Stéphanie Pfeiffer

Célébrer ses petites victoires : le rituel du Celebrate | Radio JAB #32

Manon Thomas, office manager de JAB : l'optimisme comme outil de travail, et le rituel qui construit ta confiance.

Invité

Auteur

Stéphanie Pfeiffer

Date de publication

Temps de lecture

41 min d'écoute

newsletter

une semaine, un jab

Ces sujets te parlent ?
Reçois chaque nouvel épisode directement dans ta boîte mail.

Partager

N'hésitez pas à le partager sur vos réseaux sociaux pour en faire profiter votre entourage !

« Il faut te faire ta vente à toi-même. » Manon Thomas

Tu as un objectif ambitieux, tu avances, et tu ne ressens rien. Normal : tu attends la ligne d'arrivée pour t'autoriser à être content, et la ligne d'arrivée est encore loin. Dans cet épisode, Manon Thomas, office manager de JAB, explique pourquoi cette attente te coûte cher, et comment le rituel du Celebrate vient réparer ça. Au passage, elle démonte l'idée que l'optimisme serait un tempérament : chez elle, c'est un outil de travail.

Ce qu'on aborde dans cet épisode :

  • Pourquoi tu vends tous les jours même quand ce n'est pas ton métier

  • Se faire sa vente à soi-même avant d'attaquer une tâche qu'on n'a pas envie de faire

  • Le Celebrate : comment le rituel se déroule concrètement chez JAB

  • Ce que la dopamine récompense, et pourquoi ce n'est pas le résultat final

  • Choisir son challenge au lieu de le subir

  • Comment Manon transforme une journée de galères en journée acceptable

newsletter

une semaine, un jab

Ces sujets te parlent ?
Reçois chaque nouvel épisode directement dans ta boîte mail.

Tu vends tous les jours, même si ce n'est pas ton métier

L'épisode est enregistré au lendemain d'une soirée Girls Who Sell, et le titre est volontaire : Girls Who Sell, pas Girls in Sales. Ni Steph ni Manon ne portent le titre de commerciale. Et pourtant.

Le raisonnement de Manon est simple : pour être leader, il faut emmener les autres avec toi, et pour les emmener, il faut leur vendre ton idée, ta vision, ton projet. Son métier, ce n'est pas que l'office : il y a du RH, de la compta, du recouvrement, tout ce qui touche aux finances, l'expérience de l'espace pour l'équipe comme pour les clients, et l'expérience de performance. Quand elle appelle un client pour lui expliquer le process de facturation, elle est en train de lui vendre une expérience de facturation. Elle doit trouver les bons mots et montrer où est la valeur pour lui. C'est à ce moment-là qu'il adhère.

Steph décrit son rôle comme l'exhausteur de goût : le 1 % en plus qui fait passer du très bien à l'excellence, comme chez l'athlète de haut niveau où plein de gens sont bien entraînés et où la différence se joue sur ces marges.

Se faire sa vente à soi-même

Sur le papier, une partie du job de Manon ressemble à une liste de corvées : aller chercher l'argent des clients, réparer ce qui casse dans les bureaux. Steph joue l'avocat du diable là-dessus, et la réponse est la meilleure phrase de l'épisode.

« Si tu appréhendes la chose comme une corvée, tu ne vas pas bien la faire. Donc, ce n'est même pas la peine. » Il faut d'abord trouver la motivation, et pour ça : « il faut te faire ta vente à toi-même ». Si tu n'arrives pas à te vendre cette mission, passe à autre chose, parce que c'est que tu n'es pas fait pour ça ou que tu n'as pas encore trouvé où tu apportes de la valeur dedans.

Chez Manon, la vente à elle-même est déjà faite : si elle fait ça très bien, ça a une répercussion énorme sur le travail des autres, et l'équipe délivre mieux pour les clients.

Le Celebrate, mode d'emploi

Le mardi est la grosse journée chez JAB, celle de la prospection, où les clients viennent. L'après-midi, Manon passe voir chaque client, un par un. Elle commence par une question simple : c'est quoi ton Celebrate du jour, qu'est-ce que tu as envie de partager avec nous. Puis elle creuse : de quoi tu es fière, qu'est-ce qui t'a motivée, qu'est-ce qui t'a reboostée, quel accomplissement, quel step franchi, quel déblocage. Elle donne des pistes, parce que quand on n'a pas l'habitude, ce n'est pas simple de sortir un Celebrate du premier coup. Et plus on le fait, plus c'est simple.

Le contenu du rituel est plus radical qu'il n'en a l'air. Manon prend l'exemple d'une soirée à organiser avec une centaine d'invités. On pourrait croire qu'on célèbre le premier invité décroché. Elle va plus loin en amont : le fait d'avoir fixé une date, d'avoir trouvé le lieu, d'avoir choisi qui inviter. Sans ces steps, tu n'as pas tes invités. Donc ce sont des accomplissements.

Pourquoi ça marche : la dopamine

La dopamine est souvent présentée comme l'hormone du bonheur, celle qui se déclenche quand tu reçois des likes. Ce que dit l'épisode, c'est autre chose : elle se déclenche surtout à chaque step qui te rapproche de ton objectif final, pas au moment où tu l'atteins. C'est une substance d'anticipation autant que de résultat, une manière de te dire que tu es sur la bonne route.

C'est d'ailleurs pour ça que le scroll fonctionne si bien : la dopamine est là pendant que tu fais défiler ton feed, pour te dire de continuer parce qu'un truc bien va arriver. L'enjeu du Celebrate est de reprendre ce mécanisme et de le mettre de ton côté. Ça construit ta confiance, ça solidifie ce que tu fais, et le jour où tu tombes sur un obstacle, tu peux te dire : c'est un obstacle, mais je vais y arriver.

L'optimisme comme prophétie autoréalisatrice

Manon donne un exemple concret. JAB a eu un gros souci d'internet, qui impactait le travail de toute l'équipe, l'expérience client, l'humeur générale, donc les résultats. Elle cherche des solutions, puis elle se rappelle que chez JAB, on appelle les dirigeants de boîte. Alors elle décide d'appliquer ce que font les clients le mardi : elle prospecte. Elle simule un peu avant d'appeler, puis elle appelle la directrice de l'entreprise en question, en se disant que « cette dame, elle ne me connaît pas, mais elle va avoir envie de m'aider ». Ça s'est bien passé. Une solution a été trouvée, et Manon le précise : « maintenant, nous avons un sublime Internet ».

Steph fait le lien direct avec ce qu'on voit chez les clients : ceux qui appellent en se disant que cette personne doit les rencontrer, et qui ne comprendraient même pas pourquoi ça se passerait mal, ça se passe très bien. Ceux qui appellent avec l'appréhension du « je vais la déranger, pourquoi elle prendrait mon call », ça ne marche pas. D'où la consigne : remplace tes croyances barrières par des croyances qui te font évoluer.

