Stéphanie Pfeiffer
S'habiller pour un rendez-vous client : ton armure | Radio JAB #3
Steph et Sarah : pourquoi ta tenue de rendez-vous n'est pas un sujet de mode, mais un sujet d'énergie et de confiance.

« Le moment où je l'ai essayée, cette robe, je me suis dit : ok, c'est bon, j'ai mon armure. » Sarah
Tu prépares ton rendez-vous. Tu connais ton offre, tu as tes questions, tu as relu tes notes. Et le matin même, tu passes dix minutes devant ton placard avec la vague impression que c'est un détail et que tu perds ton temps. Dans cet épisode, Steph et Sarah prennent ce détail au sérieux. Pas pour te donner des règles de style : pour te montrer que ta tenue conditionne ton énergie, et que ton énergie, elle, se voit en rendez-vous.
Ce qu'on aborde dans cet épisode :
Pourquoi un vêtement peut fonctionner comme une armure quand tu prends des non toute la journée
Le rendez-vous commercial où Steph a eu l'impression de rétrécir dans la pièce
La balance entre te ressembler et être prise au sérieux tout de suite
Ce que le dress code dit de la culture d'une boîte, de Nike à JAB
Pourquoi le t-shirt logo taché n'est pas un détail non plus
newsletter
une semaine, un jab
Ces sujets te parlent ?
Reçois chaque nouvel épisode directement dans ta boîte mail.
Ta tenue peut être une armure
Sarah raconte un gala qu'elle a organisé à Paris quand elle avait 23 ans : une énorme salle, un concert, entre 600 et 800 personnes, et elle aux manettes. Elle devait bouger des tables et en même temps tenir son rôle. Elle a choisi une robe qui pesait quelque chose comme quatre kilos, remplie de vraies perles et de paillettes. Sa description est littérale : « si tu me tapais, je sentais rien ».
Ce n'est pas une histoire de robe. C'est une histoire de matériau qui se tient, de vêtement qui te tient droite parce que tu es obligée de le porter, et de force mentale qui vient avec. Steph fait le même constat sur le costume : « Je regarde les épaules tout le temps. » Elle les veut bien carrées. Épaules solides, tu peux encaisser.
Pourquoi ça compte quand tu vends
Le lien avec la vente arrive vite, parce que c'est le sujet de la maison. Dans une journée de vente, tu prends des non. Tu appelles des gens qui te disent non, tu vois des gens qui te disent non, et c'est la matière première du métier. Avoir des vêtements qui te font la peau dure, c'est une métaphore, mais elle fonctionne : ça t'aide à moins prendre ces non pour toi, et dans l'autre sens ça te donne de la confiance, parce que « de l'intérieur, t'arrives mieux à rayonner ».
Steph raconte l'inverse, et c'est la partie la plus utile de l'épisode. Un de ses tout premiers rendez-vous commerciaux, une robe rose, une fleur dans les cheveux. Elle se prend des rejets, des contestations, et elle n'est juste pas à l'aise. Là où sa tenue aurait pu l'aider à regagner du courage, elle a fait l'effet inverse. Ses mots : « j'avais l'impression dans la pièce que je rétrécissais ». Elle est sortie de ce rendez-vous mal, physiquement mal. Sa conclusion tient en une phrase : ce n'est pas anecdotique, ça influe sur ta confiance commerciale.
Te ressembler ou être prise au sérieux
Le débat de fond de l'épisode est là. Il y a le power outfit, le costume, ce que RuPaul appelle jouer avec la représentation que les gens ont déjà. Steph adore le costume, elle s'y sent powerful. Et en même temps elle pose la question qui gratte : pourquoi tu ne pourrais pas être prise au sérieux en robe rose ? La réponse honnête de l'épisode, c'est qu'il faut choisir sa bataille. « Soit tu mets un costume, soit tu te fais bouffer. » La robe rose, peut-être que dans cinq ans, peut-être dans cinquante, on te prendra au sérieux avec. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
D'où l'idée de marqueurs plutôt que d'uniforme permanent : tu ne passes pas ta vie en costume, tu le sors quand tu sais que la situation le demande. Et il y a un moment où le rapport s'inverse : une fois qu'on t'écoute déjà, tu peux introduire des éléments et générer du changement. Avant, tu te bats contre le courant sans être entendue.
Les boucles d'oreilles en carambar
La veille d'un entretien qu'elle voulait, à New York, Steph appelle ses parents. Leur conseil : habille-toi plus classique, mise sur du basique, noir et blanc, t-shirt, jean. Elle décide de suivre. Puis, dans l'ascenseur, elle croise une femme aux cheveux jaunes, pas blonds, jaunes, qui s'arrête au même étage. Elle met les mains dans ses poches et tombe sur ses boucles d'oreilles en carambar. Sa phrase : « je ne peux pas me trahir à ce point-là ». Elle entre dans la salle avec, dix personnes autour de la table, et son futur manager arrête l'entretien avant de commencer pour parler des boucles d'oreilles. Elles font le tour de la table. Elle est persuadée aujourd'hui encore que ce sont elles qui lui ont eu le job.
