la personne que je veux être ou vers l'objectif que je me suis fixé ?
[34:34] Et ça, j'ai trouvé que ça t'a enlevé de la pression, en fait, d'avoir fait toute ta journée parfaite. J'ai pas rempli toutes les cases. Peut-être qu'aujourd'hui, j'ai pas fait mon sport comme j'avais dit, etc. Mais c'est pas grave, j'ai fait un autre truc qui était vachement bien.
[34:50] Et en fait, ça, c'est déjà dans la bonne direction. Donc voilà, c'est pour revenir à ce que tu disais. Donc ça, c'est un peu le côté plan et en fait, quand même avoir une idée du timing auquel tu veux coller, du timing pour toi qui correspond à ce que tu veux faire.
[35:07] Excellent. Parce que ça va aider dans tout le reste. Et voilà une liste peut-être des actions à mener. Donc, je prends mon objectif, j'ai mes actions, je sais un peu... Et je me permets aussi d'ajouter un truc, parce qu'il y a deux types d'actions, je pense.
[35:22] Il y a les actions qui sont des cases à cocher, tu vois, prendre contact avec le but. Et les actions, peut-être que tu vas faire de manière plus récurrente, me fixer 30 minutes toutes les semaines. Bon, voilà, c'était une toute petite addition. Donc, maintenant, j'ai mes objectifs, ça compte pour moi, je suis au top, j'ai fait mon plan.
[35:42] Je sais ce que je dois faire. Mais justement, ces fois où je ne le fais pas trop, exactement, ces fois où je ne le fais pas trop, où j'aurais besoin peut-être que quelqu'un m'encourage parce que j'ai oublié ou j'ai la flemme aujourd'hui et tout, ça s'appelle en anglais accountability. C'est assez difficile à traduire.
[36:04] C'est la responsabilisation. Se tenir responsable. Se tenir responsable, c'est bien. Et donc, en fait, comment je fais ça ? Quel mécanisme un peu je mets en place pour être sûre que je reste responsable et in charge ?
[36:20] Là, en fait, on a fait la partie facile quand on a fait les objectifs. On a la tête pleine de rêves. On a vraiment un très bon plan sur le papier. On est au max. Donc maintenant, il faut passer à l'action et c'est ça le plus dur toujours.
[36:40] Et aussi, parfois, c'est le plus dur, c'est la première étape. Et tout à l'heure, tu me parlais d'un truc que j'ai trouvé intéressant qui était d'avoir des victoires rapidement. Ouais. Vas-y. Alors, en fait, l'idée...
[36:54] C'est l'expérience sur les races, c'est ça que tu veux dire ? C'est qu'il y a un neuroscientifique, un docteur en neurosciences, qui s'appelle le docteur Huberman, qui est à Stanford, et si par miracle il m'écoute, je l'adore, qui a donc tout un lab, il est head du lab neurosciences. Et ils ont fait cette expérience qui est extrêmement intéressante avec des souris.
[37:17] Fermez les yeux et imaginez un tube comme un tube d'égout dont on fait une coupe. Et de chaque côté du tube du rouleau, on va faire rentrer une souris. Donc une souris de chaque côté. Elles se retrouvent au milieu et elles sont mises en compétition pour pousser l'autre souris en dehors du tube. Très très simple.
[37:37] Ce qui remarque, c'est qu'à l'issue de la première compétition, la souris gagnante a beaucoup plus de probabilités de gagner encore la suivante, etc. Et en fait, pourquoi ? C'est parce qu'ils ont découvert que quand tu gagnes, il y avait une zone du cerveau qui se renforce, qui est la zone de la planification. Et donc, ce que ça veut dire, bien sûr, je schématise énormément, mais c'est pour que ça soit bien compréhensible.
[38:04] Mais ce que ça veut dire, c'est dire que quand tu décroches ces petites victoires dès le début, ça va te renforcer dans ta mise en route du plan que tu viens de faire à l'étape précédente. Et donc, ça grandit de manière exponentielle, parce que ces petites victoires, elles vont t'aider à aller planifier pour les victoires plus grandes, que tu vas aller décrocher, comme t'auras bien planifié, et qui ensuite vont t'aider à aller voir des victoires encore plus grandes, etc.