Choisir son challenge au lieu de le subir

Manon danse depuis ses quatre ans. À 13 ans, elle commence la gym aux agrès. C'est tard : la gym se commence petite, quand on est plus souple et qu'on a moins conscience du danger. Elle, elle est au collège, elle sait ce qu'elle risque en faisant un salto. C'était très dur, physiquement et mentalement, et pour la première fois elle se retrouvait face à un sport qu'elle n'arrivait pas à faire.

Deux options : revenir à la danse, ou finir ce qu'elle a commencé. Elle continue, devient bonne, saute des cours, arrive au niveau compétition. Le rythme s'accélère à six heures d'entraînement par semaine plus les stages le week-end et les compétitions, et elle doit renoncer à la danse pour continuer. Résultat : deuxième en départementale, et le championnat de France. Sa conclusion, mot pour mot : « le seul frein dans ma vie, c'était moi-même ».

La règle qu'elle en tire vaut pour n'importe quel objectif : provoque le challenge, parce que si tu l'attends, tu vas le subir. Quand c'est toi qui as choisi de te mettre dans cette position, tu sais pourquoi tu y es, et c'est beaucoup plus facile d'aller au bout.

La journée pourrie, version optimiste

Deuxième exemple, plus petit. Une journée où tout s'enchaîne mal, et un cours de danse d'essai comme point d'orgue du soir, le premier depuis deux ans qu'elle n'avait pas retrouvé de cours qui lui convienne. Elle arrive trente minutes en avance, et la directrice du studio lui explique que le programme qu'elle a vu concerne l'année suivante.

Ce qu'elle en retire : elle a les informations pour s'inscrire, c'est un premier step vers ce cours d'essai, et elle a rencontré la directrice, ce qu'elle n'avait pas prévu. Elle est rentrée chez elle et a passé plus de temps avec son copain. La journée s'est bien finie. Steph met un mot dessus : l'agency, cette capacité à bouger les pièces du puzzle pour que ça marche pour toi alors que les conditions te prédisposaient à perdre.

Les questions qu'on nous pose

Pourquoi célébrer ses petites victoires au travail ?

Parce que la dopamine ne récompense pas seulement l'arrivée : elle se déclenche à chaque étape qui te rapproche de ton objectif. Célébrer ces étapes construit ta confiance, solidifie ce que tu es en train de faire, et te donne de quoi encaisser le prochain obstacle. Sans ça, tu avances sans jamais rien ressentir, et tu ne vois que ce que tu n'as pas fait.

Comment mettre en place un rituel de célébration dans une équipe ?

Chez JAB, c'est simple : un moment fixe dans la semaine, une personne qui passe voir chacun, une question ouverte du type « c'est quoi ton Celebrate », puis des relances pour creuser. Les premières fois, les gens sèchent : c'est normal, il faut donner des pistes. Plus le rituel tourne, plus c'est facile de sortir un Celebrate et plus les gens prennent plaisir à partager.

Est-ce que l'optimisme s'apprend ?

Oui, à condition de mettre des mots dessus. Manon avait déjà cette tendance, mais ce qui a tout changé, c'est de la nommer et de mesurer l'impact que ça avait. À partir de là, elle a pu l'utiliser volontairement et le renforcer. Elle le relie à l'intelligence émotionnelle : se connaître, connaître les autres, et se servir de ses émotions pour se booster au lieu de stagner.

À lire aussi sur le sujet

Transcription de l’épisode

Toute la conversation, réplique par réplique, avec les minutages.

[00:01] Salut, moi c'est Steph. Moi, c'est Sarah. Et toi, t'es sur Radio JAB, le podcast qui t'embarque dans une philosophie de l'action. Tu le sais peut-être pas, mais le jab, c'est le coup principal en boxe. C'est à la fois le coup le plus stratégique et en même temps, il faut en faire beaucoup pour mettre un chaos.

[00:22] Et ça, c'est exactement ce qu'on te propose de faire ici. Apprendre des trucs ensemble et te faire passer à l'action. JAB, c'est aussi le nom de notre boîte. On coache, on entraîne et on conseille des dirigeants et des équipes sur la vente. Alors que tu sois dans le business, ou pas du tout, reste avec nous.

[00:43] Je continue de vous présenter l'équipe JAB avec cette semaine la queen de l'optimisme, Manon. Manon, c'est notre office manager et elle aime tellement son job qu'elle en a créé un podcast. Ça s'appelle Kingd'OM, et si tu le cherches sur Spotify et Apple Podcasts, you're in for a treat. Je vous présente donc une femme aussi déterminée que pétillante, Manon Thomas. Bonne écoute. Salut Manon. Salut Steph.

[01:07] Comment ça va ? Ça va super. Ben non, je suis trop contente, mais vraiment trop contente qu'on fasse cette interview aujourd'hui. On avait déjà commencé à enregistrer il y a quelques semaines un épisode, puisque je suis dans un peu un sprint de présentation de l'équipe JAB. Mais aujourd'hui, c'est un jour très particulier parce que c'est le lendemain de notre soirée Girls Who Sell, qui était une soirée vraiment de ouf.

[01:28] Et comme on vient de le dire, il était Girls Who Sell et non pas Girls in Sales. Et en fait, ça m'intéresse vachement de reprendre ton interview aujourd'hui parce que nous deux, on n'est pas sales. Notre métier n'est pas sales et pourtant, c'est un peu ce qu'on disait hier, on vend tous les jours et on pense que toutes les nanas doivent vendre tous les jours.

[01:48] Et du coup, avant de revenir même un peu sur ton parcours, ton histoire, il y a des petits trucs que je voulais aller creuser là-dedans. Mais ce que je voudrais savoir, c'est comment tu vends, toi, dans ton quotidien et dans ton métier, qui est d'ailleurs, on va le rappeler, office manager de JAB, et office manager, on ne va pas s'arrêter juste au mot, tu ne manages pas que le office, il y a beaucoup d'autres trucs derrière.

[02:11] Il va y avoir du RH, il va y avoir de la compta, du recouvrement, tout ce qui touche aux finances de JAB. Il y a évidemment l'espace, mais pas simplement faire en sorte que l'espace soit bien rangé, il y a toute la partie expérience de l'espace, que ce soit pour nous, l'équipe, mais aussi les clients. Et puis, pas que l'espace, l'expérience aussi de performance, parce que c'est un truc qui nous tient vachement moins à cœur.

[02:34] J'ai résumé bien ton métier ? Voilà un peu ce que tu fais chez JAB. Et du coup, ayant dit tout ça, quel rôle la vente joue dans ta vie ? Comme on l'a très bien exprimé lors de la soirée d'hier auprès de tous les guests qui étaient présents, la vente, ça s'exprime à travers chaque... échanges qu'on a avec les autres à travers chaque moment de leadership qu'on essaye d'entreprendre.