Le point n'est pas « sois excentrique ». Le point, c'est que sa tenue lui sert aussi de filtre : elle calcule son fit avec une boîte. Si ça ne passe pas, elle n'aurait pas été heureuse là-bas.
Ce que ton dress code dit de ta culture
Steph enchaîne sur le livre de Ben Horowitz, What you do is who you are, qui étudie la culture par des cas extrêmes : le code de conduite des samouraïs, un chef de gang de prison. Sa thèse sur le sujet : le dress code est un ciment de culture.
Sarah répond avec l'histoire de Phil Knight racontée dans Shoe Dog. Quand Nike doit élargir sa gamme aux vêtements, Knight confie la mission à quelqu'un qu'il trouve brillant. La présentation tourne mal, les vêtements sortent d'un sac kraft, l'équipe dirigeante rigole. Peu après, Knight regarde comment tout le monde s'habille dans la boîte, décide que ce n'est pas possible, et impose le costume. Réaction de l'équipe : ils viennent en costumes à carreaux flashy, pour protester. Il les renvoie chez eux. Puis il voit arriver le fameux responsable en chemise de flanelle rose, le ventre à l'air, et comprend que lui, ce n'était même pas une protestation : il n'avait juste pas de style. Le dress code n'a jamais tenu. Ce qu'il a révélé, en revanche, c'est la culture : on est libres, on est des misfits, et si on s'habille mal, tant pis pour toi.
Chez JAB, le dress code est casual. Tout le monde vient habillé comme il veut, mais comme on fait de la vente, on a besoin de choses qui protègent et qui mettent en valeur. Julien s'achète des sneakers de ouf : c'est sa marque de fabrique et son totem. Le principe est assumé : l'individu avant le groupe, pour que l'individu soit bien dans le groupe et le renforce.
Mettre sur toi quelque chose qui a de la valeur
La dernière idée est la plus dure. Quand tu t'habilles, tu mets sur toi quelque chose qui a de la valeur, et ça ajoute à ta valeur. À l'inverse, beaucoup de gens utilisent les vêtements pour se dévaloriser. L'exemple pris dans l'épisode : le t-shirt logo de la boîte, mis tous les jours, taché. Ce que ça raconte, c'est : je ne pense pas que je doive mettre sur moi des choses qui ont de la valeur, ce qui a de la valeur c'est ce qu'il y a dans mon cerveau, et ça je ne l'habille pas.
Même question pour les gens totalement neutres, dix t-shirts blancs, dix t-shirts noirs, aucune touche perso. Steph le dit sans juger et sans prétendre le mesurer : elle se demande si ça ne neutralise pas aussi leur énergie. Parce que la vente est un sport d'équipe, mais pour qu'une équipe gagne tout le temps, il faut que chaque joueur soit excellent. Et l'habillement est un des vecteurs par lesquels tu exprimes ce que tu as d'unique.
Les questions qu'on nous pose
Comment s'habiller pour un rendez-vous client ?
Commence par toi : si la tenue ne te va pas à toi, elle ne passera pas non plus auprès des autres, parce que tu seras mal à l'aise. Ensuite, demande-toi quelle énergie tu veux générer dans ce rendez-vous précis. Si tu sais que tu vas devoir tenir un cadre et encaisser des objections, choisis un vêtement qui te tient. C'est un choix d'énergie, pas un choix de mode.
Faut-il porter un costume pour être pris au sérieux en rendez-vous ?
Pas en permanence, mais comme un marqueur. Le costume joue sur une représentation que les gens ont déjà, et c'est un raccourci qui fonctionne dans certaines situations. Le reste du temps, garde tes éléments perso : ils te servent aussi à mesurer si tu es au bon endroit avec les bonnes personnes.
Est-ce que la tenue a un impact sur la confiance en rendez-vous ?
Oui, et l'épisode le montre dans les deux sens. Une tenue qui te va te donne de quoi encaisser les non de la journée. Une tenue mal choisie peut te faire rétrécir en pleine conversation, comme dans le rendez-vous que raconte Steph. Ce n'est pas anecdotique : c'est de la gestion d'énergie.
À lire aussi sur le sujet
Ta sales story : fais du prospect le héros, parce que la posture que tu prends en rendez-vous ne s'arrête pas à ta tenue, elle se joue aussi dans la façon dont tu racontes ce que tu fais.
Mentalité gagnante en vente : détester perdre, où Perrine et Maud racontent comment l'attitude gagne les appels avant l'argumentaire.
Transcription de l’épisode
Toute la conversation, réplique par réplique, avec les minutages.
