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Le cold calling est-il mort ? La réponse franche

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JAB

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4 minutes

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Non, le cold calling n'est pas mort. Ce qui est mort, c'est l'appel du demandeur : celui qui compose un numéro en s'excusant d'exister et qui quémande un rendez-vous.

Ce qui vit encore, et qui remplit des agendas, c'est l'appel de l'expert : préparé, structuré, porté par une intention claire. Chez JAB, on traite d'abord le frein qui plombe l'appel avant de toucher au script, parce qu'un script parfait dans une posture de quémandeur ne décroche rien.

Le cold calling est-il vraiment mort ?

Non, le cold calling n'est pas mort : il est mal pratiqué par la grande majorité des vendeurs. Le même appel fait perdre du temps quand la posture est mauvaise et décroche un rendez-vous quand elle est juste.

La confusion vient d'un raccourci. On observe des appels ratés, on en conclut que le canal est fini. Le canal n'est pas fini, la posture l'est. Rappeler un prospect qui vient de remplir un formulaire reste un appel à froid : personne ne t'attend au bout du fil. Ce n'est donc pas le froid le problème, c'est la façon de l'aborder.

Qu'est-ce qui est vraiment mort dans le cold calling ?

Ce qui est mort, c'est la Posture de demandeur. Tant que tu appelles en position basse, en cherchant l'autorisation de parler, aucun script ne te sauvera.

Dans les ateliers JAB, la bascule tient en une phrase : tu es un expert, pas un commercial. L'expert n'appelle pas pour réclamer un créneau, il appelle parce qu'il a quelque chose d'utile à confronter avec la réalité du prospect. Le frein à lever n'est pas la technique, c'est la position depuis laquelle tu décroches le téléphone.

Pourquoi a-t-on l'impression que plus personne ne décroche au téléphone ?

Parce que très peu de vendeurs prospectent vraiment, et que la Peur du rejet fait le reste. Ce frein ne disparaît pas avec l'expérience, il se transforme en coût d'énergie qui fait reposer le téléphone.

Autrement dit, l'immense majorité des appels que tu croises sont soit inexistants, soit mal menés. La Peur du rejet pousse à éviter le combat : on refait son site, on peaufine l'offre, on attend le bon moment, tout sauf composer le numéro. Ce n'est pas le cold calling qui meurt, c'est l'évitement qui gagne.

Comment passer de l'appel du demandeur à l'appel de l'expert ?

En changeant de posture avant de changer de mots, puis en soignant les premières secondes. L'appel de l'expert se joue sur l'intention (aider, pas quémander) et sur la capacité à capter l'attention dès le début.

Le squelette d'un appel efficace commence par une ouverture qui accroche, pas par des excuses. Tu poses pourquoi tu appelles cette personne précise, tu montres que tu as compris son contexte, et tu laisses de la place à sa réaction. La Posture de demandeur disparaît quand ton ouverture donne une raison légitime d'écouter, pas une supplique.

Comment structurer un appel de prospection avec la méthode AIDA ?

Avec la méthode AIDA : Attention, Intérêt, Désir, Action. C'est la colonne vertébrale qui transforme un appel subi en conversation menée.

Attention : les premières secondes accrochent, sinon la suite n'existe pas. Intérêt : tu relies ton appel à un enjeu concret de ton interlocuteur. Désir : tu fais entrevoir ce que ça change pour lui. Action : tu proposes un pas clair, le rendez-vous. La performance d'un appel tient à ces facteurs et à la levée des freins stratégiques qui te retiennent d'appeler, pas à un ton commercial plus insistant.

Comment rendre un appel de prospection vivant avec une sales story ?

En partant des frustrations du prospect, pas de ta présentation. Une sales story de prospection raconte un problème que ton interlocuteur reconnaît avant même que tu proposes quoi que ce soit.

Le réflexe du demandeur, c'est de dérouler qui il est et ce qu'il vend. La sales story fait l'inverse : elle ouvre sur une situation frustrante que vit la cible, met des mots sur ce qu'elle évite, et crée l'envie d'en parler. L'appel cesse d'être un pitch, il devient un miroir qui donne envie de continuer la conversation.

Par où commencer dès lundi ?

Prends tes cinq prochains appels et réécris seulement ton ouverture : supprime toute excuse et ancre une raison légitime d'appeler cette personne. Tu préfères protéger ton confort ou remplir ton agenda ?

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