[03:05] Parce qu'en fait, pour être leader, il faut emmener les autres avec soi. Et pour emmener les autres avec soi, il faut réussir à leur vendre ton idée, à leur vendre ta vision, à leur vendre ton projet. Et donc, ça se traduit vraiment partout. Comment tu le fais, toi, dans ton quotidien ?

[03:28] Si on reprend un peu tes missions, ton job, comment tu vends chaque jour chez JAB ? Eh bien, si on parle par exemple de la facturation, quand je vais appeler le client pour lui expliquer que c'est tel processus pour payer, que ça se passe comme ça, etc., je suis en train de lui vendre notre process de facturation, je suis en train de lui vendre une expérience de facturation.

[03:59] Et donc, je dois trouver les bons mots, je dois trouver comment ça va lui apporter de la valeur. Et c'est à ce moment-là qu'il va adhérer à ma vision de la chose et qu'il va me dire, OK, je m'inscris sur votre logiciel de facturation. C'est un des exemples.

[04:14] Je trouve ça hyper intéressant ce que tu dis parce que c'est vrai que nous, notre cœur de métier, c'est du coup la vente, l'expérience que tu vas avoir en tant que client avec le sales, etc. Et moi, ce qui me fascine dans ton métier, c'est ce 1% en plus qui est un peu comme l'exhausteur de goût dans un plat.

[04:32] Ton plat, il est bon et tout, mais là, tu rajoutes les épices et bam, ça devient autre chose comme expérience. Et toi, tu interviens sur tous ces points-là, en fait, qui sont vraiment des points. Et on pourrait faire aussi la métaphore avec l'athlète de haut niveau. Tu vois, il y a plein d'athlètes hyper bien entraînés, mais souvent, la différence entre le très bien et l'excellence, c'est ces 1%. Et toi, tu es vraiment, dans ma vision de ton métier en tout cas, ce booster qui apporte les 1% qui font que ce n'est pas juste bien et c'est excellent.

[05:02] C'est vrai que j'essaye en tout cas d'apporter mon côté épicé à chaque élément de job. Je vais essayer d'apporter ma collaboration, ma contribution sur toutes les étapes, sur tout le parcours client ou même le parcours des collègues qui travaillent ici qu'eux, ils puissent performer pour qu'ils puissent être efficaces dans leur travail, pour justement pouvoir délivrer quelque chose d'excellent.

[05:26] Et moi, je vais arriver pour faciliter encore plus ce processus afin que, en fait, ça soit encore plus smooth et que ça passe vraiment comme si c'était normal, tout ce qui se passe et que tout le monde vive ça vraiment hyper bien. Et il y a un truc qui est intéressant, c'est que toi, tu es une optimiste, donc tu le présentes de façon hyper positive.

[05:53] Mais il y a aussi une partie où on peut se dire, ouais, mais en fait, peut-être ton métier, ça serait de gérer tous les trucs chiants qui se passent. Soit les trucs chiants, par exemple, si je me mets un peu avocat du diable, la facturation, le recouvrement, aller chercher l'argent des clients.

[06:15] Ensuite, les trucs de l'office où il y a toujours des choses à réparer, rien de bas. Mais en fait, toi, tu le présentes d'une manière hyper différenciante.

[06:26] Avec beaucoup de valeur. Et donc, est-ce que tu penses que ton arme principale, c'est un peu de fausse question, c'est l'optimisme ? Et comment ça te permet de transformer, justement, ce truc où quelqu'un de non-optimiste pourrait voir ça négativement, et toi, t'es genre, mais en fait, non, c'est génial et ça apporte plein de valeur.

[06:45] Parlons un peu de ça. Ouais, effectivement, je pense que mon côté optimiste, c'est... ma grosse arme pour faire mon travail correctement et pour appréhender les choses correctement, de manière efficace. Et oui, c'est sûr que déjà, en fait, dans mon job, au-delà du fait que je fais des tâches qui peuvent paraître être des corvées pour certaines personnes, déjà, en fait, si tu appréhendes la chose comme une corvée, tu ne vas pas bien la faire.

[07:10] Donc, ce n'est même pas la peine. Donc déjà, il y a cette première partie où effectivement, il faut être passionné par ce que tu fais ou en tout cas être hyper enthousiaste par ce que tu dois faire. Donc, il faut trouver cette motivation. Il faut te faire ta vente à toi-même.

[07:28] Yes, girl ! Donc, c'est vrai, quelque part. Il faut déjà que tu te vendes à toi-même cette mission, ce travail. Et si tu n'arrives pas à te le vendre à toi-même, en fait, passe à autre chose. Parce que c'est que tu n'es pas fait pour ça ou en tout cas que tu n'as pas trouvé... à quel point tu pouvais apporter de la valeur dans ce travail.

[07:52] Et moi, c'est vrai que je le vois d'une manière optimiste parce que je me dis, en fait, si moi j'arrive à faire ça hyper bien, ça va avoir une répercussion énorme sur le travail des autres et du coup, on va délivrer les clients de manière exceptionnelle. Et en fait, c'est ça qui est puissant et que j'ai envie d'achever.

[08:14] Et d'un autre côté, dans mon travail, j'ai énormément d'interactions avec beaucoup de gens, donc j'ai un côté humain hyper important que les salles ont aussi. Et donc, l'intelligence émotionnelle, qui est une caractéristique de l'optimisme, c'est primordial. Il faut se connaître, il faut connaître les autres pour pouvoir s'adapter et en fait, gérer les émotions pour pouvoir l'utiliser correctement, être intelligent émotionnellement, vraiment.

[08:38] Et l'optimisme, pour moi, c'est ça. C'est comment tu utilises tes émotions pour te booster et pas pour te ralentir ou pour stagner. Si quelqu'un nous écoute là et se dit, waouh, ça m'inspire ce que tu dis Manon, j'ai trop envie de le faire. Est-ce que tu peux, parce que je le dis pour nos auditeurs, Manon est une geek de l'optimisme.

[09:02] Tu as lu beaucoup de trucs, tu écoutes beaucoup de podcasts là-dessus. De tout ce que tu as dévoré comme contenu et digéré, on peut dire, qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un qui ne sait pas par où commencer, qui voit la vie un peu en gris et qui se dit, moi, mais j'aspire quand même à plus d'optimisme.

[09:25] Qu'est-ce que je peux faire aujourd'hui ? Celebrate. En plus du podcast, bientôt sur vos écrans, une vidéo où on va expliquer le Celebrate. Mais voilà, un peu plus en détail. Déjà, Celebrate, ça veut dire célébrer. Et quand tu me dis ça, je suis genre, ouais, c'est à dire.

[09:46] Je serais tentante par là, maintenant. Vas-y, raconte. Celebrate. Donc, ce que je veux dire par là, c'est construis ta confiance et dis-toi que ce que tu fais, c'est déjà bien. Que, ok, tu n'es pas à la ligne d'arrivée, tu n'es pas encore au sommet de l'Himalaya, mais en même temps, ça ne se monte pas en un jour. Donc, en fait, celebrate chaque step, celebrate chaque petite victoire, chaque accomplissement, chaque chose que tu arrives à achever en fait parce que ça te rapproche un peu plus de ton objectif final.