[00:00] Salut, moi c'est Steph, et toi ? T'es sur Radio JAB, le podcast qui te parle performance. Les plus grands exploits aux plus petits recoins de ton quotidien. Mais qu'est-ce que ça veut dire en fait, performer ? Comment on devient meilleur ?
[00:16] Quel état d'esprit ça implique ? Quelles épreuves on surmonte ? Et quelles émotions ça vient toucher ? C'est l'objet de toutes les conversations que tu vas entendre ici.
[00:27] On va te questionner, t'inspirer, te challenger, et j'espère t'aider à performer. Allez, bonne écoute sur Radio JAB.
[01:03] Je pourrais l'écouter tout le temps parce qu'en fait, je trouve qu'il y a plein... C'est comme un oignon. Il y a plein de layers dans ce qu'il dit. Il y a plein de couches dans ce qu'il dit. Ce que je trouve hyper cool, en fait, c'est qu'il parle du fait que porter un power outfit, donc typiquement le suit, ça t'aide à...
[01:22] En gros, te mettre dans la représentation que les gens, ils ont. Et c'est pour ça qu'ils parlent de money, tu vois, du power, d'être pris au sérieux et tout. Donc, ce qui me fait marrer avec tout ce débat de porter des costumes, c'est que d'un côté, j'adore, mais vraiment, et ça fait référence à ce que dit RuPaul, je trouve que c'est un élément de style trop bien.
[01:42] Je me sens trop powerful, genre I'm down for business. Et en même temps, c'est une représentation hyper masculine, hyper... Et donc... La partie un peu... L'analyse un peu plus féministe du truc, c'est genre, bah, en fait, pourquoi tu pourrais pas être pris au sérieux si tu portes, genre, une robe rose, tu vois ?
[01:58] Ouais, mais c'est exactement ce qu'il dit RuPaul, c'est genre, pourquoi tu voudrais nager à contre-courant... Ouais, exactement. Au lieu de travailler avec ce qui existe déjà et ce que les gens savent déjà. Ouais, mais en même temps, genre, si tu fais ça, on changera jamais le courant, tu vois ?
[02:13] Si moi j'ai envie d'être prise de sérieux en rebrose, si je mets tout le temps des soutes, je ne le serai jamais prise de sérieux en rebrose. C'est trop mon dilemme à moi intérieur. Je pense que ce qui veut dire, ça ne veut pas dire d'être à 100% en soutes toute ta life, mais utiliser des marqueurs.
[02:29] Ça ne veut pas dire que dès que tu es sérieuse, tu vas mettre un sout. Mais ça veut peut-être dire qu'une fois de temps en temps, tu vas mettre un sout parce que tu sais que dans cette situation-là... Soit tu mets un soude, soit tu te fais bouffer.
[02:42] Et que la robe rose, peut-être que dans 50 ans, on te prendra au sérieux. Peut-être dans 5 ans. Mais aujourd'hui, c'est pas le cas. En fait, c'est ta balance entre qu'est-ce que tu veux maintenant et qu'est-ce que tu veux utiliser pour le changement. Et je pense qu'il y a un truc un peu de réel politique derrière ça, qui est qu'une fois que t'es trop stylé et que t'es RuPaul, tu peux porter ce que tu veux, on s'en fout.
[03:04] Mais c'est là où tu peux générer du changement aussi. C'est une fois que... En fait, on t'écoute déjà. Ouais, c'est ça. Du coup, tu peux introduire des éléments en plus. Ouais, ouais, c'est vrai.
[03:13] Mais ça, c'est vraiment une question que je me suis souvent posée. Notamment, tu vois, je me souviens quand je cherchais du boulot à New York. Je faisais entretien après entretien et tout. Et franchement, je cherchais un peu dans tout, tu vois. Start-up, j'ai même postulé pour des trucs de VC, etc.
[03:27] Vraiment partout. Et genre, je galérais, tu vois, à trouver un bon fit avec moi. Et je me souviens, j'avais un Skype avec mes parents. Donc, c'était la veille d'un entretien pour le job que j'ai eu finalement.
[03:37] Mais je voulais trop ce job et tout. J'étais vraiment au taquet. Et je me disais, genre, girl, don't fuck it up, tu vois. Donc, j'appelle mes parents et tout. Et ils me disent, tu sais, Steph, peut-être un truc qu'il faut que tu fasses.
[03:53] Je sais pas si je t'ai raconté cette histoire. Un truc qu'il faudrait que tu fasses, c'est genre, t'habilles un peu plus, genre, classique. C'est ce que tout le monde passe sa vie à te dire, je pense. Ouais, vraiment. Et c'était genre, oui, donc peut-être... Pour info, pour les auditeurs, donc Stéphanie est un personnage en termes...