[38:32] Donc, j'ai trouvé ça hyper intéressant d'avoir la preuve, en gros, scientifique, et pas simplement l'intuition, parce qu'on l'a tous, je pense, le sentiment, l'intuition, ça fait du bien d'avoir des petites victoires et tout, mais dire, en fait, il y a vraiment des parties de ton cerveau qui s'activent. C'était également la même chose pour la souris perdante. Ah oui, elle continuait de perdre. Elle continuait de perdre, ouais. Et en fait, cette partie de son cerveau se rétrécissait.
[38:57] Donc par exemple, si t'as raté, et ça c'est important de le dire, cherche un endroit où tu peux aller décrocher une petite victoire derrière. Pour, entre guillemets, ne pas te laisser avaler par le vortex de la louse. Le vortex de la louse. Je relis ça avec ce tenir responsable parce qu'en fait, tu peux aussi t'aider. Des gens autour de toi pour avoir des petites victoires faciles au début.
[39:19] À fond. Quand tu veux faire un grand projet très compliqué ou quelque chose qui te semble très ambitieux, pourquoi tu commences tout seul ? Ouais, c'est clair. Parce que c'est ça le réflexe que tu vas avoir. Je dois faire ça tout seul.
[39:33] Et ça doit être vraiment très dur pour que ce soit grand. Bah, ok, boomer. C'est vrai qu'il y a un vrai truc d'ego, en fait, là-dedans, qui est stupide. Exactement. Donc, je pense que pour les premières victoires, il faut... toujours penser à qui tu as à portée de main.
[39:49] Comme ça, tu écartes tes bras et tu vois qui tu touches. Qui peut m'aider, quoi. Et en fait, aussi, je trouve que c'est hyper important ce que tu dis, parce que les gens veulent t'aider. Il y a ce truc faux de se dire je vais faire chier les gens. Et en fait, les gens veulent t'aider.
[40:06] On a tous envie de contribuer à avoir quelqu'un gagner, se développer, grandir et tout. C'est kiffant pour la personne qui aide aussi. Tout le monde y gagne. Donc voilà, il faut le faire. Donc nous, avec Steph, hier, on a fait nos objectifs ensemble et on s'est tenus responsables et on a donné des missions à l'autre.
[40:23] Et en vrai, c'est génial. Moi, je trouve ça trop bien d'avoir son binôme parce que ce que tu pensais pouvoir faire tout seul, déjà, tu le fais mieux à deux. T'en tires plus de croissance personnelle aussi. T'en tires une super relation avec une personne. Tout est mieux.
[40:38] Et ensuite, si tout le monde se fout de ta gueule dans ton coin et que tu ne trouves personne pour te tenir responsable, tu as quand même des outils aujourd'hui qui sont exceptionnels. Tu as des communautés. Je ne veux pas citer Facebook parce que c'est fini. Ou Insta ou des choses comme ça. Disons que tu postes sur Instagram en story même.
[40:57] Tu postes ton progrès dans des trucs. Quand on préparait, je parlais de ces fameuses communautés fitness qui sont nées il n'y a pas longtemps. Il y a des hashtags qui ont été créés. Il y a des nanas qui postent tous les jours des photos après leur workout avec le hashtag qui va bien pour dire, regardez, j'ai fait mon workout. Et d'autres nanas de la même communauté, du même programme, la suivent, l'encouragent et tout.
[41:25] Et l'intérêt, ce n'est pas toujours de se faire mousser et d'avoir l'air super belle sur Instagram. C'est plutôt justement de se dire je me tiens à ce que je me suis fixée. Et c'est ça qui est beau. Et on peut se foutre de la gueule des nanas autant qu'on veut, mais elles y arrivent. Oui, c'est excellent.
[41:46] Et ça fait la transition avec le dernier point qui est Celebrate ! Meilleur Celebrate. Celebrate avec un bon jingle. D'ailleurs, je voudrais en profiter pour remercier Max de notre team. Ah oui, très important.