[10:22] Il ne faut pas l'oublier et c'est en célébrant ces petits steps ou ces gros steps parce que parfois c'est quand même des sacrés avancés. En fait, le fait de les célébrer, ça construit ta confiance, ça construit, ça solidifie tout ce que tu es en train de faire et ça va te permettre dès que tu auras un obstacle, de dire, OK, c'est un obstacle, mais je vais y arriver.

[10:45] Donc, par exemple, admettons que j'ai un objectif. J'aimerais organiser une soirée, par exemple, avec une centaine d'invités. Je dis ça parce que forcément, avec la soirée d'hier, c'est le premier exemple qui me vient. Mais le moment où je décroche mon premier invité, peut-être j'ai une guest list de gens que je voudrais appeler et je suis un peu intimidée.

[11:05] Le moment où je décroche mon premier invité, il faut que je célèbre, c'est ça que tu es en train de me dire. Il faut que je me dise, ah, c'est bien. Ce que je dis, c'est que même avant ça, en fait, tu peux célébrer. Rien que le fait de fixer une date, le fait d'avoir trouvé le lieu, le fait d'avoir choisi qui tu voulais inviter, tous ces steps, en fait, si tu ne les passes pas, tu ne peux pas avoir tes invités au final. Donc, en fait, tu es obligé de passer par ces steps et rien que le fait de les accomplir, ça te rapproche de ces 100 invités qui vont être présents à ta soirée.

[11:45] Donc, il faut célébrer parce que c'est un accomplissement. Est-ce que tu veux parler un petit peu de dopamine dans ce mécanisme ? Pourquoi c'est important de célébrer ? Oui, parce qu'en plus, tu nous as fait un super cours là-dessus sur la neuroplasticité qui était géniale. Mais effectivement, la dopamine, on en parle beaucoup parce que c'est associé au sentiment de bonheur.

[12:07] Et en fait, ce que tu nous as très bien expliqué d'ailleurs pendant cet atelier, c'est qu'il faut comprendre que la dopamine, c'est pas quand tu accomplis, quand tu atteins ton objectif final. C'est pas à ce moment-là que la dopamine va se déclencher. Elle va se déclencher justement à chaque step qui vont te rapprocher de cet objectif final.

[12:29] C'est cette anticipation au bonheur. Et c'est ça en fait que tu cherches. Vraiment. Il ne faut pas confondre la ligne d'arrivée et tout ce que tu traverses pour y arriver. C'est ça. En fait, ce qui est très intéressant, c'est que la dopamine, on se dit souvent, c'est l'hormone, et elle a été vachement publicisée un peu comme ça, l'hormone du bonheur, l'hormone qui se déclenche, on en a beaucoup parlé dans les réseaux sociaux, quand tu reçois des likes, boum, dopamine, et ça te fait un shot de bonheur. Et en fait, ce qui est puissant quand tu regardes vraiment la dopamine et dans cette logique d'optimisme et d'aller célébrer, c'est que c'est une hormone... c'est pas une normande, c'est d'ailleurs un neurotransmetteur, enfin bref, passons sur les mots, mais en tout cas c'est une substance qui se déclenche plutôt pour te dire tu es sur la bonne route, tu vas atteindre ton objectif.

[13:21] C'est pour ça que c'est autant une substance d'anticipation que de résultat. Et en réalité, quand on décortique un peu ce truc de réseaux sociaux par exemple... Tu reçois de la dopamine, bien sûr, quand tu vois que tu as des likes et tout, mais surtout, quand tu es en train de scroller, il y a de la dopamine qui est sécrétée pour dire, continue de scroller, il y a un truc bien qui va arriver dans ton feed.

[13:43] Et donc, on voit que c'est hyper important de prendre ce mécanisme et de l'utiliser en ta faveur pour construire ton optimisme et te dire, ah, je suis vraiment sur le bon chemin, j'ai fait un bon truc. Et en fait, c'est ce que tu disais tout à l'heure, ça construit ta confiance et ça te met encore plus en mouvement vers ton objectif.

[14:01] Je pense que ça, c'est quelque chose qui est assez méconnu. Et toi, Manon, il faut le savoir, pour les personnes qui ne sont pas clientes de JAB qui nous écoutent, je vous replante un peu le décor, mais tous les mardis, du coup, si tu as écouté plusieurs radios de JAB, normalement, tu as compris que le mardi, c'est la big journée, salle de sport de la prospection, on reçoit nos clients. Et Manon, l'après-midi, elle va voir chaque client un par un et elle leur demande qu'est-ce que tu célèbres.

[14:27] Je ne sais même pas si c'est aujourd'hui, mais tu dis cette semaine, c'est ça ? Récemment. En fait, je n'impose pas de deadline, de créneau. Je dis juste, qu'est-ce que tu as de super à me raconter ? De quoi tu es fière ? Exactement. C'est ce que je leur demande, en fait, pour creuser un peu.

[14:46] Effectivement, je commence par, c'est quoi ton Celebrate du jour ? Qu'est-ce que tu as envie de partager avec nous ? Et après, je creuse un peu en disant, dis-moi, de quoi tu es fière ? Qu'est-ce qui t'a motivée ? Qu'est-ce qui t'a reboostée ?

[15:01] Quel accomplissement il s'est passé ou quel step t'as réussi à passer quel déblocage t'as eu j'essaie de donner des idées parce qu'effectivement quand on n'a pas l'habitude de le faire c'est pas simple tout de suite de dessiner un Celebrate mais plus on le fait et plus c'est simple de le faire et plus en fait on profite de partager ses victoires. Est-ce que c'est quelque chose qui a toujours été présent avec toi dans ta vie ou c'est plutôt nouveau ?

[15:28] En fait, je me demande si on revient un petit peu sur ton parcours. Rétrospectivement, est-ce que tu te dis j'ai toujours eu cet optimisme et cette tendance à célébrer ou est-ce que tu sens que c'est quelque chose de nouveau et comment ça t'a aidé depuis que tu le fais, si c'est nouveau ? Alors, je pense que j'ai toujours eu un peu cette tendance à célébrer les petites choses, j'ai toujours été optimiste.

[15:52] Donc j'ai toujours eu ce réflexe de relativiser quand j'étais face à un obstacle ou quand j'étais face à quelque chose qui n'allait pas dans mon sens. Maintenant, je ne l'avais pas du tout exprimé comme ça ou en tout cas notifié. Et maintenant, je peux mettre des mots là-dessus, je peux... me rendre compte de l'impact que ça a et de l'importance que ça a.