[04:14] Je suis multi-personnel. On reviendra là-dessus. Multi-personnalité. Et vous pourrez peut-être voir des bribes de ce style incroyable. En tout cas, comment on peut le qualifier peut-être ? Pas conventionnelle. Funky chicken. C'est mon mot que j'ai trademarké. En effet, pour référence, on en reparle un peu, mais la notion de jeu avec comment on s'habille pour se sentir prêt pour différentes situations, c'est un des trucs dont j'aimerais qu'on parle. Souvent, c'est vrai, je me pointais à mes entretiens avec des boucles d'oreilles en carambar dans les cheveux, une barrette avec un tube de dentifrice.
[04:48] Sans nous être non plus... Et en fait, moi, c'est un des trucs qui me rend ouf, c'est que dans mon style, j'ai des trucs qui sont un peu marrants, mais pour moi, qui sont pas, genre, choquants ou inappropriés. Tu vois, quand tu mets des boucles d'oreilles carambar, c'est pas un truc inapproprié, quoi.
[05:02] Et bon, bref. Donc, en effet, je pense qu'il y a certains entretiens où ça m'a pas rendu service, mais pour moi, c'est aussi un moyen de calculer mon bon fit avec une boîte. Alors, si ça marche pas, en fait, j'aurais pas été heureuse dans cette boîte. Anyway, mais...
[05:15] Comme je voulais vraiment se taffer, mes parents m'ont dit « Steph, franchement, mise sur du basique. Noir et blanc, t-shirt, jean et tout. » J'ai dit « Ok. Franchement, c'est quoi ? » Peut-être qu'ils ont raison. Il faut peut-être que je reconnaisse. Je te demande. Peut-être qu'il faut que je reconnaisse.
[05:28] Elle est quand même dans ma poche. Tu crois pas si bien dire. Je vais dans l'ascenseur. J'avais un gros manteau parce que c'était l'hiver. Il faisait froid. J'avais mon gros manteau en fourrure rose.
[05:37] Et je rentre dans l'ascenseur avec une nana qui a des cheveux jaunes. Mais genre pas blonds. Genre jaunes. Et je me dis, putain, elle est swaggie. Je vois qu'elle s'arrête au même endroit que moi. Et puis là, je mets mes mains dans les poches.
[05:49] Et dans mes poches, j'ai mes boucles d'oreilles carambar. Et je dis, franchement, je ne peux pas ne pas les mettre. Je ne peux pas me trahir à ce point-là. Donc, je rentre dans le meeting avec mes boucles d'oreilles. Il y avait 10 personnes autour de la table.
[06:01] J'allais présenter un case study que j'avais fait et tout. Et là, le mec qui est mon futur manager fait, par contre, avant de commencer cet entretien, on va s'arrêter de tout de suite.
[06:10] On va parler de tes boucles d'oreilles. Et là, je fais, ah ouais, chiette. Wrong choice again et tout. Et donc, il fait, elles sont formidables. Elles sont incroyables. On peut les faire passer autour de la table et tout.
[06:21] Et genre, jusqu'à ce jour, je suis persuadée que c'est mes boucles d'oreilles qui m'ont eu mon job, tu vois. Donc, en gros, c'est hyper intéressant, tu vois, parce que, et c'est un peu ce qu'on disait tout à l'heure, moi, j'adore, il y a deux choses qui sont intéressantes.
[06:35] Il y a premièrement, et ça, j'aimerais bien savoir, toi, tu arrives aussi de... comment tu gères tes outfits, donc tes tenues, en fonction des différentes énergies que tu veux générer dans ta journée. Ça, je trouve que c'est trop intéressant. Et le deuxième truc qui est, en fait, il y a ce truc de...
[06:50] Je pense que c'est un équilibre hyper fin à trouver entre la perception que les gens vont avoir de toi, il faut en être conscient et pas la manipuler, mais tu vas en tout cas bien comprendre les ressorts de ce truc et en même temps connaître, c'est ce que tu disais, les moments où c'est à toi d'imposer la perception que tu veux que les gens aient de toi. En fait, t'adapter à la réalité.
[07:12] Oui, exactement. Faire des messages, être pragmatique. En fait, moi, je pense que déjà, en tout cas, en ce qui me concerne, je commence toujours par moi. Et je pense que ça, c'est un truc qui est important, c'est que si ça ne te va pas à toi, en fait, ça ne peut pas aller aux autres.
[07:28] Parce que tu vas être mal à l'aise, ça ne va pas marcher. De toutes les façons. Et je pense à une histoire, j'avais organisé, quand j'étais dans mon ancien job, c'était une fondation, et j'avais organisé un gala à Paris, au Yoyo, dans une énorme salle, avec un concert Grand Corps Malade.
[07:43] Il y avait genre 600, 800 personnes. Tu n'avais pas dit ça, c'est trop stylé. Énorme truc. Et en fait, je m'étais pris la tête pour savoir ce que j'allais porter. Parce qu'en fait, à la fois, j'avais besoin d'un truc qui était plus ou moins confort, parce que j'étais en train de bouger des tables.