[41:58] Parce que si comme nous, vous trouvez que le jingle de Radio JAB est excellent. Il a été fait par Maxime Bittam. Il a été fait par Maxime Bittam. Merci Max. Et je vous assure qu'il est en train de nous concocter encore d'autres jingles pour les futures productions qu'on va sortir.
[42:17] Donc voilà, je voulais simplement le dire. Donc Celebrate, qu'est-ce que ça veut dire célébrer et pourquoi c'est important ? Là, je vais glisser encore mon ami le docteur Huberman. Mais c'est un point que je trouvais excellent sur la dopamine. Vous connaissez peut-être la dopamine qui est un neurochemical, un neurochimique.
[42:36] Neurotransmetteur, non. Je suis désolée, je ne connais pas le mot pour neurochemical, mais c'est une particule chimique. Comme une hormone, mais au niveau du cerveau. Exactement, parce que la différence avec les hormones, c'est que les hormones sont timées pour agir à certaines périodes de la journée. Et donc lui, il explique que la différence entre une hormone et un neurochemical, c'est que le neurochemical est en fait, lui, déclenché par des comportements et des réactions à l'environnement.
[43:06] Et donc justement, cette fameuse dopamine, vous la connaissez peut-être parce qu'on en a pas mal parlé dans les sujets d'addiction aux réseaux sociaux, au téléphone, etc. Et donc, c'est quand je reçois un like, boum, j'ai de la dopamine. Donc, c'est hyper difficile parce que je deviens dépendant au like, etc. Et donc, elle intervient, elle te rend heureux quand tu as atteint un objectif, quel qu'il soit.
[43:32] Et ça, c'est vrai. Mais ce que disait le docteur Huberman, quand je l'ai écouté parler de ce sujet... Substance neurochimique. Merci ! C'est que cette substance neurochimique, qui est la dopamine, elle intervient aussi de manière puissante dans le chemin vers ton objectif.
[43:48] Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est-à-dire que tu peux capitaliser dessus et la déclencher en faisant des mini-célébrations de tes objectifs un peu intermédiaires. Et un peu de la même façon, quand on parlait des rats tout à l'heure, tu vois, tu as gagné, donc tu renforces la partie de ton cerveau du planning. Et bien là, en fait, tu célèbres des petites victoires et donc tu renforces ta charge énergétique vers ton objectif. Il donnait un exemple que je trouvais excellent.
[44:17] On a tous vécu ça, je pense. Le moment où tu es avec ton équipe et vous venez de terminer un projet hyper intense, tout le monde est rincé, fatigué et tout. Et là, tout d'un coup, il y a quelqu'un qui fait une blague. Et là, tout le monde rigole et l'énergie revient dans la pièce et tout. En fait, c'est exactement ça, le déclenchement de la dopamine.
[44:42] Donc peut-être que tu as fait un entraînement énorme, etc. Prenons les athlètes, parce que c'est assez facile comme image. Mais tu viens de finir une session physique énorme, etc. Tu peux ignorer de dire que c'est déjà une petite victoire en soi et continuer ton entraînement, etc. Bon.
[44:59] Mais tu peux aussi te dire à la fin de cette séance, j'ai mis de l'argent dans la banque, là. C'est une expression anglaise que mon mari m'a apprise, donc j'aime bien dire ça maintenant. Mais c'est un peu ce truc de voir ça comme un gros compte en banque, et après, tu dépenses tout le jour où tu as gagné.
[45:17] Mais j'ai mis de l'argent dans la banque. C'est excellent ce que je fais. Et non seulement ça... donne de la dopamine, donc ça te donne de l'énergie. Et en plus, ça rajoute une couche sur la première étape dont on parlait tout à l'heure, qui est l'étape de cet objectif, il est vraiment important pour moi.
[45:34] Et donc, ça renforce vraiment toute l'histoire que tu te racontes, le plan que tu mets en action. Ça donne du sens à ton plan. Tu dis, mon plan, il est vraiment bien. Là, je suis vraiment en train de progresser, etc. C'est hyper important de célébrer.