[16:17] Et donc, c'est devenu beaucoup plus important et je le fais beaucoup plus, effectivement. Et tu penses que ça a changé ta façon, j'allais dire, d'exercer ton métier, mais aussi peut-être de vivre plus largement ta vie ? Oui, clairement. Le fait de mettre le doigt dessus et de me dire « Ah ouais, c'est ça qui fait toute la différence », ça m'a permis de l'utiliser à mon avantage et de le renforcer, de le solidifier et du coup, de booster mon optimisme et du coup, de booster ma façon de voir la vie en général, que ce soit dans le personnel ou dans le professionnel. C'est génial parce que j'aimerais bien des exemples concrets d'ailleurs.

[17:00] Peut-être avant de faire mon petit blurb sur la neuroplasticité, parce que j'allais faire le lien avec ça, mais tu as des exemples un peu concrets à nous partager de comment ça a changé ton quotidien ? Peut-être un événement ou une décision que tu as prise ou tu vois quelque chose où tu te dis, en fait, vraiment d'être consciente de ce mécanisme, ça a vraiment changé la façon dont j'ai abordé cette chose.

[17:30] Alors, je cherche... Take your time. Je cherche un petit exemple. Est-ce qu'on parle de depuis que je suis chez JAB ou avant ça ? On va quand même dire depuis que tu es chez JAB. Très bien. Alors, si je réfléchis, il y a eu effectivement...

[17:49] Bon alors, j'ai un gros exemple et puis après j'ai un exemple beaucoup plus petit. Donc, le gros exemple, c'est qu'on avait un souci avec notre Internet.

[18:00] Un gros souci d'Internet, ce qui fait que ça impactait vraiment tout. Ça impactait le travail de toute la team JAB au quotidien. Ça impactait l'expérience client, puisqu'on reçoit nos clients ici. Vraiment, ça avait un impact très néfaste sur tout le business et sur l'humeur de tout le monde.

[18:21] En fait, c'est aussi de ça qu'il faut se rendre compte, c'est que l'environnement de travail, ça impacte tout. L'attitude des gens, leur performance et donc les résultats, ça impacte vraiment beaucoup de choses. Donc il faut être vigilant là-dessus. Et donc bon, moi j'étais face à ça, j'ai essayé de trouver des solutions.

[18:44] Et puis je me suis quand même rappelée que chez JAB... on a cette tendance à appeler les dirigeants de boîte. Et donc, je me suis dit, en fait, on va trouver une solution. Ça va bien se passer. Il n'y a pas de raison. Je vais juste appliquer ce qu'on fait avec nos clients le mardi.

[19:08] Je vais prospecter, je vais cold call la directrice de cette boîte et puis elle va m'aider à trouver une solution. Voilà, je me suis montrée optimiste en me disant que, cette dame, elle ne me connaît pas, mais elle va avoir envie de m'aider.

[19:29] Et donc, en prenant ça, j'ai simulé un petit peu avant de l'appeler. Et puis, j'y étais avec une attitude positive, vraiment en me disant, OK, ça va bien se passer. Il n'y a pas de raison que ça ne se passe pas bien. Et effectivement, ça s'est bien passé.

[19:45] Donc, elle a trouvé une solution. Et voilà. C'est important ce que tu dis, parce qu'on voit à quel point cette mentalité optimiste, elle va conditionner le résultat de tes actions. Et c'est un petit peu, tu pourrais dire presque de la prophétie autoréalisatrice quand tu dis un truc qui n'est pas encore arrivé, mais qu'en fait, en le disant, par exemple... ça arrive de te dire je vais faire tel truc et en fait tu t'es même pas encore entraîné pour cet événement sportif on va dire et tu dis à tout le monde que tu vas le faire t'es même pas inscrit mais en fait au bout d'un moment tout s'enclenche et ça se met en mouvement et ça marche et c'est cette même dynamique de te dire avant d'appeler et on le voit bien avec nos clients ceux qui disent mais c'est sûr que cette personne doit me rencontrer et justement et ça va bien se passer et en fait qui limite ne comprendrait pas pourquoi se passerait mal ou la personne ne voudrait pas, ça se passe vachement bien.

[20:44] Et c'est sûr que si tu appelles avec l'appréhension de te dire aïe aïe aïe, ça va mal se passer, je vais la déranger, pourquoi elle me prendrait mon call ? Et bien en fait, ça marche pas. Donc il faut essayer de laisser ses peurs un peu au placard et ce qui est puissant dans ce que tu dis, et c'est un peu la même chose, c'est des croyances d'ailleurs, c'est qu'il faut toujours essayer de remplacer tes mauvaises croyances par des croyances positives.

[21:11] Et donc te dire... Ouais, des croyances qui vont te faire évoluer, en fait. Ça sert à rien d'avoir des croyances barrières. Et donc maintenant, nous avons un sublime Internet, il faut le dire. Et deuxièmement, la chose un peu plus petite, ça m'intéresse aussi.

[21:25] Eh bien, c'est avant-hier. Yes. J'ai eu une succession d'obstacles tout au long de ma journée. Donc vraiment, je pense que ça arrive à tout le monde. Enfin, c'est sûr. C'est la loi de Murphy. C'est une journée pourrie.

[21:37] Bon, rien ne se passe comme tu veux. Il t'arrive que des galères. Enfin, bref. Je pense qu'auparavant, j'aurais beaucoup moins bien vécu ce genre de journée.

[21:45] J'aurais été déprimée, je pense, à la fin de la journée. J'aurais mangé de la glace devant un film. Désolée, Cédric, mais... C'est ce qui se sera passé. Yes, Cédric qui nous a fait une masterclass sur la bonne nutrition. C'était génial. Donc, mardi dernier, masterclass sur l'heure du midi.

[22:01] Bah, nutrition pour avoir de l'énergie. Donc, vachement, t'aimes JAB. Tu fais le taf, tu viens prospecter et tout. Ne ruine pas tout en mangeant des burgers et du chocolat, quoi. Et le lendemain midi...

[22:12] Qu'est-ce qu'on a fait ? Panini. Ouais, panini, burger et tout. Oh là là, non mais... Désolée Cédric. Franchement, désolée. Ça ne se reproduira plus. Mais c'est parce que c'était un moment social et il a bien dit qu'il faut profiter des moments de convivialité.

[22:27] Exactement. Donc on a retenu qu'il faut manger bien. Tout au long de la semaine, tout au long de notre vie. Mais parfois, on a le droit. Il y a des moments où ce n'est pas le focus. D'ailleurs, peut-être qu'on fera un épisode là-dessus parce que je trouve que ça peut être hyper cool.

[22:44] Donc, fermons cette petite parenthèse. Mais tu n'es pas rentrée chez toi avec un pot de Häagen-Dazs ? Pas du tout. En fait, ce qui s'est passé, c'est que l'apogée de ma journée devait se faire...

[22:56] À travers mon premier cours de danse depuis un bon moment. Donc, pour ceux qui ne le savent pas, je fais de la danse depuis que j'ai genre 4 ans. Et là, depuis que j'ai emménagé, je ne sais pas, 2 ans, j'ai arrêté parce que je n'ai pas trouvé un cours qui me convenait.