[08:00] Mais à la fois, j'avais quand même besoin d'un truc... Gala quoi. Shiny quoi. Ouais, c'est gala. Gala. Ouais. Et en fait, j'avais pris une robe qui était comme une armure. Ah, trop stylée. Parce que c'était un truc énorme à gérer. J'avais, je sais pas, 25, un truc comme ça.
[08:16] Même moins en fait, 23. Et je devais gérer ce truc énorme. Et en fait, ma robe, elle pesait, je sais pas, genre 4 kilos. Je suis fan. Elle était remplie de vraies perles, de trucs de paillettes, de trucs comme ça. Et en fait, c'était littéralement une armure.
[08:31] Genre, si tu me tapais, je sentais rien. Et tu l'avais vraiment pensée comme ça, en t'habillant ? Et en fait, le moment où je l'ai essayée, cette robe, je me suis dit, ok, c'est bon, j'ai mon armure, quoi. Ah, c'est trop stylé. Et en fait, dans la vie de tous les jours, c'est un peu la même chose.
[08:49] Là, c'est une histoire, tu vois, un événement ponctuel, mais dans la vie de tous les jours, c'est un peu la même chose. C'est-à-dire que si je veux une énergie combative, ou en tout cas, où j'ai besoin de faire de la représentation, je vais toujours prendre une sorte d'armure.
[09:05] Je vais toujours prendre une sorte de power vêtement, mais physique. C'est-à-dire que presque si tu tapes de danse, ça ne bouge pas. C'est génial, je n'ai jamais pensé à ça. Et en fait, je trouve que ça te donne à la fois une force et une tenue, parce qu'en fait, tu es obligé de tenir le vêtement, et une force mentale de je suis protégée de tout ce qui peut m'arriver à la gueule.
[09:29] Et pour moi, le soude, c'est un peu aussi ça. Ah, mais c'est clairement ça. Parce que, tu vois, souvent, c'est un matériau qui se tient bien. C'est bien structuré. Tu vois, ça ressemble à quelque chose d'architectural, presque. Ouais, c'est clair. T'as les épaules. Pour faire écho à ce que tu dis sur l'armure, tu vois, un bon... à titre perso, un bon costard, un bon truc.
[09:51] Je regarde les épaules tout le temps. Faut que les épaules, elles soient bien. J'aime bien, après ça, c'est mon style perso, mais j'aime bien que les épaules, elles soient pas renforcées, mais bien carrées. Les épaules, c'est important parce que je pense, ça fait quoi ce que tu dis inconsciemment ?
[10:07] T'as les épaules fortes, tu peux encaisser des trucs et tout. Après, je vais toujours ramener au sujet de la vente parce que c'est ça qui m'intéresse. Et en fait, dans la vente, t'as quand même plein de choses qui te viennent en travers de la figure et avec lesquelles tu dois deal with, tu dois gérer.
[10:26] Donc, tu as beaucoup de rejets. Tu vois ? Donc, tu vas appeler des gens, ils vont potentiellement te dire plusieurs non. Tu vas voir des gens, ils vont aussi te dire non. Tout le monde va te dire non, en fait. Toute la journée, c'est plutôt ça qui va t'arriver.
[10:43] Et je trouve que d'avoir des vêtements qui te font la peau dure, c'est une métaphore, mais ça marche. Ça te fait la peau dure et ça t'aide à moins prendre ces trucs-là. Et dans l'autre sens, ça te donne aussi confiance. Parce que de l'intérieur, t'arrives mieux à rayonner.
[10:59] Et tu vois, c'est exactement ça. Et je pense que c'est intéressant par rapport à ce que tu disais tout à l'heure. Moi, ça m'est arrivé dans certains rendez-vous où j'ai senti que la façon dont je m'étais habillée, pour le coup... Ce n'était pas le bon choix parce que typiquement, je me prenais des rejets, des contestations.
[11:18] Et tu suais et tu t'étais trempée. Oui, et en fait, je n'étais juste pas à l'aise. Je ne sais pas comment expliquer. Et au contraire, là où ma tenue aurait pu m'aider à regagner du courage, et j'y crois vraiment à ça, à regagner du courage, comme je sentais que je n'étais pas dans une tenue qui était appropriée, qui me donnait de la force pour cette situation, ça m'a fait rétrécir littéralement j'avais l'impression dans la pièce que je rétrécissais et je suis sortie de ce rendez-vous mal mais vraiment mal physiquement alors que je m'en souviens encore très bien c'était une robe rose pour le coup mais vraiment et j'avais mis un truc une fleur dans les cheveux et tout.
[11:58] Je pense que c'était un de mes premiers rendez-vous commerciaux dans ma vie. Je ne vois pas pourquoi je vais m'habiller autrement. Mais ça a été une leçon quand même de me dire que ça peut vraiment influer sur ma confiance commerciale, ma confiance en rendez-vous, business et tout. Ce n'est pas anecdotique.