[45:48] Même les petites choses. Et tu n'es pas obligé de boire une coupe de champagne à chaque fois que tu fais un truc. Sinon, tu vas devenir alcoolique. Mais en tout cas, dans ta tête, de te dire... Par exemple, moi, je fais du... des fractionnés le matin deux fois par semaine pour construire mon cardio, etc.
[46:05] Parce que j'aime bien faire de la boxe et je voudrais faire, un de mes objectifs, c'est gagner des combats de boxe. Et en fait, à chaque fin de fractionné, je fais un high-five. Je suis accountable puisque j'y vais avec mon gars qui est très sympa. Et à chaque fin de fractionné, on fait un high-five. Et en fait, pour moi, c'est devenu le petit rituel de faire un high-five, c'est-à-dire...
[46:26] Bien joué, bien joué. Mini-victoire. Et en fait, c'est cool. Ça peut être des tout petits trucs, mais il faut que tu l'associes à...
[46:35] Sur le moment, je n'ai pas du tout l'impression que j'ai gagné. J'ai plus de souffle et tout. Mais voilà, il faut que tu l'associes à ça. Ok. Excellent.
[46:45] Excellent. Excellent. Et aussi, ça m'intéresse de savoir pour toi et pour tous ceux qui nous écoutent, c'est quoi vos célébrations ? C'est quoi les trucs qui vous font kiffer quand vous gagnez ? Ouais.
[46:58] Et voilà, que tu peux partager avec tout le monde, qu'on peut utiliser peut-être même nous. On est toujours en recherche de nouvelles idées. Oui, carrément. Donc toi qui nous écoutes, je suis assez curieuse de savoir déjà aussi...
[47:12] Comment tu fais pour être accountable, responsable ? Comment tu te mets en responsabilité sur tes objectifs ? Si tu as des routines avec quelqu'un ou alors des outils à nous partager. Et nous, on sera ravis de te tenir responsable aussi si tu veux.
[47:28] Exactement. C'est peut-être le début d'une nouvelle communauté qui s'appellera les geeks des objectifs. Partage-nous ça et aussi comment tu célèbres. Parce que c'est des sujets qui nous intéressent vachement et je pense qu'on pourrait en creuser un peu plus.
[47:43] Génial. Donc, pour conclure un peu ce podcast et ce moment tous ensemble, je pense que, voilà, ne pense pas à ce que ça représente dans l'imaginaire collectif, cette histoire d'objectifs et de développement personnel. Pense plutôt, est-ce que toi, ça te fait du bien de le faire ? Est-ce que ça t'apporte quelque chose ? Tu as des choses que tu voudrais atteindre, mais que tu ne sais pas encore comment.
[48:08] Et si c'est le cas, utilise tous les outils qu'on a donnés. Si tu en veux plus, va les chercher. Partage-les avec nous. Je pense qu'on te donne quelques références, mais finalement, il y a énormément de choses qui existent. On mettra aussi les choses dont on a parlé dans le podcast pour que ce soit accessible et que tu puisses télécharger des PDF, des trucs comme ça.
[48:31] Et on était ravis de passer ce moment avec toi. Trop bien. Trop bien de se réveiller comme ça. Parce que c'est le matin. Et pour compléter ce que dit Sarah, si tu es un gros geek des objectifs, tant mieux, ça va te parler.
[48:46] Si tu ne l'es pas, commence petit. No stress. On a balancé quand même plein d'infos, plein de trucs et tout. Commence avec peut-être un seul objectif. Et dis-toi, comment je passe une meilleure année cette année que l'année dernière ?
[49:00] Commence l'année, je me fais encore plus kiffer. Vu que l'année dernière, c'était 2020, c'est pas trop compliqué. Mais voilà, en fait, peut-être que si c'est nouveau pour toi et que t'as quand même envie d'y aller, sans sortir l'arsenal, catapulte, tout ça du planning, commence avec un truc petit et tire un fil, comme on disait, et tu verras, ça va tarder.
[49:27] Et voilà, pour finir, moi, un de mes objectifs cette année, par exemple, c'est de respirer. J'allais le dire. Et ça peut être très simple, en fait. Des objectifs et ça peut changer beaucoup de choses yeah allez bye à bientôt sur Radio JAB salut merci guys merci Sarah
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