[23:15] Et oui. Mais elle est triste. Et donc... J'ai trouvé, finalement, juste à côté de chez moi, un cours potentiel qui pourrait me convenir. Et donc, ça devait être mon premier cours d'essai avant-hier soir. Donc, ma journée se passe très mal. Je me dis, optimiste que je suis, je me dis, c'est pas grave, Manon, tu vas finir en beauté avec un super cours de danse.

[23:37] T'as enfin trouvé un truc. Allez, vas-y, go. Donc, Steph me motive. Elle me dit, attention, tu vas louper l'heure de ton cours. Moi, je suis là, ah oui, c'est vrai.

[23:48] Je me dépêche, je me prépare, j'arrive tellement contente que j'arrive 30 minutes en avance, et donc j'attends l'heure, etc. Et puis au final, la directrice du studio de danse me dit « Ah non, mais le programme que vous avez vu, c'est pour septembre, c'est pour l'année prochaine. » Donc bon, je lui dis « Ah bon, très bien, comment je dois faire pour m'inscrire ? » Donc elle me donne des infos, et puis je repars.

[24:14] Donc, bon, j'étais déçue parce que je n'avais pas eu mon cours de danse. Mais je me dis, ce n'est pas grave. Au moins, j'ai les informations. Je sais comment m'inscrire. C'est un premier step vers ce cours d'essai que je voulais faire.

[24:28] Ce n'est pas grave. Je n'ai pas tout perdu. J'ai rencontré la directrice. Elle a l'air hyper sympa. Tu as validé des trucs.

[24:35] Voilà, c'est ça. Je ne m'attendais pas en plus à rencontrer la directrice du studio. Donc, voilà, c'est une rencontre qui n'était pas prévue. J'ai pas eu mon cours de danse, mais c'est pas grave. Du coup, je suis rentrée plutôt chez moi. J'ai passé plus de temps avec mon copain.

[24:52] Et puis, voilà. La journée, c'est quand même bien fini, au final. Oui, c'est très puissant. C'est ce qu'on... Bon, c'est un peu... Là, on rentre dans la philosophie stoïcienne et tout ça. Mais aussi, en anglais, on dit agency.

[25:05] Et on pourrait traduire ça par... ton espèce de responsabilité de pouvoir... C'est très long comme traduction. Mais de pouvoir changer les pièces du puzzle. Tu vois, tu as les mêmes pièces du puzzle et en fait, tu les changes un peu pour que finalement, ça marche pour toi. Et que tu aies gagné alors que les conditions te prédisposaient peut-être à perdre.

[25:25] Donc je trouve que ça, c'est hyper puissant. Et j'aimerais bien qu'on termine un petit peu parce qu'on n'en a pas encore vraiment parlé. Plus de ta vie.

[25:34] De qui tu es, Manon ? On a bien parlé de ton job, je pense. On a bien compris que tu étais optimiste. Mais ce qui m'intéresse, c'est plus de savoir un petit peu... Donc, t'es passionnée de danse, par exemple.

[25:49] J'aimerais comprendre pourquoi t'adores la danse, déjà. Depuis quand t'en fais et qu'est-ce que ça t'apporte ? Alors, je fais de la danse, comme je disais, depuis mes quatre ans à peu près. C'est toi qui as choisi d'en faire au début ou t'es pas en train de t'inscrire à un cours ?

[26:09] Ah oui, je pense qu'ils ont compris que je voulais en faire. À mon avis, je dansais déjà dans le ventre de ma mère. Alors, pourquoi j'aime la danse ? Parce que, alors, je pense qu'au début, c'était une manière pour moi de m'exprimer en entrant dans le rôle de quelqu'un d'autre.

[26:28] Donc, un peu comme le théâtre. J'ai fait du théâtre, d'ailleurs, 4 ans. Mais c'était une manière de vaincre un peu, de m'exprimer sans me mettre trop en position de vulnérabilité. De vaincre quoi ? Tu as commencé à dire.

[26:43] Oui, de vaincre ma timidité parce que j'étais quelqu'un d'assez... Alors, je ne sais pas si c'est timidité. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais la danse, c'était le seul moment où en fait, je n'avais pas peur de me montrer.

[26:58] Je n'ai jamais été quelqu'un qui aimait se mettre en avant ou qui aimait être au devant de la scène, sauf pour danser. Donc, pour moi, c'était le seul moment où j'avais un peu mon moment où j'étais sous le feu des projecteurs. Mais en même temps, ce n'était pas vraiment moi.

[27:15] C'était juste moi pendant la chorégraphie. C'est intéressant. Tu dirais que c'est toujours le cas aujourd'hui ? Je pense que c'est un peu le cas encore. Et c'est peut-être pour ça que je suis encore à la recherche de ce cours de danse qui va me convenir parce que j'aime pas forcément je sais pas si j'aime pas ou en tout cas je suis pas à l'aise avec le fait d'être au devant de la scène et pareil ce travail des Celebrate quand je fais parce que je vais chercher les Celebrate auprès des Jabbers et ensuite je les exprime devant tout le monde à la fin de la journée.

[27:50] Pour moi, c'était un travail de faire ça. Je ne suis pas encore très à l'aise de le faire, mais je suis beaucoup plus à l'aise qu'au début. Mais au tout début, le faire, c'était vraiment une petite épreuve quand même de me mettre au-devant de tous les clients et de partager leur Celebrate.

[28:08] En plus, je voulais être à la hauteur parce que pour moi, c'est important de bien le faire pour eux. Donc oui, c'était une épreuve de faire ça, cette mise en avant de moi-même à travers leur Celebrate.

[28:20] Je trouve que c'est impressionnant. T'as quel âge déjà, Manon ? T'es assez jeune. 26 ans. Non pas que je sois extrêmement plus vieille que toi, mais je trouve que pour ton âge, t'avais vachement déjà de maturité et de conscience de se challenger. J'ai l'impression qu'il y a une intentionnalité dans les choses que tu choisis de faire où tu sais que ça va dépasser tes limites.

[28:44] C'est important pour toi de te challenger ? Oui, c'est très important. Je pense que mes choix sont majoritairement guidés par ça, par cette envie que j'ai de vraiment devenir la Manon 2.0. J'adore, j'adore, j'adore. Qui est-elle ? Qui est-elle ? J'ai toujours envie d'être... Je me pose souvent cette question, c'est quoi la meilleure version de toi-même ?

[29:05] Comment tu pourrais atteindre cette version ? Et qu'est-ce qui t'empêche de le faire dès maintenant ? Je pense que des jeunes, quand j'étais face à un obstacle, je me posais ce genre de questions, de me dire, est-ce que cet obstacle, je ne peux vraiment pas le surmonter parce que physiquement, je ne peux pas ?