[12:16] C'est ce dont tu parlais de la balance entre comment on ajuste, qu'est-ce que je veux porter moi, qu'est-ce que ça dit et comment ça sera perçu, reçu. C'est trop intéressant. Et j'ai un autre truc à dire, comme on est un peu dans la partie plus business, ça m'intéressait d'en parler.
[12:33] C'était sur le dress code dans une entreprise, dans une boîte. On en parlait un peu, on en parlait en entretien, et moi j'y pense beaucoup pour la culture JAB.
[12:43] Pour la culture d'entreprise, même, au global. Chez nous, c'est le cas. Chez nous, ça détermine des choses, mais chez tout le monde, en fait. Non, c'est vraiment dans n'importe quelle boîte. Et voilà, comme on réfléchit particulièrement, genre, chez JAB, au dress code, etc.
[12:55] En ce moment, j'ai lu un bouquin de cet été. J'ai lu le livre de Ben Horowitz, What you do is who you are. Donc, c'est un livre sur la culture corpo. Bon, je t'en ai déjà parlé. Il est excellent. Je le redis. Absolument génial. Moi, ce que j'ai adoré dans ce bouquin, c'est qu'il prend des exemples culturels.
[13:11] Donc, ce n'est pas un livre de case studies sur genre Nike a fait ça, faites ça. C'est vraiment, il va aller étudier le code de conduite des samouraïs. Il va aller regarder un mec qui est devenu chef de gang de prison. Enfin, excellent. Et il en tire des leçons sur vraiment la culture au sens hyper pur et comment ça se traduit dans une boîte.
[13:30] Et à un moment, justement, il parle du dress code. Il y a plein de trucs et moi, j'ai toujours été anti-uniforme. Rien qu'à l'école, tu vois, j'étais vraiment en mode... Pourquoi ? Parce que j'étais là, en fait, mon individualité, vous pouvez pas me la supprimer, je l'exprime au travers de comment je m'habille. Et donc...
[13:45] Il y avait une question soit de confiance, on peut faire plein d'analyses, mais derrière, je me disais, qu'est-ce qui reste de mon individualité si vous m'obligez à m'habiller en noir, tu vois ? Et en fait, en y réfléchissant, pareil, dans le monde de l'entreprise, je me dis, mais les dress codes, bon, ça m'est arrivé d'aller à la défense, rarement dans ma vie.
[14:03] Et je m'en souviendrai encore une fois toujours, j'avais mis un... Comment on dit un suit déjà ? Un costume ? Bleu roi, tu vois. Alors, je ne m'étais pas non plus craquée. Je te jure, j'étais le point bleu dans un océan de noir.
[14:15] Et donc, tu vois, pour moi, ça a toujours été la suppression de l'individualité, l'uniforme, etc. Jusqu'à ce que je lise, du coup, pour revenir sur le bouquin de Ben Horowitz. Et lui, il raconte qu'en fait, le dress code, c'est un ciment pour la culture d'une boîte. Tu vois, le fait qu'on adore tous Nike chez JAB, c'est pas un hasard.
[14:32] Et qu'on veuille tous aller s'acheter des Nike pour le mardi, parce que le mardi, c'est le jour du Big JAB où tout le monde vient pour prendre un trajet, etc. Donc, il y a un côté où je trouve ça stylé et il y a un côté où je me dis, jusqu'où tu vois, tu contrains les gens à s'habiller pour ta culture de boîte ?
[14:50] Je ne sais pas si tu as réfléchi à ce sujet. Il y a une histoire marrante là-dessus, c'est justement sur Nike. Ah bah vas-y. En gros, il y a dans la biographie de Phil Knight, qui s'appelle Shoe Dog, qui est exceptionnelle, il raconte quelque chose sur le dress code chez Nike. Parce qu'à un moment donné, quand Nike a voulu devenir public...
[15:08] Ils ont dû élargir leur gamme, c'est-à-dire qu'ils ne pouvaient pas être seulement une boîte de chaussures, mais ils devaient avoir une ligne de vêtements en plus, comme Adidas, etc. Et en fait, Phil Knight, qui est donc le CEO de Nike, a confié cette tâche à un gars qu'il trouvait brillant, exceptionnel, incontable.
[15:27] Et en fait, toute son équipe lui a dit, mais enfin, encore incontable, pour faire des fringues, ça n'a aucun sens. Il a tenu tête comme d'habitude. Et en fait, au fur et à mesure que la ligne de vêtements était construite, il s'est rendu compte qu'il n'avait pas fait le bon choix.
[15:45] Je m'en souviens de cette année. Et il raconte la réunion où le fameux gars présente la ligne de vêtements. Et en fait, il sort les vêtements d'un papier craft. Et il y a toute l'équipe des dirigeants de Nike qui s'appelle les Buttface. Donc en gros, c'est les têtes de cul.
