JAB

« Je vais y réfléchir » : il n'y a que toi qui vas y réfléchir

C'est un mensonge à deux : sa phrase, et ton silence.

Auteur

JAB

Date de publication

Temps de lecture

7 minutes

Partager cet article

N'hésitez pas à le partager sur vos réseaux sociaux pour en faire profiter votre entourage !

Pourquoi tu laisses passer, comment y remédier.

newsletter

une semaine, un jab

Ces sujets te parlent ?
Reçois chaque nouvel article directement dans ta boîte mail.

Pourquoi laisses-tu passer un « je vais y réfléchir » sans rien demander ?

Parce que tu es complice de la formule. Sa phrase est une fiction, et ton « bien sûr, je comprends » est la validation qui tue ton deal.

Vous venez de convenir ensemble de ne pas parler de ce qui ne va pas. Il repart tranquille, tu repars semi-rassuré, et le problème reste intact.

La bonne question n'est donc pas comment répondre à cette phrase. C'est pourquoi tu l'acceptes sans broncher.

Ta façon d'acheter influence-t-elle ta façon de vendre ?

C'est la question la plus inconfortable de cet article. Tu tolères le report de ton prospect parce que tu fais exactement pareil quand tu achètes.

Quand tu achètes quelque chose d'important pour toi, tu compares, tu demandes plusieurs devis, tu dis que tu vas réfléchir, tu reportes la décision d'une semaine pour être sûr. Est-ce que tu achètes la meilleure solution à la fin ? Même pas sûr.

Et parce que tu fonctionnes comme ça, tu trouves parfaitement légitime que ton prospect le fasse : tu ne questionnes pas son report, tu compatis au lieu de creuser.

Résultat : il ne t'achète pas.

Avoir des cycles d'achat anti-vente, ce n'est pas qu'une question d'habitude : c'est un frein psychologique. Il ne se travaille pas en vente, il se travaille dans ta propre façon d'acheter.

Le jour où tu prends une décision d'achat significative en une seule conversation, tu deviens beaucoup moins tolérant aux reports des autres.

Sur la dernière année, combien de fois as-tu pensé qu'un deal allait se signer et il ne s'est pas signé ?

Une ou deux fois, c'est de la vie normale. Une poignée, tu as un sujet. Plus que tu ne peux compter, tes prévisions ne valent rien.

Le mécanisme est toujours le même : un signal ambigu, interprété dans le sens qui t'arrange, et jamais vérifié par une question.

Prendre « très intéressant » pour un signal d'achat coûte plus cher qu'un non franc, parce qu'un non franc libère du temps.

Quelles questions poser avant que le prospect ne quitte la pièce ?

Quatre vérifications, à poser dès qu'un prospect dit qu'il veut avancer. Elles sont d'une simplicité désarmante et elles font sortir en trois minutes ce qui mettrait six semaines à apparaître.

  1. « Avancer, ça veut dire quoi pour vous ? » Le mot ne veut pas dire la même chose pour vous deux. Pour toi, signature. Pour lui, en parler à son associé.

  2. « C'est quand ? » Une intention sans date n'est pas une intention.

  3. « Qui doit valider, et où est-ce que ça peut coincer ? » Suivi de la vraie question : que pouvez-vous faire pour éviter que ça coince.

  4. « Qu'est-ce qui vous ferait dire non ? » Celle-là fait peur et c'est la plus rentable. Tant qu'il est en face de toi, l'objection est traitable. Une fois qu'il est parti, elle devient un silence.

Et la question qui remplace toutes les autres quand la formule tombe : « vous allez réfléchir à quoi, exactement ? » Une hésitation à cet endroit te dit tout.

Faut-il relancer un devis qui ne revient pas signé ?

Non, il faut appeler et demander ce qui ne va pas. Une relance ne révèle rien : elle demande une signature à quelqu'un qui a déjà décidé de ne pas la donner, et elle t'affaiblit à chaque envoi.

Le sujet, quand on a envoyé un devis et qu'il ne l'a pas signé, ce n'est pas de le relancer. Si tu es dans la relance, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas (Atelier commercial : confiance et performance en vente B2B).

Pourquoi tout se joue avant la fin du rendez-vous ?

Parce que les quatre questions ne sauvent pas un deal mal construit. Un prospect qui a chiffré son problème, daté son urgence et identifié ce que ça change pour lui n'a pas besoin de réfléchir.

Comment on trouve la force, la conviction de continuer la conversation ? Parce qu'en fait, la réalité, c'est que l'alternative, c'est que la conversation ne continue pas.

Quand la personne te dit qu'elle va y réfléchir, en fait, il n'y a que toi qui vas y réfléchir (Maîtriser l'art du closing en vente B2B).

Et chaque « je vais y réfléchir » accepté reste dans ton CRM sous forme de ligne active : trois mois plus tard, tu pilotes sur des prévisions qui ne veulent plus rien dire.

Par quoi commencer demain ?

Fais le test des douze derniers mois et écris le chiffre quelque part.

Puis note la question « vous allez réfléchir à quoi, exactement ? » sur ton bloc, avant ton prochain rendez-vous.

Enfin, prends le devis envoyé le plus vieux de ton pipe et n'envoie pas de relance. Appelle, demande ce qui ne va pas, et accepte la réponse même si c'est non.


Partager cet article

N'hésitez pas à le partager sur vos réseaux sociaux pour en faire profiter votre entourage !

Retour à l'accueil

newsletter

Ne ratez rien

Recevez chaque nouvel épisode directement dans votre boîte mail.