[29:25] Ou est-ce que c'est dans ma tête que je me dis que je ne suis pas capable de le faire ? Parce que ce n'est pas pareil. Il y a une petite anecdote un peu de gymnastique à ce sujet. Oui, exactement. On revient dessus. Je l'ai kiffé. Oui, effectivement. Justement, quand j'avais, je pense, 15 ans, j'ai commencé la gym.

[29:46] Non, avant ça, j'ai dû commencer à 13 ans. J'ai fait de la gym de 13 à 15 ans. C'est tard. C'est très tard. La gym aux agrès, la poutre, le sol, le cheval, les barres asymétriques, etc. Pas la gym rythmique. Pour ceux qui connaissent un petit peu ou ceux qui ne connaissent pas, la gym, c'est quand même quelque chose... qu'on commence plutôt petite, parce que quand on est petite, déjà, on est beaucoup plus souple, on a moins conscience du danger, donc c'est plus facile de se lancer, de faire des choses plus impressionnantes, et du coup, d'évoluer plus vite aussi.

[30:24] Donc c'est quelque chose qu'on commence vraiment petite, ça s'appelle les poussines, quand on est petite. Elles sont toutes mignonnes. Et moi, quand j'ai commencé, j'étais déjà au collège. Donc, j'avais déjà 13 ans. J'avais déjà bien conscience des risques, de la hauteur.

[30:40] Si je fais un salto, je peux me péter la cheville. J'avais déjà conscience des risques, de tout ce qu'on me demandait de faire. Et en plus, après, je n'avais pas trop de problèmes de souplesse parce qu'avec la danse, c'est quelque chose que je travaillais déjà. Mais voilà, ce n'était pas mon élément non plus. Donc, j'ai commencé à faire de la gym et c'était très, très dur.

[31:05] Je pense que ça a été la chose la plus dure que j'ai eu à surmonter en termes de physique, de sport. Et mental aussi, je pense. Et mental, parce que j'ai fait beaucoup de sports différents. Mais ça, c'était vraiment individuel et c'était toi avec toi-même. Soit tu décides que tu vas y arriver et tu y vas, soit tu décides de renoncer, mais c'est ton choix.

[31:29] Et donc, quand j'ai commencé la gym, honnêtement, je ne pensais jamais que j'allais y arriver. J'étais là, à chaque fois que j'y allais, je me disais, mais ce n'est pas possible, je ne vais jamais y arriver, comment elles font ? C'était très intense, c'était beaucoup de musculation, c'était beaucoup de cardio, c'était des choses que je n'avais pas forcément beaucoup travaillées.

[31:51] Donc c'était tout nouveau et c'était vraiment challengeant pour moi d'être face à un sport que je n'arrivais pas à faire. C'était la première fois que ça m'arrivait et je ne comprenais pas. Donc, j'avais deux choix. Soit je disais à mes parents, bon, la gym, ce n'est pas pour moi, je reviens à la danse et c'est bon.

[32:11] Enfin, à l'époque, je faisais les deux. Soit je disais, non, en fait, tu as commencé, il faut le finir. Et c'est ce que j'ai choisi de faire. Donc, ma première année, je faisais de la danse et de la gym en même temps.

[32:26] J'ai décidé de continuer. Et en fait, ce qui s'est passé, c'est qu'en persévérant, je suis devenue vraiment bonne et à tel point que j'ai sauté des cours et que je suis arrivée au niveau de la compétition et là par contre le rythme s'est accéléré et j'ai dû renoncer à la danse pour pouvoir continuer la gym au niveau compétition donc j'ai décidé de le faire pour tenter le truc donc j'ai arrêté la danse la deuxième année et j'ai fait uniquement de la gym donc c'était 6 heures d'entraînement par semaine et plus les stages le week-end, plus les compétitions.

[33:05] Donc c'était très intense, c'est pour ça que je ne pouvais pas faire de danse à côté. C'était très intense, mais voilà, j'ai fait, on est arrivés deuxième en départementale, on a été au championnat de France. Donc voilà, c'est quand même ma petite vie sportive, ce qui était le plus rapproché pour moi d'une vie en tout cas de sportive à haut niveau.

[33:30] Mais c'était une expérience de dingue et c'est là que j'ai compris qu'en fait, le seul frein dans ma vie, c'était moi-même et que je pouvais tout accomplir si je décidais de le faire. Je trouve que c'est hyper intéressant la dynamique, la tension entre...

[33:48] Gymnastique et danse, parce qu'on a bien vu, la danse, c'est quelque chose qui semble faire partie de toi et de jouer avec ton identité. Et la gym, je pense que, dis-moi si je me trompe, mais j'ai le sentiment que la gym en soi, tu t'en foutais un peu.

[34:03] Ce n'était pas passionnant, mais c'était plus le challenge et le dépassement. Et donc, je trouve que c'est intéressant parce que c'est deux choses très différentes, difficiles de choisir. Parce que d'un côté, tu as ce truc que tu adores et qui fait partie de ton identité. De l'autre, tu as un truc que tu aimes moins, mais tu as envie d'aller au bout du challenge.

[34:22] C'est vrai et c'est pour ça que je dis que ça a commencé dès que j'étais jeune ce côté se dépasser c'est important provoquer en fait le challenge parce que si tu l'attends tu vas plutôt le subir alors que si tu le choisis bah en fait t'es plus en position de vulnérabilité c'est toi qui as décidé de te mettre dans cette position tu sais pourquoi t'y es t'as un objectif en tête et c'est clair pour toi que t'as pas, tu n'as pas le droit de renoncer. Et c'est plus facile, du coup, d'aller jusqu'au bout quand c'est toi qui as décidé de le faire.

[34:53] En fait, tu as choisi ton itinéraire. Et tu as décidé que ton itinéraire, ce ne serait pas l'autoroute sans trafic, mais que ce serait plutôt... L'autoroute avec des travaux où il faut passer un peu par les petites routes. C'est quoi ton challenge, là, du coup ? Le challenge que tu as choisi pour ta prochaine année, là ?

[35:11] Ou ta prochaine échéance ? Je ne sais pas comment tu les définis, mais en ce moment, tu es sur quel challenge ?

[35:19] Alors ? Par où commencer ? J'ai un challenge éternel qui est la Manon 2.0. Mais il y a quoi dans cette Manon 2.0 ? Tu attaques quel chantier ? C'est quel chantier attaquer pour y arriver ?

[35:35] C'est une très bonne question. Merci. Prends un petit peu de temps si tu veux. Si tu veux y réfléchir. Mais par exemple, dans ton quotidien au travail, on peut penser au TAF. C'est quoi tes objectifs en ce moment ?

[35:52] Et à travers cet objectif, qu'est-ce que tu essayes de travailler comme facette de la Manon 2.0 ? Alors, à travers mon métier, je pense qu'il y a cette transmission de l'optimisme. C'est un de mes gros chantiers parce que je me suis rendu compte au cours de cette année chez JAB à quel point c'est important et à quel point ça a impacté de manière positive ma vie.