[16:02] Et il sort ses vêtements. Et là, tout le monde se tape une barbe monumentale. Et tout le monde...
[16:09] Mais en fait, rigole de lui. Et même Phil Knight expose le rire d'un sort de rire jaune. Un rire de nerf, en fait. Et donc, le gars, très malabroitement, remballe tous les vêtements dans le sac Kraft qui commence à péter. Enfin bref, c'est horrible.
[16:26] Et finalement, Phil Knight confie ça à un autre gars de la boîte. Et en fait, pendant cette période où il créait cette ligne de vêtements, il a commencé à regarder un peu comment s'habillait tout le monde dans la boîte. Et il s'est rendu compte qu'en fait, tout le monde s'habillait... horrible, avec des chemises hawaïennes, le bide qui dépasse, parce que la plupart des dirigeants de Nike, ils étaient énormes à l'époque.
[16:52] Et il s'est dit, mais en fait, c'est pas possible. Et il a donc imposé un dress code. Un jour, il a dit, OK, maintenant, c'est wear a suit. C'est taille obligatoire. Et ce qui s'est passé, c'est que toute son équipe dirigeante a refusé dress code. Et non seulement ils ont refusé, mais ils ont contesté.
[17:13] C'est-à-dire qu'ils sont venus en costume. Ils sont venus en costume à carreaux horribles, flashy, jaunes, bleus, machin, pour protester. Il y a eu une énorme engueulade entre eux. Et Phil Knight les a renvoyés chez eux. Et là, il a vu le mec... qui était censé faire la ligne de fêtement, arriver avec une chemise en flanel rose dégueulasse, on voyait son ventre et un pantalon, et la renvoyer chez lui.
[17:38] Et en fait, quand il a vu sa réaction, il s'est rendu compte qu'il ne l'avait pas fait exprès. Que ce n'était pas une contestation pour lui et que juste, il n'avait pas de style. Donc, c'est intéressant en termes de culture parce qu'à la fois, il a voulu imposer quelque chose de nouveau et qui était... pas incohérent en plus à l'époque, parce que juste, il a voulu dire, les mecs, habillez-vous bien.
[18:03] Mais ça a dit quelque chose de la culture, la réaction. Ouais, de fou. La réaction, c'est, on est libre, on est rebelle, on est des misfits, et si on s'habille mal, fuck you. Ouais. Tu vois ? Et c'est assez cohérent, d'ailleurs, il faut absolument le lire, ce livre, parce qu'il est hyper riche, il est écrit comme un roman, donc c'est très facile à lire.
[18:25] Mais je pense que ça en dit long sur la culture. Ouais. Truc de dress code. C'est un vrai choix. C'est un vrai choix. Et à la fois, ça génère de la culture et à la fois, ça fait sortir de la culture.
[18:40] Dans ce cas-là, ça fait sortir cette culture de rebelle, cette culture de contestataire, etc. Parce qu'en fait, ce dress code, il n'a jamais tenu. Maintenant, ils s'habillent tous en tenue, en Nike, parce qu'il y a des vêtements pour.
[18:53] Mais ce que je veux dire, c'est que... Tu es obligée de t'habiller en Nike si tu t'habilles en Nike. Non, t'es pas obligée, mais quand même, t'es contente. Et pour nous, en fait... Qu'est-ce que ça veut dire tout ça ?
[19:08] Ce qui est intéressant, je parle pour nous, mais je pense que ça vaut aussi pour plein d'autres boîtes. Nous, le dress code, c'est casual. Tout le monde vient habillé un peu comme il veut, mais comme on fait de la vente, on a besoin d'avoir... des choses qui nous protègent et des choses qui nous mettent en valeur, des vêtements qui nous mettent en valeur.
[19:31] Par exemple, Julien, il s'achète des sneakers de ouf. C'est sa marque de fabrique. C'est sa marque de fabrique et c'est son totem. Moi, je me suis acheté des sneakers aussi parce que je suis le mouvement. Mais au global, je m'habille quand même dressed to impress, mais myself déjà.
[19:48] Et après, le reste. C'est quand même un facteur hyper important. Parce qu'il y en a qui vont se dire, ça ne me concerne pas. Ce n'est pas un truc de mode. Mais ce n'est pas un truc de mode, exactement.
[20:03] C'est un truc de management de son énergie, de gestion de ton énergie. Je pense que c'est important. Je pense que ça, c'était un point important. Et il y a un autre truc, je pense, c'est ce sentiment d'investir sur soi. Et en fait, quand on s'habille, on s'habille avec quelque chose qui a de la valeur.
[20:22] On parle pas du prix, on va parler de la valeur. On met sur soi quelque chose qui a de la valeur. Et ça ajoute à notre valeur, en fait. Ça veut dire que si on met quelque chose qui a de la valeur sur soi, nous, on a encore plus de valeur que ça.