[36:30] Et donc je veux absolument transmettre et arriver à le faire comprendre à d'autres, à partager cette vision et à aider les autres à l'appliquer à leur quotidien. Donc ça je pense que c'est une de mes grosses missions. Vraiment, je dirais que c'est ma duty. Success is your duty.

[36:52] Optimism is your duty. Vraiment, oui. Je pense que c'est un de mes gros focus. Et la deuxième mission, ce serait d'apporter ma collaboration à toute échelle possible sur tous les aspects de JAB. C'est-à-dire que si tu veux entreprendre, je ne sais pas, une formation, comment moi je vais pouvoir t'aider ? Vraiment m'impliquer dans chaque mini, micro activité de JAB pour justement apporter, comme tu disais au début, cette petite épice qui fait l'excellence et m'assurer que ce soit...

[37:37] C'est cool ça ? Manon, l'épice d'excellence. J'aime beaucoup. Je vais te faire un poster. Trop bien. Déjà, je trouve que c'est deux super beaux objectifs. Je pense que t'es en bon chemin. Donc, on va tout faire pour t'aider à ça.

[37:52] J'ai des petites questions de fin qui sont rapides. Donc, il faut répondre un peu rapidement. C'est quoi être JAB ? Justement, être JAB, pour moi, c'est être optimiste. Tu es so on-brand de ton épisode.

[38:05] J'adore. Un truc que les gens ne savent pas sur toi. Un truc un peu marrant. Un truc drôle ? Un truc drôle que les gens ne savent pas sur toi. Ok. Je suis très compliquée en nourriture.

[38:18] C'est clair. Manon, tu aimes les oeufs ? Non. T'aimes pas quoi d'autre encore ? J'aime pas le lait. Ah oui ? Non, mais ce qui est drôle, c'est qu'en fait, je suis complètement en paradoxe avec moi-même sur ces choses-là. C'est que, par exemple, je n'aime pas les... oignons, mais je ne mange que des steaks à l'oignon.

[38:40] Voilà, donc si vous voulez inviter Manon à dîner, faites très attention. Ok, un dernier truc. Pourquoi tu es importante pour JAB ? Alors, je suis importante pour JAB parce que je suis le Massive Hammer. Le marteau massif de JAB.

[38:58] Qu'est-ce que c'est ? Donc, ça veut dire que je tape. Non, je rigole. Fort. Non, en fait, moi, je le vois, Massive Hammer, donc Massive Marteau par rapport, enfin vis-à-vis de tout ce qui est tension, friction et de tout ce qui va venir bloquer ou empêcher ou ralentir le travail des Jabbers ou le travail, donc les Jabbers de clients ou le travail de la team JAB et moi je suis là pour démolir et anéantir toutes les frictions qui peuvent se créer et toutes les tensions qui peuvent montrer le bout de leur nez.

[39:41] En plus, Manon, tu as vraiment démoli le sac de frappe du bureau, il faut le savoir. On a une petite salle de boxe et Manon a, un jour, en mettant un petit kick des familles, fait tomber le sac de boxe. Et je pense que c'est un très bel endroit pour terminer cet épisode.

[39:59] On boucle bien la boucle parce que pour moi, Manon, t'es un mélange vraiment fascinant d'optimisme, d'entrain, parfois de douceur et tout. Et en même temps, quand il faut être ferme et qu'il faut... Man up, comme on dit en anglais. Il faut être là. Il faut être dans le challenge et un peu dans le jeu.

[40:18] Et bah, t'es là aussi. Donc, voilà. Merci d'être là pour JAB. J'espère que vous avez kiffé cet épisode. Bye. Moi, j'ai kiffé. Salut. Clap de fin pour cette émission. Et avant de te retrouver dans le prochain Radio JAB, j'ai un truc à te demander.

[40:33] Tu vas partager cet épisode avec deux personnes. La première, parce que tu penses que ça peut l'aider. La deuxième, parce que tu penses qu'on devrait la recruter. Chez JAB, on est tout le temps à la recherche de nouveaux talents.

[40:47] Alors si tu connais quelqu'un qui veut travailler dans un environnement aussi stimulant et exigeant que le BCG, mais avec le swag de Nike et de Travis Scott, tu nous l'envoies. Quand t'as fini tout ça, tu nous mets 5 étoiles sur Apple Podcasts et moi je te dis à la prochaine sur Radio JAB.

Retour à l'accueil

Invité

Moments

Les points clés de cet épisode

05:45

« Il faut te faire ta vente à toi-même »

Steph joue l'avocat du diable : recouvrement, factures, réparations, le job de Manon ressemble à une liste de corvées. Sa réponse : une tâche vécue comme une corvée sera mal faite, alors commence par te la vendre, ou passe à autre chose.

05:45

« Il faut te faire ta vente à toi-même »

Steph joue l'avocat du diable : recouvrement, factures, réparations, le job de Manon ressemble à une liste de corvées. Sa réponse : une tâche vécue comme une corvée sera mal faite, alors commence par te la vendre, ou passe à autre chose.

10:45

Célébrer la date fixée avant le premier invité

Pour une soirée à cent invités, Manon ne célèbre pas seulement le premier oui : la date fixée, le lieu trouvé, la liste choisie comptent déjà. La dopamine se déclenche à chaque step qui rapproche de l'objectif, pas à la ligne d'arrivée.

10:45

Célébrer la date fixée avant le premier invité

Pour une soirée à cent invités, Manon ne célèbre pas seulement le premier oui : la date fixée, le lieu trouvé, la liste choisie comptent déjà. La dopamine se déclenche à chaque step qui rapproche de l'objectif, pas à la ligne d'arrivée.

17:55

Une panne d'internet réglée en prospectant

Plus d'internet au bureau, l'équipe et les clients en pâtissent. Manon fait alors ce que les clients font le mardi : elle simule l'appel, puis appelle la directrice de l'entreprise en partant du principe qu'elle voudra l'aider. Ça marche.

17:55

Une panne d'internet réglée en prospectant

Plus d'internet au bureau, l'équipe et les clients en pâtissent. Manon fait alors ce que les clients font le mardi : elle simule l'appel, puis appelle la directrice de l'entreprise en partant du principe qu'elle voudra l'aider. Ça marche.

29:35

Gym à 13 ans, puis championnat de France

Manon commence la gym aux agrès bien plus tard que les autres et n'y arrive pas. Elle s'accroche jusqu'à la compétition, deuxième en départementale puis championnat de France, et en tire sa règle : provoque le challenge, sinon tu le subis.

29:35

Gym à 13 ans, puis championnat de France

Manon commence la gym aux agrès bien plus tard que les autres et n'y arrive pas. Elle s'accroche jusqu'à la compétition, deuxième en départementale puis championnat de France, et en tire sa règle : provoque le challenge, sinon tu le subis.

Partager

N'hésitez pas à le partager sur vos réseaux sociaux pour en faire profiter votre entourage !