[20:36] Donc, en fait, il y a un côté, je me valorise en faisant ça. Parce qu'il y a énormément de gens qui utilisent les vêtements pour se dévaloriser, au contraire. Qui mettent des gros t-shirts, etc. L'exemple typique, c'est les t-shirts logo des boîtes. Je m'habille avec le t-shirt de Google et je le mets tous les jours et il est taché dégueulasse.
[20:53] Ça veut dire quoi en fait ? Ça veut dire, je ne pense pas que je dois mettre sur moi des choses qui ont de la valeur. Ce qu'il y a de la valeur, c'est que ce qu'il y a dans mon cerveau et ça, je ne l'habille pas. Oui, et ça, c'est intéressant ce que tu dis parce qu'au-delà de...
[21:09] Je pense qu'il y a deux trucs. Il y a le truc des t-shirts de boîte qui sont attachés crado ou pas, mais pareil, tu vois, les suites des entreprises. Juste le logo, genre. Ouais, juste avec le logo de la boîte. Moi, je sais pas trop ce que j'en pense, mais j'ai vraiment pas encore formé d'opinion.
[21:24] C'est un peu ce qu'on disait tout à l'heure sur l'individualité versus l'appartenance à ta boîte et à la culture que tu revendiques. Bon, ça, c'est un sujet. Et après, c'est vrai, il y a des gens... qui sont neutres dans leur façon de s'habiller.
[21:37] Moi, je connais quelqu'un, il n'a que 10 t-shirts blancs, 10 t-shirts noirs, et pas de touche un peu perso. Tu m'en parlais, Julien, qui aimait ses baskets. Souvent, il est tout en noir, mais il a sa touche basket. Et c'est intéressant pour le relier, encore une fois, à la valeur et à la performance.
[21:57] J'ai pas de moyens de le mesurer et c'est pas une valeur de jument sur ces gens-là, mais je me demande comment ça affecte leur confiance, leur comportement. Ils sont neutralisés, en fait. Et je me demande si ça a neutralisé aussi leur énergie qu'ils mettent dans leur vie, leur life.
[22:15] Je pense que c'est un sujet intéressant et c'est peut-être l'occasion aussi de poser une question. Qui pense quoi de ça, dans ceux qui nous écoutent ? Nous, ça nous intéresse en tout cas de savoir. Les t-shirts logo de boîte et les pulls de boîte, c'est vrai qu'aujourd'hui, c'est un peu la norme.
[22:34] Et en même temps, qu'est-ce que ça veut vraiment dire ? Qu'est-ce que ça dit de toi quand tu portes ça ? Et qu'est-ce que tu te dis de toi quand tu portes ça ? Je pense que chez nous, par exemple, c'est l'individu avant le groupe pour que l'individu soit bien dans le groupe.
[22:54] Exactement. Et pour que l'individu renforce le groupe aussi. Exactement. Donc je pense qu'il y a un sujet là-dessus qui serait aussi, on pense que le groupe prime sur l'individu, ou en tout cas, que le groupe fait l'individu. Que le groupe met en valeur l'individu. C'est des modèles de pensée.
[23:13] Nous, on penche évidemment pour l'autre. L'autre contraire. Comme je disais. Mais je pense que, relié à la performance, il y a un truc intéressant à jouer. Quand on performe, en tout cas quand on est commercial, et qu'on doit performer, c'est individuel. C'est de la performance individuelle. La vente, c'est un sport d'équipe.
[23:34] Mais pour qu'une équipe gagne, il faut que chaque joueur soit excellent. Pour qu'elle gagne tout le temps. Il faut que chaque joueur soit excellent. Et ça ne suffit pas que l'équipe soit bonne et que tout le monde s'entende bien. Donc je pense qu'il y a vraiment...
[23:52] Un sujet qui est lié à ça, c'est comment l'individu peut se traduire au maximum de son côté unique et de sa personnalité pour justement faire performer le groupe. Et peut-être que l'habillement, c'est un des... Un des vecteurs. Voilà, un des vecteurs. Trop bien. Je trouve que c'est un très très bon commentaire pour finir, une très bonne ouverture.
[24:17] Partagez-nous vos opinions, vos questions sur ces sujets-là. Vos suggestions de thèmes aussi, s'il y en a. On veut tout entendre. Merci Sarah, c'était trop stylé. Merci Steph, c'était excellent.
[24:28] Et vous êtes sur Radio JAB. Ciao. J'espère que t'as kiffé cette émission, qu'elle t'a posé des bonnes questions et surtout qu'elle a commencé à te mettre en action. Oublie pas, pour me partager tout ça, t'appelles la hotline JAB au 07 80 97 62 35. Tu laisses un message et moi je te réponds dans la prochaine émission. Allez, ciao !
Retour à l'accueil
Invité
Moments



